Agnès Levallois - Dernières News AGNÈS LEVALLOIS CONSEIL - CONSULTANTE SPÉCIALISTE DU MONDE ARABE http://www.agneslevallois.com <![CDATA[Crise du Golf]]> - <![CDATA[France 24]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=454 Sat, 15 Jul 2017 11:50:29 GMT
<![CDATA[OEI]]> - <![CDATA[L'Obs]]> La mort d’al-Baghdadi affaiblit l’EI mais ne l’anéantit pas

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170712.OBS2025/la-mort-d-al-baghdadi-affaiblit-l-ei-mais-ne-l-aneantit-pas.html

Abou Bakr al-Baghdadi, chef de l'organisation Etat islamique, serait une nouvelle fois décédé. C’est, cette fois, l'Observatoire syrien des droits de l'homme qui l’a annoncé mardi 11 juillet. Si sa mort est confirmée, elle ne signera pas pour autant la fin de l’EI.

On ne compte plus le nombre de fois où le chef du groupe Etat islamique a été donné pour mort. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a réitéré cette annonce mardi 11 juillet, selon des "hauts responsables" de l’organisation terroriste présents à Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie. L’OSDH n’a en revanche pas pu fournir d’informations sur la date, le lieu et les circonstances du décès.

"Une course pour tuer le chef de l’EI"

Le 10 juin dernier, l’armée syrienne le déclarait mort, elle aussi. Une information que le ministère russe de la Défense était chargé de vérifier. Il aurait alors été tué par l’aviation russe le 28 mai au cours de bombardements menés aux alentours de Raqqa, dans le nord de la Syrie. Au total, Abou Bakr al-Baghdadi aurait été ainsi tué une douzaine de fois, si on en croit les multiples annonces des forces engagées dans la lutte contre l’EI.
Adam Baczko, chercheur à l’école des hautes études en sciences sociales et spécialiste de la Syrie, observe : "On assiste à une véritable course pour tuer le chef de l’Etat islamique entre la Syrie et son allié russe, les Américains et la coalition internationale. Tous veulent s’attribuer le mérite d’avoir décapité la tête de l’organisation terroriste."

Un coup supplémentaire

L’Etat islamique n’a en tout cas jamais fait d’annonce officielle pour infirmer ou confirmer la mort de son chef. "La propagande de l’EI est basée sur ce leader charismatique. Si al-Baghdadi est vraiment mort, on pourrait s’attendre à le voir ériger en martyr. Ce n’est pourtant pas le cas", relève Adam Baczko.

Ces derniers mois, l’organisation a essuyé de nombreux revers sur le terrain et a vu son territoire se réduire drastiquement. La ville de Mossoul, symbole de la proclamation du califat par al-Baghdadi à l’été 2014, leur a été reprise dimanche 9 juillet.

Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient, explique : "Ils ne sont pas en position de force en ce moment et ne recrutent plus autant qu’avant. Si elle est avérée, la mort d’al-Baghdadi pourrait porter un coup supplémentaire au moral des combattants, d’où leur silence."
"D’autant plus que la perte de Raqqa n’est qu’une question de temps", précise-t-elle.

Calife à la place du calife ?

Si le calife n’est plus, il lui faudrait logiquement un remplaçant. Reuters a déjà évoqué deux noms : celui de lyad al-Obaïdi, "ministre" de la Guerre et celui d’Ayad al Djoumaïli, à la tête de l’Amniya, les "services de sécurité" de Daech. Il s'agit de deux anciens officiers de Saddam Hussein. Présenté comme le numéro deux de l’EI, Ayad al Djoumaïli aurait pourtant été tué par une frappe aérienne, selon la télévision publique irakienne. Et faute de légitimité religieuse, aucun des deux ne peut prétendre au titre de calife, ou commandeur des croyants.
"Il n’est pas impossible qu’al-Baghdadi ait aussi planifié sa succession", explique Thomas Pierret, spécialiste de l’Etat islamique. "Le groupe pourrait sinon prendre quelqu’un de moins important dans la hiérarchie, qui corresponde aux critères pour devenir calife, pour reprendre le symbole fort d’al-Baghdadi", ajoute-t-il.

L’échec du califat

Difficile en revanche d’imaginer un calife sans califat, condition première à sa nomination. Or "le califat est un véritable échec", affirme Agnès Levallois. Le territoire de l’Etat islamique n’est plus que l’ombre de lui-même. Il serait donc probable que le titre de calife meurt avec al-Baghdadi et que son successeur devienne "émir". "L’idéal du califat n’a pas fonctionné et l’organisation va devoir se reformer autour d’un nouveau projet", analyse Agnès Levallois. Elle n’écarte d’ailleurs pas le risque de conflits internes, entre les anciens de l’idéologie d’Al-Qaïda et les fervents défenseurs de l’idéologie de l’EI :
"Il risque d’y avoir des querelles fratricides, à la suite desquelles le mouvement pourrait se diviser et renaître sous un nouveau nom, une nouvelle forme."

Mossoul libéré : "L'Etat islamique n'a pas dit son dernier mot"

La mort d’al-Baghdadi ne signe donc en aucune façon la fin de l’Etat islamique. Thomas Pierret en est d’ailleurs certain : "L’organisation est conçue de manière à pouvoir survivre à ses leaders tant le taux de pertes dans la hiérarchie est élevé. Il ne faut surtout pas s’attendre à ce que l’EI s’écroule comme un château de cartes si on tue son calife".]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=453 Thu, 13 Jul 2017 11:37:30 GMT
<![CDATA[Mossoul/OEI]]> - <![CDATA[28' ARTE]]>
A partir de 12min18

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=452 Tue, 11 Jul 2017 11:49:48 GMT
<![CDATA[Reprise de Mossoul]]> - <![CDATA[Europe 1]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=451 Mon, 10 Jul 2017 11:04:43 GMT
<![CDATA[Irak/OEI]]> - <![CDATA[France Culture ]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=450 Mon, 10 Jul 2017 11:01:11 GMT
<![CDATA[Daesh ]]> - <![CDATA[RFI]]> Agnès Levallois était l'invitée du débat du jour sur RFI le 29 juin 2017.
Cliquer pour écouter l'émission
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=449 Mon, 03 Jul 2017 13:27:47 GMT
<![CDATA[Arabie saoudite / Qatar]]> - <![CDATA[Audition Sénat]]> Audition au Sénat le 28 Juin sur la crise dans le Golfe

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=448 Wed, 28 Jun 2017 14:08:41 GMT
<![CDATA[Qatar / Al Jazeera]]> - <![CDATA[RTS]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=447 Wed, 28 Jun 2017 14:06:35 GMT
<![CDATA[Arabie saoudite / Qatar]]> - <![CDATA[Interview JDD]]> Interview accordée au JDD le 24 juin 2017


Le moins que l'on puisse dire, c'est que son ascension est fulgurante. Depuis la mort du roi Abdallah en 2015, le jeune Mohammed ben Salmane, fils du roi actuel Salmane ben Abdelaziz Al-Saoud, s'est imposé dans le paysage politique saoudien. En écartant son neveu, Mohammed Ben Nayef, le roi rompt avec une tradition vieille de plus d'un demi-siècle qui veut que le pouvoir se transmette entre frères. Plus qu'une rupture familiale, cela pourrait bien engager de grandes réformes au sein du pays. Un pas en avant vers les Etats-Unis
En Arabie Saoudite, le cumul des mandats n'a pas l'air de poser problème. En plus de sa nomination comme ministre de la Défense en 2015, second vice-Premier ministre, Mohammed ben Salmane est aussi président du Conseil des affaires économiques et du développement, ainsi que de la politique pétrolière et économique du Royaume. Mohammed ben Salmane Al Saoud tire donc les ficelles de la politique économique intérieure et joue un rôle clé sur la scène internationale.

D'abord en se rapprochant des Etats-Unis. Selon Olivier Da Lage, journaliste et auteur de Géopolitique de l'Arabie Saoudite (Editions Complexe, 2006), le jeune ministre s'est empressé de rendre visite à Donald Trump après son élection. C'est aussi lui qui aurait organisé l'accueil du président américain pour son premier voyage officiel à Ryad fin mai dernier. Ce qui lui vaut d'être "assez bien vu de la nouvelle administration Trump", estime le spécialiste.

Autre point d'accord avec le chef d'Etat américain, sa position très dure envers l'Iran. Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient, va même plus loin : "Tous les deux ont la même obsession de l'Iran. Donald Trump montre une ligne très dure envers l'Iran, ce qui contraste avec l'ère Obama qui a signé les accords sur le nucléaire. Cette position ne peut que plaire au nouveau prince héritier." Une politique extérieure plus agressive
En tant que ministre de la Défense, le jeune Mohammed ben Salmane, tout juste âgé de 31 ans, a dû faire ses armes pour prouver ses compétences aux autres ministres saoudiens. Doté d'aucune compétence particulière à l'époque, c'est lui qui se trouve derrière l'offensive contre le Yémen. "Au-delà de la volonté de combattre les rebelles chiites houthis, c'était une volonté de s'imposer sur la scène intérieure", raconte Agnès Levallois.

Nous sommes face à une nouvelle génération qui a envie d'agir publiquement Pour la spécialiste, ben Salmane représente une nouvelle génération qui veut se détacher de la précédente : "Jusqu'aux révolutions arabes, nous avions une Arabie Saoudite qui était certes une puissance régionale mais qui n'avait de cesse que de rester dans l'ombre. Comme Mohammed ben Zyed aux Emirats-Arabes-Unis, nous sommes face à une nouvelle génération qui a envie d'agir publiquement." Vers des réformes de la société saoudienne
Très actif sur la scène intérieure, Mohammed ben Salmane pourrait bien impulser un vent de réformes sur le pays. Tout d'abord économiques, puisque c'est lui qui est en charge du plan "Vision 2030", un plan national dévoilé en 2016 pour mettre en place la transition énergétique du pays. C'est lui aussi qui doit assurer le grand chantier de la privatisation de 5% du capital de l'entreprise Saudi Aramco, qui pèse pas moins de 2.000 milliards de dollars, ce qui en ferait une des plus importante entrée en bourse jamais réalisée. "Mais pour l'instant, au-delà des promesses, cela reste au point mort", nuance Olivier Da Lage.

Sur le plan culturel, le jeune ministre fait également preuve d'ouverture. "Il est très populaire au sein de la jeunesse parce qu'il est extrêmement dynamique et travaille beaucoup, commente Olivier Da Lage. Il a aussi organisé des festivals de musique et de cinéma, ce qui n'est pas rien dans un pays où l'établissement religieux considère que c'est interdit."

Agnès Levallois constate elle aussi un certain libéralisme du nouveau prince héritier : "Il a dans l'idée que les choses doivent changer. Sur l'image de la femme, Mohammed ben Salmane est un peu plus progressiste que les autres dignitaires du régime."

Le défi du pacte social saoudien Seulement, la guerre contre le Yémen est un fiasco pour le pays, tant sur le plan humanitaire qu'économique. Très coûteuse, elle pourrait remettre en cause certains acquis sociaux de la population saoudienne. Avec un taux de chômage à 11,6% et un déficit budgétaire qui atteint les 367 milliards de rials (soit 89 milliards d'euros), l'économie saoudienne va mal et doit revoir ses postes de dépense. Pour Agnès Levallois, cela signifierait "remettre en cause le pacte social saoudien. Un pacte qui fait en sorte que les citoyens ne paient pas l'électricité et l'eau et qu'en échange ils n'aient pas voix sur la scène politique. Or si les avantages sont rognés et remis en question, ils pourront vouloir avoir accès au politique. C'est un des principaux défis de l'Arabie Saoudite pour les années à venir".
Par Florence Morel]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=446 Wed, 28 Jun 2017 14:03:12 GMT
<![CDATA[Monde arabe]]> - <![CDATA[Médi 1]]>
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Agnès Levallois, invitée de la radio marocaine Médi 1 le 22 juin est l'un des auteurs du rapport Avicenne 2017.


Intitulé "Maghreb-Moyen-Orient, une priorité de politique étrangère pour la France", ce rapport de 60 pages propose une réflexion sur cette région et formule des orientations en faveur d'une inflexion de la politique étrangère de la France.


Ce document est téléchargeable https://groupeavicenne.wordpress.com/2017/04/02/rapport-avicenne-2017-maghreb-moyen-orient-une-priorite-de-politique-etrangere-pour-la-france/ ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=445 Sun, 25 Jun 2017 13:13:10 GMT
<![CDATA[Irak]]> - <![CDATA[Invitée de la mi journée de RFI]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=444 Wed, 21 Jun 2017 12:24:19 GMT
<![CDATA[Qatar/crise diplomatique]]> - <![CDATA[France Culture ]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=443 Thu, 08 Jun 2017 14:14:57 GMT <![CDATA[Qatar: les enjeux d'une crise diplomatique ]]> - <![CDATA[C dans l'air]]> Cliquer pour regarder le replay de l'émission diffusée le mardi 6 juin 2017]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=442 Wed, 07 Jun 2017 19:28:33 GMT <![CDATA[Arabie saoudite / Qatar]]> - <![CDATA[L'Obs]]> Interview accordé à l'Obs

La mise au ban du Qatar, accusé de soutenir le "terrorisme", par l'Arabie Saoudite et ses alliés, (Bahreïn, Emirats arabes unis et Egypte) trouve un écho particulièrement fort en France, terre d'investissements privilégiée de l'émirat sous les quinquennats de Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le vice-président du Front national, Florian Philippot, premier pourfendeur du Qatar en France, s'est engouffré dans la brèche, et a demandé à la France d'imiter les trois Etats du Golfe et l'Egypte et de rompre à son tour avec le Qatar. L'ancien allié de Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan a également réagi sur Twitter : "Si le soutien du Qatar au terrorisme est avéré, les liens étroits d'une partie de notre classe politique avec cet Etat seraient gravissimes."

Interrogé lors d'un point presse sur l'éventualité que la France revoit ses liens avec le Qatar, le ministère des Affaires étrangères a botté en touche, ménageant ses deux partenaires dans la région, insistant sur la nécessité d'une "intégration régionale qui constitue un gage de stabilité", et le règlement des "tensions actuelles" "par le dialogue". "Le ministre Jean-Yves Le Drian recevra aujourd'hui son homologue saoudien et s'entretiendra par téléphone avec son homologue qatari", a précisé le Quai d'Orsay sans autre commentaire.

Agnès Levallois, vice-présidente de l'Iremmo (Institut de recherche et d'Etudes Méditerranée Moyen-Orient), consultante et spécialiste du Moyen-Orient, estime que les conséquences de cette crise dans la péninsule persique sur la France seront limitées. Interview.

La rupture des liens diplomatiques entre l'Arabie saoudite, ses alliés et le Qatar peut-elle nuire à la France ?

Les conséquences sont limitées. Les relations entre la France et le Qatar ont toujours été très bonnes et anciennes. Le premier accord d'armement signé entre les deux pays date de 1980 avec la vente de plusieurs Mirage et la France est devenue rapidement le fournisseur de 80% des équipements militaires du Qatar. La coopération de sécurité et de défense formalisée en 1994 par un accord de défense, est par ailleurs l'un des piliers les plus anciens de la relation bilatérale.
Cette relation s'est renforcée sous la présidence de Nicolas Sarkozy avec l'idée de faire venir des investissements qataris, car la France avait plus de mal à attirer les Saoudiens. On a ainsi vu les Qataris prendre de grosses participations dans de grandes entreprises françaises.
Cette relation privilégiée, qui devait assurer des retombées économiques devait permettre, en contrepartie, à la France de continuer à vendre de l'armement. De son côté, pour le Qatar, c'était l'occasion de se démarquer de son grand voisin, lié aux Etats-Unis.
Cette relation a été remise en question par François Hollande. Ce dernier a tout misé sur l'Arabie Saoudite, prenant le contre-pied de ce qu'avait fait Nicolas Sarkozy. Il voulait sortir du "tout Qatar", a fait plusieurs déplacements en Arabie Saoudite avec l'idée, raisonnable, de dire que le marché saoudien était beaucoup plus intéressant que le marché qatari sur le long terme. L'Arabie Saoudite, quoi qu'on en pense, quoi qu'on fasse, reste un partenaire 100 fois plus important que ne le sera jamais le Qatar en dépit de l'argent dont il dispose.
Ce rééquilibrage n'a pas empêché la France de signer un gros contrat avec le Qatar sur les Rafale en 2015. Rien n'a affecté la relation franco-qatari, du moins, dans le domaine de l'armement.

Les investissements qataris en France peuvent-ils être fragilisés par cette crise ?

La question que je me pose, mais je n'ai pas la réponse, c'est : "Est-ce que l'Arabie Saoudite, dans la logique dans laquelle elle est actuellement qui est de mettre le Qatar à genoux, va exiger de ses partenaires -dont la France-, qu'ils choisissent entre le royaume et l'émirat ?" Va-t-il y avoir un chantage économique de la part de l'Arabie Saoudite, pour qu'ils rompent leurs relations commerciales avec le Qatar ? Une pression sur les entreprises françaises ? Si la crise entre les deux pays dure et si le Qatar continue à résister et n'accepte pas le cadre que lui impose l'Arabie Saoudite, je ne l'exclus pas.

Le Qatar pourrait-il être affaibli s'il perdait des parts de marché en France ?

On a beaucoup dit que le Qatar avait "acheté la France", mais il faut relativiser : en terme de montant, les investissement qataris en Grande-Bretagne et en Allemagne sont bien plus lourds et plus significatifs. Pour exister, ce petit Etat fragile s'est construit plusieurs "assurances-vie" économique. Si un Etat le lâche, il ne se retrouve pas seul.

Le ministre de la Justice, François Bayrou, reprenant une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, a indiqué mardi qu'il souhaitait remettre en cause la convention fiscale accordée par Nicolas Sarkozy à Doha et qui permet au Qatar et ses entités publiques d'être exonérés d'impôts sur les plus-values immobilières. Cette crise sera-t-elle l'occasion pour la nouvelle présidence de remettre en cause cette relation privilégiée ?

Emmanuel Macron a, en effet, était très clair : il a dit vouloir faire une évaluation critique des relations entre les uns et les autres. On peut parier en effet, que ce sera l'occasion de remettre les relations à plat et de mesurer nos intérêts.

Est-ce pour cette raison que la France n'a pas fait de déclaration officielle sur cette crise qui ébranle la région ?

La France n'a pas intérêt à s'en mêler et à faire des déclarations tonitruantes. C'est une affaire qui concerne le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Cela ne veut pas dire que la France ne doit pas parler avec les uns et les autres, elle a quand même son mot à dire, mais en terme de capacité à agir sur les acteurs, elle ne fait pas le poids face aux Etats-Unis.
En revanche, si on laisse la situation telle qu'elle évolue aujourd'hui dans le Golfe avec le rejet total de l'Iran et cette crise avec le Qatar, on ne va pas vers une stabilisation de la région, bien au contraire. Ce front anti-Iran, poussé par les propos de Donald Trump lors de son voyage en Arabie Saoudite, devrait contraindre les Européens à jouer un rôle pour rééquilibrer la situation et intégrer l'Iran dans le jeu diplomatique. Car exclure l'Iran, au profit de l'Arabie Saoudite, nous mènera droit dans le mur.

Propos recueillis par Sarah Diffalah]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=441 Wed, 07 Jun 2017 18:11:20 GMT
<![CDATA[Pays du Golfe]]> - <![CDATA[Revue Confluences]]> Confluences Méditerranée n°100 sous le titre : Pays arabes du Golfe : deux décennies de basculements

http://www.confluences-mediterranee.com/-No100-Printemps-2017-]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=440 Thu, 01 Jun 2017 18:46:24 GMT
<![CDATA[Après l'élection du nouveau président]]> - <![CDATA[France Culture ]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=439 Thu, 11 May 2017 11:00:52 GMT
<![CDATA[Egypte / Attentat ]]> - <![CDATA[Grand Soir 3 ]]> Invitée du Grand Soir 3, le 10 avril 2017

Cliquer pour visionner


Au lendemain du double attentat qui a fait 45 morts dans la communauté chrétienne copte d'Égypte, Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, est en plateau pour parler de la situation actuelle du pays. Les Coptes représentent 10% de la population égyptienne est une cible facile pour les islamistes estime-t-elle. "L'État islamique a dans son viseur de supprimer toute présence, autre que musulmane, sunnite en particulier, donc les Coptes en cela est une communauté chrétienne, et évidemment une cible pour cette organisation", analyse Agnès Levallois en plateau.

Les deux objectifs de Daesh

Selon elle, l'objectif de Daesh en Égypte "est de créer de la scission au sein de la communauté égyptienne, entre les Coptes et les sunnites, et faire en sorte que les Coptes ne se sentent pas bien en Égypte et partent. Ca, c'est le premier objectif, et le deuxième objectif, c'est en s'attaquant à des églises coptes, c'est qu'il va y avoir un retentissement international, et donc les projecteurs vont être tournés vers cette organisation", détaille Agnès Levallois en plateau.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=438 Tue, 11 Apr 2017 16:50:22 GMT
<![CDATA[Syrie/Etats Unis ]]> - <![CDATA[LCP ça vous regarde]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=437 Tue, 11 Apr 2017 16:45:03 GMT
<![CDATA[Syrie / Armes chimiques]]> - <![CDATA[Europe 1]]>

Opération américaine en Syrie : "Donald Trump a... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=436 Sat, 08 Apr 2017 14:07:01 GMT
<![CDATA[Syrie / Armes chimiques]]> - <![CDATA[20 minutes]]> Interview publié le 7 avril

« Mon attitude envers la Syrie et Assad a beaucoup changé » annonçait mercredi 5 avril le président américain, Donald Trump. Un changement radical qui a pris la forme, ce vendredi, de frappes visant une base de l’armée syrienne. Consternée par l’attaque chimique qui a causé la mort de dizaine de civils dans la province d’Idlib en Syrie, la communauté internationale fait face, désormais, à une crise géopolitique ouverte entre les Etats-Unis, la Syrie et ses alliés russes et iraniens. 20 Minutes a fait appel à trois experts pour tenter de comprendre la portée et les enjeux de cette manœuvre militaire d’un nouveau genre.

Ces frappes amorcent-elles un tournant dans le conflit ?

Ziad Majed, politologue franco libanais, professeur d’Études du Moyen-Orient à l’Université Américaine de Paris : « Depuis 2014, les Américains ont mené plus de 7000 raids aériens contre Daesh et contre les djihadistes d’Al-Nosra. Mais c’est la première fois qu’ils visent ouvertement le régime. S’il faut rester prudent, on peut toutefois affirmer que pour la première fois, l’impunité d’Assad qui dure depuis 6 ans, a été temporairement remise en question ».

Agnes Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient et des questions méditerranéennes : « Depuis six ans, on a déjà qualifié certains événements de "tournant" ou autre. Mais il faut prendre de la hauteur. On peut évidemment considérer que c’est un moment important dans le conflit syrien parce que, pour la première fois, un message clair est envoyé à Assad. Il y a eu tellement de déclarations et peu d’actes. Là c’est un véritable acte posé ».

Quels éléments permettent d’impliquer le régime dans l’attaque chimique du 4 avril en Syrie ?

Frédéric Pichon, chercheur et spécialiste du Moyen-Orient, auteur de Syrie, une guerre pour rien : « Le président turc a immédiatement affirmé qu’il avait la preuve de gaz neurotoxiques dans les échantillons prélevés sur les victimes prises en charge en Turquie. Il faudrait toutefois attendre les conclusions d’une enquête indépendantes »

Agnes Levallois : « Il faut procéder par éliminations. Ce que l’on sait, c’est que les bombes ont été lâchées par des avions Soukhoï. Ensuite, les rebelles ne disposent pas de ce genre d’armes chimiques. Enfin la région visée par l’attaque est contrôlée par les rebelles, on peut imaginer que le régime a voulu envoyer un message, y compris à la population pour qu’elle se désolidarise des rebelles ».


Doit-on craindre un risque d’escalade dans le conflit et quel rôle pourrait jouer la Russie ?

Frédéric Pichon : « Trump a évoqué une "coalition de pays civilisés" mais il est un peu trop tôt pour prédire quoi que ce soit. Je crains plutôt une escalade de l’Iran et de la Syrie. Mais si on s’affranchit du droit international (la frappe aérienne) pour condamner une violation du droit international (l’attaque chimique), on ne laisse pas beaucoup d’espace politique à son adversaire. Les Russes eux continuent de nier que l’attaque chimique était intentionnelle et il n’y a pas pour le moment de fragilisation de leur soutien à Damas ».

Ziad Majed : « Il s’agit plutôt d’une frappe en réaction directe avec un événement. L’aviation russe peut riposter contre la population, mais ils n’oseront jamais attaquer les Etats-Unis ou leurs alliés. Enfin, rien n’indique pour l’heure que les Russes vont se désengager de la Syrie, tout porte plutôt à croire qu’ils vont continuer de soutenir Bachar al-Assad ».

Agnes Levallois : « Les Russes étaient garants de l’accord signé en 2013 avec Washington actant le désarmement chimique et bactériologique en Syrie. Ils avaient négocié à l’époque pour éviter d’éventuelles frappes américaines. Cette situation met à mal les Russes sur la scène diplomatique ».

Que peut-on attendre de l’ONU et des alliés américains ?

Frédéric Pichon : « Les Russes vont probablement demander qu’une enquête soit diligentée sur l’attaque chimique. Le secrétaire général de l’ONU lui a appelé au calme et à chercher une solution politique. Idem du côté des autorités françaises, d’autant que pour la France, on n’imagine mal un président à quelques semaines de la fin de son mandat, s’engager dans une nouvelle opération militaire ».

Ziad Majed : « Les Nations Unies ont l’occasion de faire entendre une position plus ferme. Elles peuvent aussi décider de diligenter de nouvelles enquêtes, de lancer des commissions pour visiter les prisons du régime, bref accentuer la pression sur Damas. Les alliés américains peuvent également envisager de nouvelles sanctions économiques contre la Russie et l’Iran. Bref, des moyens existent et qui n’impliquent pas d’action militaire ».]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=435 Sat, 08 Apr 2017 13:01:44 GMT
<![CDATA[Syrie/Armes chimiques]]> - <![CDATA[C dans l'air]]> Emission diffusée le 6 avril 2017

Cliquer pour visionner
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=434 Sat, 08 Apr 2017 04:19:38 GMT
<![CDATA[Syrie / Armes chimiques]]> - <![CDATA[Radio Classique]]> Interview dans le journal de 7h30 du 5 Avril 2017

A partir de 5 min, cliquer pour écouter
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=433 Wed, 05 Apr 2017 16:52:08 GMT
<![CDATA[Syrie / Armes chimiques]]> - <![CDATA[Europe 1]]>

Attaque "chimique" en Syrie : "On a donné un... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=432 Tue, 04 Apr 2017 19:42:52 GMT
<![CDATA[Monde arabe]]> - <![CDATA[Quelle politique pour la France ?]]>
Le Groupe Avicenne est un groupe de réflexion qui réunit depuis 2007 des chercheurs, des diplomates et des journalistes de sensibilités politiques différentes, qui s’intéressent au Maghreb et au Moyen-Orient. La plupart d’entre eux y ont été en poste et ont été impliqués à Paris ou sur place dans les évènements que cette région a connus depuis de nombreuses années.

Ce rapport a été rédigé avec notamment la participation de Denis Bauchard, Frédéric Charillon, Jean-Claude Cousseran, Agnès Levallois, Dorothée Schmid et Alexis Varende

Vous pouvez télécharger le rapport sur le site : https://groupeavicenne.wordpress.com]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=431 Tue, 04 Apr 2017 19:32:35 GMT
<![CDATA[Syrie/Etats Unis ]]> - <![CDATA[RTS]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=430 Sat, 01 Apr 2017 18:15:36 GMT
<![CDATA[Enseignement]]> - <![CDATA[ IRIS Sup]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=429 Fri, 03 Mar 2017 16:04:42 GMT <![CDATA[Israël/États-Unis]]> - <![CDATA[RFI]]> Cliquer ici pour écouter l'émission]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=428 Fri, 17 Feb 2017 12:51:24 GMT <![CDATA[Israël/États-Unis]]> - <![CDATA[France Culture]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=427 Fri, 17 Feb 2017 12:50:06 GMT
<![CDATA[Syrie/ Vers la paix ?]]> - <![CDATA[RFI]]>
Cliquez ici pour écouter l'émission ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=426 Tue, 24 Jan 2017 11:08:30 GMT
<![CDATA[Syrie / Négociations]]> - <![CDATA[Europe 1]]>

Agnès Levallois : "Bachar El Assad est une... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=425 Mon, 23 Jan 2017 20:03:58 GMT
<![CDATA[Irak]]> - <![CDATA[Public Sénat]]>


Un monde en docs (21/01/2017) par publicsenat]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=424 Sun, 22 Jan 2017 22:26:08 GMT
<![CDATA[Syrie/Trêve]]> - <![CDATA[RFI]]>
Cliquer ici pour écouter l'interview]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=423 Tue, 03 Jan 2017 20:10:58 GMT
<![CDATA[Syrie / Reprise des bombardements]]> - <![CDATA[La Croix]]>
Reprendre Wadi Barada, un enjeu vital pour le régime syrien

Le régime syrien procède depuis lundi à d’intenses bombardements sur la région de Wadi Barada, proche de Damas. Cette zone aquifère, contrôlée par les rebelles, représente un enjeu stratégique. Les combats mettent en péril des négociations prévues fin janvier.

Dans la banlieue de Damas, la région de Wadi Barada concentre les efforts de guerre du président syrien Bachar Al Assad depuis que le régime a repris l’est d’Alep aux groupes rebelles, il y a deux semaines.
Alors même qu’un accord de cessez-le-feu avait été signé jeudi 29 décembre entre des parties de la rébellion et le régime de Damas, certains observateurs font état d’une systématisation des bombardements sur la région contrôlée par la rébellion.

4 millions de personnes alimentées en eau

« Le fait que cette région soit sous le contrôle des rebelles pose problème pour Bachar Al Assad, souligne Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient. La présence des rebelles à Wadi Barada, comme dans la Ghouta orientale – une autre région qui entoure Damas – inquiète le régime par leur proximité avec la capitale. Reprendre le contrôle sur les environs de Damas permet à Bachar Al Assad de montrer qu’il est capable de consolider son pouvoir sur cette zone éminemment politique et stratégique. »

Située à 15 km de Damas, Wadi Barada alimente en eau les quelque quatre millions d’habitants que comptent la capitale syrienne et ses environs. Depuis près de quinze jours et l’intensification des combats dans la région, les habitants de Damas font face à de sérieuses pénuries d’eau. L’armée et les rebelles s’en rejettent la responsabilité. Les forces du régime syrien ont accusé les rebelles d’avoir contaminé au diesel les sources d’eau potables puis de les avoir coupées. Les rebelles accusent eux Bachar Al Assad d’avoir sciemment bombardé ces infrastructures.

Une zone « hermétiquement assiégée »

Les informations ne sont pas claires sur ce qui se passe à Wadi Barada et sur les forces en présence. Ammar Chaker, secrétaire général de l’Union des Organisations de Secours et Soins Médicaux (UOSSM France), qui intervient en Syrie, parle d’une zone « hermétiquement assiégée, d’où les informations sortent très difficilement ». La présence supposée à Wadi Barada du groupe Fatah Al Cham, anciennement Front Al Nosra, affilié à Al-Qaida, pose particulièrement problème. Le régime justifie en partie le bombardement de la zone par la présence de ce groupe djihadiste, exclu de l’accord de cessez-le-feu.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=422 Tue, 03 Jan 2017 19:02:34 GMT
<![CDATA[Syrie/ Trêve]]> - <![CDATA[La Croix]]>
En Syrie, cette trêve dont n’aurait jamais voulu Bachar Al Assad

Quatre jours après la signature de l’accord de cessez-le-feu, les négociations de paix sont remises en cause par le retrait de l’opposition.

Pour la chercheuse Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, les combats qui se poursuivent dans la région de Damas seraient symptomatiques de la véritable volonté de Bachar Al Assad : empêcher toute résolution politique du conflit.

La trêve signée par le président syrien Bachar Al Assad et une partie de l’opposition, jeudi 29 décembre, pourrait voler en éclat. Une grande majorité des rebelles ont annoncé, lundi 2 janvier, « le gel de toute discussion liée aux négociations d’Astana », pourparlers de paix qui devraient se tenir à la fin du mois au Kazakhstan. En cause, les bombardements incessants du régime sur différentes zones contrôlées par les rebelles, dont le secteur de Wadi Barada, à 15 km à l’ouest de Damas.

Une guerre psychologique en Syrie

Au lendemain de la trêve, la région où se situent les sources d’eau qui alimentent la capitale et ses environs est devenue le théâtre des affrontements entre groupes rebelles et l’armée syrienne. Le régime accuse les rebelles d’avoir contaminé au diesel l’eau potable et d’abriter en leur sein Fateh Al-Cham, anciennement Front Al-Nosra, groupe djihadiste non inclus dans le cessez-le-feu. Or ils réfutent la double accusation. Selon Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient, la guerre menée par Damas est avant tout une guerre psychologique, qui a déjà été employée pour reprendre Alep Est. « Le but est de faire circuler de fausses rumeurs afin que la population se retourne contre les rebelles et rejoigne les rangs du régime. Bachar Al Assad peut aussi tout à fait manipuler l’information pour justifier que le cessez-le-feu ne s’applique pas. »

Empêcher une solution démocratique

La stratégie du président syrien aurait toujours été là même depuis le début du conflit : « à chaque fois qu’une trêve est négociée, c’est Bachar Al Assad qui rompt en premier le cessez-le-feu, constate la chercheuse. Il saitqu’il a le soutien indéfectible des Russes et des Iraniens alors que les rebelles ne bénéficient pas du même investissement de la part des Occidentaux. » En réalité, poursuit Agnès Levallois, le président syrien n’aurait aucun intérêt à ce qu’une trêve s’établisse en Syrie. « Il sait qu’une solution démocratique le rendrait perdant à terme. Son départ du pouvoir n’est plus posé comme condition préalable aux négociations, mais il sait que cela reviendra sur la table. Il veut au contraire que la guerre se poursuive dans l’espoir qu’il élimine toute la rébellion et qu’il puisse reprendre tout son territoire. »]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=421 Tue, 03 Jan 2017 18:58:00 GMT
<![CDATA[Alep]]> - <![CDATA[Sud Ouest]]> Agnès Levallois, spécialiste du Moyen Orient, "depuis le début, le conflit syrien suscite très peu d’intérêt". Cela s’explique d’abord par "l’efficacité de la propagande du régime syrien, qui s’est présenté comme le défenseur des minorités, des Chrétiens par exemple, contre l’islamisme radical. L’arrivée de Daesh dans le conflit n’a fait que renforcer cette perception auprès des autres populations, notamment occidentales, qui estiment qu’entre le tyran Assad et les fous furieux de Daesh, le président est le moins pire des deux. Or, ce n’est pas ce qu’il se passe et c’est un raisonnement absurde."


Cliquer pour lire la suite sur le site de Sud Ouest]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=420 Thu, 15 Dec 2016 17:49:47 GMT
<![CDATA[Alep : "L'armée de Bachar ne va rien gagner" ]]> - <![CDATA[L'Express]]> Agnès Levallois, consultante et spécialiste du moyen-orient, il ne s'agit que d'une victoire en trompe l'oeil pour Bachar el-Assad. Explications.

Cliquer pour lire la suite sur le site de l'Express]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=419 Thu, 15 Dec 2016 17:39:37 GMT
<![CDATA[Alep]]> - <![CDATA[28' ARTE]]>
A partir de 11 minutes

]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=418 Thu, 15 Dec 2016 17:34:55 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite]]> - <![CDATA[France 5]]> Cliquer pour revoir l'émission "Arabie Saoudite : les liaisons dangereuses" diffusée le 13 décembre 2016 sur France 5 ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=417 Thu, 15 Dec 2016 17:33:15 GMT <![CDATA[Situation à Alep ]]> - <![CDATA[Public Sénat]]>
A partir de 1h06


]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=416 Tue, 13 Dec 2016 12:55:43 GMT
<![CDATA[Alep : après les armes, la diplomatie ?]]> - <![CDATA[France Culture]]>
]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=415 Sun, 11 Dec 2016 22:42:08 GMT
<![CDATA[Alep]]> - <![CDATA[RTS]]>
]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=414 Sun, 11 Dec 2016 20:59:14 GMT
<![CDATA[Israël/Cisjordanie ]]> - <![CDATA[Médi 1]]>
Cliquer pour écouter]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=413 Fri, 09 Dec 2016 12:02:42 GMT
<![CDATA[Situation à Alep ]]> - <![CDATA[Invitée d'Europe 1 midi ]]>
Cliquer pour écouter ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=412 Thu, 08 Dec 2016 12:02:23 GMT
<![CDATA[Alep]]> - <![CDATA[Libération]]> A Alep, la barbarie triomphante

Par Monique Cerisier-ben Guiga, sénatrice PS représentant les Français établis hors de France. , Jean-Paul Chagnollaud, Professeur des universités et directeur de l’Institut de recherche et d’études Méditerranée Moyen­ Orient , Agnès Levallois, Consultante, journaliste indépendante , Géraud de La Pradelle, Professeur émérite des universités, juriste international , René Backmann, Journaliste et Giovanna Tanzarella, Membre du bureau de l'iReMMO

Tribune publiée par Libération le 5 décembre 2016

http://www.liberation.fr/debats/2016/12/05/a-alep-la-barbarie-triomphante_1532471]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=411 Mon, 05 Dec 2016 17:45:36 GMT
<![CDATA[Offensive sur Alep]]> - <![CDATA[Débat France 24]]> Partie 1

Emission diffusée le 30 novembre 2016

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=410 Thu, 01 Dec 2016 16:42:09 GMT
<![CDATA[Offensive sur Alep]]> - <![CDATA[Débat France 24]]> Partie 2


Emission diffusée le 30 novembre 2016

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=409 Thu, 01 Dec 2016 16:41:14 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite]]> - <![CDATA[Entretien IRIS]]> Retrouvez mon entretien avec l'IRIS : "Géopolitique du Golfe : le jeu de l'Arabie Saoudite"

Cliquer pour visionner sur le site de l'IRIS. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=408 Wed, 26 Oct 2016 12:39:16 GMT
<![CDATA[Irak / Mossoul]]> - <![CDATA[28' ARTE]]>
A partir de la 14e minute

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=407 Tue, 18 Oct 2016 11:46:21 GMT
<![CDATA[Syrie / ONU]]> - <![CDATA[RTS]]>
Cliquez pour écouter]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=406 Mon, 10 Oct 2016 21:25:29 GMT
<![CDATA[Syrie : le coup de force de Poutine ]]> - <![CDATA[C dans l'air ]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=405 Mon, 03 Oct 2016 15:16:23 GMT
<![CDATA[L'Arabie Saoudite est-elle infréquentable ?]]> - <![CDATA[France Culture Du Grain à moudre]]>
Cliquer pour écouter]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=404 Thu, 29 Sep 2016 15:35:43 GMT
<![CDATA[Syrie / trêve ]]> - <![CDATA[France culture]]>
Cliquer pour écouter, à partir de 37 min 50]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=403 Tue, 20 Sep 2016 21:29:58 GMT
<![CDATA[Syrie : l’accalmie, et après ?]]> - <![CDATA[Décryptage RFI]]>
Cliquer pour écouter]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=402 Thu, 15 Sep 2016 14:34:41 GMT
<![CDATA[Syrie : vers un accord russo-américain ? ]]> - <![CDATA[France 24 ]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=401 Tue, 06 Sep 2016 16:24:24 GMT
<![CDATA[Syrie/Daech]]> - <![CDATA[28']]>
Emission diffusée le 1er septembre 2016

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=400 Sat, 03 Sep 2016 13:50:58 GMT
<![CDATA[Syrie / diplomatie ]]> - <![CDATA[RTS]]>
Invitée du Journal de 12h30

Émission diffusée le 26 Juillet 2016

Cliquer pour écouter
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=398 Wed, 27 Jul 2016 19:40:09 GMT
<![CDATA[Turquie : coup d'état]]> - <![CDATA[C dans l'air]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=397 Wed, 20 Jul 2016 21:16:56 GMT
<![CDATA[Turquie]]> - <![CDATA[Europe 1]]>
INTERVIEW

Après le coup d’Etat raté dans la nuit de vendredi à samedi, la Turquie a commencé une purge au sein de l’armée et de son administration. Près de 6.000 personnes avaient été placées en garde à vue dimanche, tandis que des mandats d’arrêt contre 2.745 juges et procureurs ont été émis.

Mais le président Recep Tayyip Erdogan n’a pas attendu cette tentative de putsch ourdi par une partie de l’armée pour durcir son régime. Depuis plusieurs mois déjà, les médias turcs dénoncent les dérives autoritaires du président. Récemment, deux journalistes du journal d’opposition Cumhuriyet ont été condamnés à de la prison ferme. La tentative de renversement de vendredi donne désormais au président turc un argument supplémentaire pour poursuivre dans cette voie.

Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, évoque pour Europe1.fr, les enjeux des prochains jours et des prochaines semaines pour la Turquie.

A quoi faut-il s’attendre, maintenant qu’Erdogan a repris la main ?

Cela va être l’occasion pour lui de renforcer ses pouvoirs. C’est un projet de longue date, chez lui, de présidentialiser le régime. Ce coup d’Etat raté va donc lui donner toute liberté pour accentuer ses pouvoirs. Le fait qu’il ait réussi à mobiliser la population turque, qui est descendue dans la rue au lendemain du coup d’Etat, lui donne d’autant plus de crédit. Il peut se prévaloir de ce soutien pour durcir le régime. Finalement, il n’y avait pas plus beau "cadeau" à faire au président Erdogan qu’un coup d’Etat raté ? C’est vrai que ça ne peut que le servir. La Turquie est actuellement dans un contexte régional complexe. Ankara entretient des rapports très compliqués avec ses voisins, alors que pendant longtemps sa politique étrangère était basée sur de bonnes relations avec les pays qui l’entourent. Ce coup d’Etat peut donc permettre à Erdogan d’améliorer ses relations avec ses voisins en montrant qu’il a repris le dessus et qu’il a, en plus, le soutien de sa population. Cette légitimité lui servira de point d’appui pour améliorer sa diplomatie.

Au moins 6.000 personnes ont été arrêtées après la tentative de coup d’Etat. Que vont-elles devenir ?

Il va y avoir une reprise en main, donc il faut s’attendre à une vague de procès très sévères comme on l’a connu en Egypte au lendemain de la chute du président Morsi. Recep Tayyip Erdogan a déjà fait savoir qu’il voulait rétablir la peine de mort. Donc on peut s’attendre au pire. Il va y avoir une purge dans l’armée et dans l’administration, comme il y a déjà eu dans la presse ces derniers mois. Ce qu’Erdogan avait commencé avant ce coup d’Etat va continuer. C’est d’ailleurs pour cela que la communauté internationale a appelé au respect de l’Etat de droit. L’Allemagne a d’ailleurs rappelé qu’un pays qui rétablit la peine de mort ne peut être membre de l’Union européenne. Rappelons que la Turquie a entamé une procédure d'adhésion à l'Union européenne.

Erdogan est vivement critiqué pour ses dérives autoritaires, pourtant il a reçu un soutien massif de la population. Comment l’expliquez-vous ?

Il est critiqué par une partie de la population : l’élite, les intellectuels. Mais il bénéficie d’un soutien massif et populaire des populations des campagnes, particulièrement en Anatolie. Pour bien comprendre ce qui se passe actuellement en Turquie, il est essentiel de savoir que la société turque est très conservatrice. Et le discours porté par l’AKP, le parti conservateur d’Erdogan, répond à une composante assez large de la population qui se reconnaît en lui. Les élites, elles, sont beaucoup plus tournées vers l’Europe. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=396 Mon, 18 Jul 2016 19:44:46 GMT
<![CDATA[Après l'attentat de Nice ]]> - <![CDATA[28']]> Emission diffusée le 15 juillet 2016
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=395 Mon, 18 Jul 2016 19:40:32 GMT
<![CDATA[Daech : Vengeance à Istanbul ]]> - <![CDATA[C dans l'air ]]> Émission diffusée le 29 Juin 2016.

Cliquer pour visionner
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=394 Thu, 30 Jun 2016 11:47:19 GMT
<![CDATA[Organisation État islamique]]> - <![CDATA[France 2]]>

Lutte contre le terrorisme : Daech recule en Irak et en Syrie]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=393 Sun, 12 Jun 2016 15:14:39 GMT
<![CDATA[Palestine/France ]]> - <![CDATA[28']]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=392 Wed, 08 Jun 2016 21:25:29 GMT
<![CDATA[Egypte ]]> - <![CDATA[RTS]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=391 Sun, 22 May 2016 19:25:40 GMT
<![CDATA[Egypte]]> - <![CDATA[20 minutes]]> Crash du vol EgyptAir : Pourquoi la communication de l'Egypte est hasardeuse

Depuis l'annonce, jeudi matin, de la disparition du vol MS804 d’EgyptAir, la communication de crise des autorités égyptiennes semble confuse...

Un signal de détresse prétendument envoyé par le pilote, des débris retrouvés quelques heures à peine après l’annonce de la disparition du vol MS804 à destination du Caire… La journée du jeudi 19 mai a été marquée par plusieurs « loupés » en matière de communication, que ce soit du côté de la compagnie concernée, EgyptAir, que du côté des ministères égyptiens. Comment expliquer ces cafouillages en série ?

Le difficile exercice de communication de crise L’Egypte, depuis sa révolution contre Hosni Moubarak en janvier 2011, a connu diverses crises politiques et économiques. L’image du pays à l’international est l’une des préoccupations fondamentales de l’actuel pouvoir en place. Or les crashs aériens et la menace terroriste ont un impact désastreux sur l’économie touristique souligne Jean Marcou, directeur du Master Méditerranée-Moyen-Orient à Sciences Po Grenoble : « Cette nouvelle disparition va dégrader l’image et la confiance attribuées à l’Egypte, notamment par les investisseurs étrangers ».

Une crainte qui complique considérablement l’exercice de communication de crise d’autant que le pays n’a pas de réelle « culture politique de la gestion de crise » analyse Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe contemporain et maîtresse de conférences à Sciences Po Paris : « C’est toujours plus difficile pour ce type de régime, fermé et autoritaire, qui ne se prête pas facilement à ce genre d’exercice. Al-Sissi n’est pas entouré par beaucoup de personnes et gère les crises de façon très resserrée, il n’y a pas de fluidité dans les relations entre les uns et les autres ». En revanche, contrairement au précédent crash du charter Russe en novembre dernier, le pouvoir semble cette fois avoir tiré quelques leçons en matière de communication.

Le précédent du Sinaï Depuis son arrivée au pouvoir en mars 2014, c’est le second crash aux circonstances troublantes auquel est confronté le général Abdel Fattah al-Sissi. La désintégration de l’Airbus de la compagnie Metrojet dans le Sinaï égyptien, qui a fait 224 morts le 31 octobre 2015, avait particulièrement gêné le pouvoir. Alors que la thèse de l’attentat s’était confirmée et qu’une revendication de Daesh avait été authentifiée, le président se refusait de qualifier l’événement « d’attentat ». Il aura fallu attendre près de quatre mois pour que l’acte terroriste soit finalement reconnu par l’Egypte. Jeudi en revanche, le ministre de l’aviation civile a évoqué, moins de dix heures après l’annonce de la disparition, que l’hypothèse de l’attentat devait être considérée.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=390 Sat, 21 May 2016 11:48:39 GMT
<![CDATA[Syrie/France]]> - <![CDATA[Revue Esprit]]> La politique étrangère de la France en Syrie,

Article d'Agnès Levallois à lire dans le dernier numéro de la revue Esprit "Moyen-Orient, Europe, nos destins liés"


Le Quai d’Orsay a cru que les mouvements de contestation de 2011 allaient renverser Assad. C’était sans compter le soutien des forces de sécurité, de l’Iran et de la Russie. Avec le revirement d’Obama sur les armes chimiques et les attentats de Paris, la France, isolée, laisse le dossier à la Russie.

http://esprit.presse.fr/archive/review/article.php?code=38748&folder=2

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=389 Sat, 21 May 2016 11:42:07 GMT
<![CDATA[Assad peut-il survivre aux pourparlers ?]]> - <![CDATA[28']]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=388 Fri, 15 Apr 2016 10:29:25 GMT <![CDATA[Syrie/Palmyre]]> - <![CDATA[RTBF]]> Invitée de la matinale du 30 mars 2016

Cliquer pour écouter]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=387 Wed, 30 Mar 2016 18:25:21 GMT
<![CDATA[Syrie/France]]> - <![CDATA[iTélé]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=386 Tue, 29 Mar 2016 14:35:19 GMT
<![CDATA[Syrie/Palmyre]]> - <![CDATA[20 minutes]]> Reprise de Palmyre par Bachar al-Assad: Doit-on vraiment se réjouir?

Interview publiée le 28 mars 2016

Le drapeau noir de l’organisation terroriste, Daesh, ne flotte plus au-dessus de Palmyre, la « perle du désert » syrien. La reprise officielle, dimanche 27 mars, de la cité antique par les troupes de Bachar al-Assad, signe-t-elle pour autant l’affaiblissement durable du groupe djihadiste ? Si Moscou, par la voie de Vladimir Poutine, s’est réjoui de la victoire des forces pro-gouvernementales, épaulées par sa propre aviation, les récents revers subits par les terroristes et infligés par le régime syrien, la coalition internationale, les combattants kurdes ou l’armée irakienne, pourraient occulter la manœuvre politique engagée par al-Assad.

Un revers « indéniable »

Sans nier la victoire militaire sur Daesh, Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe contemporain et maîtresse de conférences à Sciences Po Paris, nuance : « En mai dernier, les forces gouvernementales avaient quitté la ville avant même l’arrivée de Daesh. Al-Assad voyait ici le moyen d’exploiter politiquement la prise de Palmyre en persuadant la coalition qu’il fallait désormais collaborer avec lui pour lutter contre les terroristes. Cette opération a été menée sciemment et instrumentalisée par le régime qui savait pertinemment que Palmyre était un symbole important pour la communauté internationale ».

Ce revers « indéniable » selon la consultante, s’accompagne également depuis le début de l’année 2016, d’une série de frappes ciblées visant des responsables de l’organisation terroriste. Si la perte de terrain peut avoir des répercussions logistiques importantes pour les djihadistes, la déstabilisation de la hiérarchie avec l’annonce, par le Pentagone, de la mort du n°2 de Daesh, Abdelrahmane al-Qadouli, endigue le sentiment de « toute-puissance » et « d’invulnérabilité », vendu aux aspirants djihadistes venus du monde entier.

Gérer le dossier « politique »

L’image véhiculée par la libération de la cité aux sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco, ne doit en aucun cas venir reléguer la question de la transition politique selon Agnès Levallois : « Il ne faut pas se leurrer. Penser qu’il faut à tout prix combattre Daesh sans se pencher sur les problématiques initiales du conflit syrien serait une terrible erreur de la part de la communauté internationale. Il ne faut pas oublier qu’on trouve, aux origines de l’émergence du prétendu Califat dans la région, la violente répression du soulèvement syrien par Bachar al-Assad en 2011. C’est d’ailleurs en appelant les étrangers à venir combattre le régime que Daesh s’est renforcé au début du conflit ».

Un revers « indéniable » Sans nier la victoire militaire sur Daesh, Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe contemporain et maîtresse de conférences à Sciences Po Paris, nuance : « En mai dernier, les forces gouvernementales avaient quitté la ville avant même l’arrivée de Daesh. Al-Assad voyait ici le moyen d’exploiter politiquement la prise de Palmyre en persuadant la coalition qu’il fallait désormais collaborer avec lui pour lutter contre les terroristes. Cette opération a été menée sciemment et instrumentalisée par le régime qui savait pertinemment que Palmyre était un symbole important pour la communauté internationale ».

Gérer le dossier « politique »

L’image véhiculée par la libération de la cité aux sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco, ne doit en aucun cas venir reléguer la question de la transition politique selon Agnès Levallois : « Il ne faut pas se leurrer. Penser qu’il faut à tout prix combattre Daesh sans se pencher sur les problématiques initiales du conflit syrien serait une terrible erreur de la part de la communauté internationale. Il ne faut pas oublier qu’on trouve, aux origines de l’émergence du prétendu Califat dans la région, la violente répression du soulèvement syrien par Bachar al-Assad en 2011. C’est d’ailleurs en appelant les étrangers à venir combattre le régime que Daesh s’est renforcé au début du conflit ».

Le piège diplomatique, tendu par le dirigeant syrien, embarrasse visiblement l’Elysée ou le Quai d’Orsay qui n’avaient, ce lundi, toujours pas réagi à l’annonce de la reprise de Palmyre.

La question libyenne

Daesh perd du terrain en Irak et en Syrie depuis des mois et les reprises de Kobané, Mossoul, Tikrit, puis finalement Palmyre, doivent s'analyser comme autant d'éléments tangibles du repli de l’organisation djihadiste. Mais ce repli s’accompagne d’un redéploiement important des terroristes en Libye et dans le Sinaï. « Evidemment, on doit se réjouir de voir Daesh défait en Syrie et en Irak, ne serait-ce que pour les populations qui vivaient sous l’autorité des djihadistes et aussi parce que cela affaiblit la rhétorique même d’Al-Baghdadi, martèle Agnès Levallois, mais il y a aussi de quoi s’inquiéter quand on voit comment l’organisation s’implante dans les pays désertés par le pouvoir central ».

Pour la maîtresse de conférences, la question d’un renforcement des opérations terroristes pèse également sur la communauté internationale: « On voit bien que Daesh essaie de compenser son recul en Syrie et en Irak par de nouvelles conquêtes. Renforcer la coopération avec les terroristes déployés en Europe pour commettre de nouveaux attentats peut également faire partie de sa stratégie. Se réjouir pour Palmyre et uniquement se réjouir serait faire preuve d’une vision à court terme ».]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=385 Mon, 28 Mar 2016 18:45:04 GMT
<![CDATA[Organisation EI]]> - <![CDATA[Europe 1]]> "La mort d’Abdel Rahmane Al-Qadouli, un coup très dur porté à Daech"

Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, estime que les Etats-Unis ont frappé fort en tuant ce haut responsable de l'Etat Islamique.

INTERVIEW -26 mars 2016

Alors qu'à Bruxelles, les arrestations de djihadistes se sont multipliées, les Etats-Unis annoncent avoir éliminé un haut responsable de l'Etat Islamique. Il s'appelle Abdel Rahmane Al-Qadouli. Pour Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient interrogé samedi matin sur Europe 1, c'est un sérieux revers pour Daech.

"Les ressources de l’Etat islamique étaient en perte de vitesse". "Abdel Rahmane Al-Qadouli s’occupait des finances de l’organisation, donc c’est un point extrêmement important ! On sait que, ces dernières semaines, ces derniers mois, les ressources de l’Etat islamique étaient en perte de vitesse, en raison des bombardements, qui durent maintenant depuis plus d’un an et demi. Ils commencent à porter leurs fruits et assécher les ressources de Daech. Et le fait que son responsable ne soit plus là va compliquer la tâche des responsables de l’organisation pour continuer à faire venir des combattants car il faut les payer."

Et la spécialiste de conclure : "La stratégie menée par l’armée américaine, qui est de cibler les responsables, visent à les priver de la tête, car on parle d’une organisation décentralisée. La mort d’Abdel Rahmane Al-Qadouli est un coup très dur porté à Daech".]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=384 Sat, 26 Mar 2016 12:35:57 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Invitée de la matinale d'Europe 1 le 11 mars 2016


Syrie, cinq ans de conflit : où en est-on ? par Europe1fr
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=383 Fri, 11 Mar 2016 18:53:27 GMT
<![CDATA[Syrie/attentats ]]> - <![CDATA[iTélé ]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=382 Mon, 22 Feb 2016 12:00:54 GMT <![CDATA[Libye/Faut-il à nouveau intervenir?]]> - <![CDATA[France Culture]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=381 Wed, 17 Feb 2016 12:59:24 GMT
<![CDATA[France/ diplomatie]]> - <![CDATA[Public sénat]]> Invitée de l'émission "On va plus loin" du 10 février consacrée au bilan de la politique étrangère de Laurent Fabius (à partir de 38')



On va plus loin : Et maintenant, le Sénat..... par publicsenat]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=379 Thu, 11 Feb 2016 19:09:43 GMT
<![CDATA[Syrie/Siège d'Alep]]> - <![CDATA[AFP]]> Le siège d'Alep par l'armée syrienne affaiblit le camp occidental (ANALYSE) Par Michel SAILHAN, Eric RANDOLPH

PARIS, 9 fév 2016 (AFP) - En portant un coup très dur aux rebelles syriens, le siège d'Alep (nord) par le régime syrien soutenu par Moscou met en échec le triple objectif affiché des Occidentaux: chasser Bachar al-Assad, tarir le flot des réfugiés et vaincre les jihadistes du groupe Etat islamique.
"Avec la puissance militaire russe, on entre dans une guerre asymétrique. Si le régime syrien, avec l'aide des Russes, reprend Alep, c'est la fin de la guerre classique", note la Syrienne Bassma Kodmani, ancienne porte-parole du Conseil national syrien (opposition).
Les forces du régime, soutenues par la Russie, l'Iran et le Hezbollah libanais, sont parvenues à quasiment encercler Alep, partiellement tenue par les rebelles. La perte totale de la deuxième ville du pays affaiblirait fortement les rebelles, déjà en difficulté sur d'autres fronts.
L'offensive du régime sur Alep a fait fuir vers la frontière turque des dizaines de milliers de Syriens qui espèrent rejoindre les millions de leurs compatriotes réfugiés dans la région ou en Europe.
Si la ville tombe, "la résistance passera à une autre stratégie, probablement la guérilla", face à la "force d'occupation" que représentent les différentes milices qui soutiennent l'armée syrienne, prédit Bassma Kodmani.

"La guerre civile nourrit une horrible crise humanitaire, avec des répercussions évidentes sur les deux grandes inquiétudes des Occidentaux, que sont les réfugiés et l'extrémisme", renchérit Julien Barnes-Dacey, expert au Conseil européen pour les relations extérieures.

Outre ces deux aspects, la reprise d'Alep par les forces gouvernementales mettra à mal la stratégie poursuivie par les Occidentaux. Donné en grande difficulté il y a un an, Bachar al-Assad se retrouvera à nouveau en position de force face à Washington, Paris, Ankara ou certains pays arabes comme l'Arabie saoudite qui avaient juré sa perte. Si Alep tombe, les négociations intersyriennes, si elles reprennent un jour, "se feront sans l'opposition", estime Agnès Levallois, consultante et spécialiste du Moyen-Orient.

Les négociations de Genève entre le régime et l'opposition dite "modérée", censées progresser vers une solution politique en Syrie, ont été ajournées début février après six journées d'attentes et de tractations non concluantes.

- Illusions sur une solution diplomatique -

L'opposition a réclamé l'arrêt des bombardements russes et la levée des sièges d'une quinzaine de villes, où, selon l'ONU, près de 500.000 personnes vivent coupées d'aide humanitaire. Au même moment était annoncé le siège quasi complet d'Alep, qui place encore plus les rebelles en position d'infériorité. L'évolution de la situation sur le terrain "pourrait permettre à Bachar de mettre en avant une opposition qu'il aurait lui-même choisie. Des gens pour lui acceptables, par exemple des opposants de l'intérieur, ou des gens comme Haytham Manna", un militant pour les droits de l'Homme, note Agnès Levallois.

"Le projet des Russes pourrait alors s'accomplir", qui est de faire de Bachar al-Assad, que Moscou et Téhéran soutiennent mais dont les Occidentaux demandent le départ, "le seul rempart contre l'Etat islamique" (EI).

Mais ce serait pourtant un mauvais calcul, poursuit-elle. Car cette bipolarisation "régime contre Daech" (acronyme arabe de l'Etat islamique) poussera la communauté sunnite dans les bras du groupe jihadiste, qui se posera alors comme "seul défenseur des Sunnites, face au régime syrien", proche des chiites.

Maintenir Bachar al-Assad, c'est "fournir du carburant à Daech", insiste-t-on à Paris. L'erreur des Occidentaux a été de "soutenir les rebelles avec l'idée qu'ils allaient combattre Daech, et non le gouvernement. Mais cela n'a pas fonctionné", estime Columb Strack, expert pour le groupe IHS (Londres). Une déroute des rebelles modérés pourrait aussi donner de l'espace à l'EI, avertit Hassan Hassan, du Tahrir Institute for Middle East Policy (Washington). "Les rebelles pensent qu'ils sont en train de perdre la guerre. Cela crée des opportunités pour de nouveaux groupes extrémistes. Si le régime prend le contrôle de certaines de ces zones, l'EI pourra y revenir plus facilement. Ce sera un des sujets majeurs, dans les mois qui viennent", estime-t-il, ajoutant que les Occidentaux se "bercent d'illusions" en pensant qu'une solution diplomatique est toujours possible.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=378 Wed, 10 Feb 2016 21:54:23 GMT
<![CDATA[Alep, un tournant ?]]> - <![CDATA[France Culture]]>

Les Matins /Alep, un tournant ? par franceculture]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=377 Tue, 09 Feb 2016 20:51:01 GMT
<![CDATA[Guerre contre Daesh : peut-on en faire plus ?]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Invitée de l'émission "C'est arrivé demain" du 7 février 2016

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=376 Mon, 08 Feb 2016 11:52:06 GMT
<![CDATA[Syrie/Négociations]]> - <![CDATA[28' Arte]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=374 Sat, 06 Feb 2016 18:33:18 GMT <![CDATA[Syrie/Négociations]]> - <![CDATA[RFI Décryptage ]]> Cliquer pour écouter l'émission diffusée le 2 février 2016 ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=373 Wed, 03 Feb 2016 14:14:29 GMT <![CDATA[Syrie/Négociations]]> - <![CDATA[RTS]]> Invitée du journal de 12h30 de la RTS le 30 janvier 2016

Entrez la description du lien...]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=372 Sat, 30 Jan 2016 17:59:32 GMT
<![CDATA[Révolutions arabes]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Invitée de la matinale d'Europe 1 le 25 janvier 2016


Printemps arabes : "le chaos favorise les... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=371 Tue, 26 Jan 2016 17:24:45 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[RTS]]> Invitée de l'émission Forum de RTS samedi 23 janvier 2015

Cliquer pour écouter l'émission]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=370 Sun, 24 Jan 2016 14:57:47 GMT
<![CDATA[Syrie : quelles négociations]]> - <![CDATA[RFI]]> Invitée de l'émission Géopolitique, le débat diffusé sur RFI samedi 23 janvier 2016

Cliquer pour écouter ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=369 Sun, 24 Jan 2016 14:53:25 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite / Iran]]> - <![CDATA[L'Orient le Jour]]> Article publié dans l'Orient le jour le 16 janvier 2016

Un bloc sunnite au Moyen-Orient : mythe ou réalité ?

Si la majorité des pays dits sunnites soutient l'Arabie dans son escalade avec l'Iran, ils le font à des degrés différents et pour diverses raisons.


L'exécution du cheikh saoudien Nimr Baker al-Nimr et l'escalade irano-saoudienne qui en a découlé ont une nouvelle fois confirmé la polarisation du Moyen-Orient entre sunnites et chiites.

Pour contrer son rival iranien, l'Arabie saoudite tente de réunir ses partenaires régionaux au sein d'un bloc sunnite dont elle prendrait la tête. Cette stratégie, mise en place après l'arrivée au pouvoir du roi Salmane, avait été testée sur le terrain au moment de l'intervention de Riyad au Yémen. La réunion d'une coalition regroupant toutes les grandes puissances sunnites de la région avait confirmé le rapprochement des puissances sunnites, notamment entre Riyad, Doha et Ankara. Mais le manque d'implication des partenaires de Riyad dans l'effort de guerre avait montré les limites de cette stratégie.

Presque un an plus tard, la logique est exactement la même. À la réunion extraordinaire regroupant les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) le samedi 9 janvier, puis au sommet de la Ligue arabe le lendemain, Riyad a pu mesurer la solidarité de ses alliés. Si ces assemblées ont donné l'impression d'une unité au sein du bloc sunnite, quelques voix se sont timidement démarquées par rapport au discours dominant. Alors que de nombreux pays africains ont largement apporté leur soutien à Riyad en rompant toute relation diplomatique avec l'Iran, Oman, le Qatar et même les Émirats arabes unis ont décidé de maintenir des liens avec la République islamique, tout en dénonçant son attitude. Par ailleurs, la Turquie, avec qui l'Arabie saoudite partage des intérêts communs en Syrie, s'est délicatement démarquée par son appel au calme.

Dépendance et défiance

Pour obtenir le soutien de ses alliés, Riyad peut s'appuyer sur ses revenus pétroliers et sur son statut de gardien des lieux saints. Les pétrodollars saoudiens ont d'ailleurs permis de maintenir à flot l'économie nationale de plusieurs pays comme le Soudan, Djibouti ou l'Érythrée. La solidarité des pays du Golfe vis-à vis de Riyad s'explique quant à elle par un soutien politique et militaire historique. Lorsque le 14 mars 2011 les troupes saoudiennes entrent en territoire bahreïni pour aider le pouvoir en place face à de violentes manifestations, Riyad assoie un peu plus son leadership sur ses voisins du Golfe.

Cependant, dans la discrétion feutrée caractérisant les relations des pays du Golfe, il semble persister une certaine défiance entre Qataris, Koweïtiens et Émiratis d'une part, et Saoudiens de l'autre. Pour Marc Lavergne, chercheur au Gremmo, il existe « des rivalités historiques aussi bien sur le plan religieux que politique ». Le Qatar, par exemple, « cherche à exister coûte que coûte » face au royaume wahhabite. Concernant les autres pays du bloc sunnite, comme la Jordanie, l'Égypte ou les pays africains, Marc Lavergne souligne le « rapport de domination qui existe entre les Saoudiens et leurs alliés. Les pays alliés fournissent de la main-d'œuvre à l'Arabie saoudite, tandis qu'en retour les Saoudiens se déplacent dans ses pays pour du tourisme, parfois sexuel », précise-t-il. Ce rapport de supériorité et de domination entre Riyad et beaucoup de ses alliés pourrait donc créer un esprit de défiance de la part de ces derniers.

Intérêts nationaux

Agnès Levallois, professeur à Sciences-Po à Paris et spécialiste du Proche-Orient, souligne quant à elle que si les conséquences politiques de la montée des tensions irano-saoudiennes seront minimes au sein dudit bloc sunnite, les répercussions économiques pourront peser dans la balance de nombreux pays sunnites entretenant des liens commerciaux étroits avec Téhéran. Cela expliquerait le jeu actuel du sultanat d'Oman, qui cherche à rester neutre, tout comme les appels au calme d'Ankara. Pour Mascate, qui entretient des rapports commerciaux poussés avec l'Iran (plus d'un milliard de dollars en 2015), suivre l'Arabie saoudite à tout prix aurait des conséquences catastrophiques. L'exploitation commune du champ gazier de North Dome entre le Qatar et l'Iran inciterait également Doha à se montrer prudent dans cette montée des tensions.

Pour Agnès Levallois, il existe tout de même une peur commune « en partie fantasmatique » de la poussée de l'expansionnisme iranien. Cette peur pousserait de nombreux pays à se méfier naturellement de Téhéran, et donc à s'allier à Riyad. Mais cela reste, comme le souligne Marc Lavergne, une « simple alliance de circonstance, le bloc sunnite n'existant pas ». Cette logique s'appliquerait pour les pays du Machrek, alors que ceux d'Afrique seraient plus touchés par une volonté de conserver les financements saoudiens. C'est le cas de l'Égypte, pour qui ce soutien permet de garantir une relative paix sociale, mais qui reste plus soucieuse de ses problèmes intérieurs que d'une éventuelle crise avec l'Iran. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=368 Sat, 16 Jan 2016 15:01:24 GMT
<![CDATA[Arabie saoudite]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Mohammed ben Salmane, l’homme fort de Ryad ?

Article de Maud Descamps publié sur le site d'Europe 1

PORTRAITS CROISÉS – La montée en puissance de Mohammed ben Salmane, fils du roi actuel d’Arabie saoudite, crée quelques tensions au sein du royaume.

Le contexte. A la mort du roi Abdallah, il y a exactement un an, le prince Salmane ben Abdel Aziz a été nommé, à 79 ans, roi d’Arabie saoudite. De santé précaire, le nouveau souverain s’est rapidement entouré d’hommes forts pour l’accompagner dans son règne. Deux hommes en particulier, et aux profils différents, le conseillent au quotidien : son fils, Mohammed ben Salmane et son neveu, Mohammed ben Nayef, prince-héritier du trône. Mais la montée en puissance du premier inquiète certains Saoudiens, et agacent même quelques membres de la famille royale.

Mohammed ben Salmane, le fils du roi. Mohammed ben Salmane est un jeune prince, de 35 ans, qui a réussi à s’imposer assez rapidement depuis l’accession au trône de son père. "Il a créé la surprise en seulement un an", note Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences-Po Paris.

"Les regards étaient davantage tournés vers Mohammed ben Nayef, prince-héritier du trône, qui était considéré, au moment de l’arrivée au pouvoir de Salmane, comme celui qui allait être l’homme fort du royaume, car c’est lui qui était en charge des affaires intérieures et plus particulièrement de la lutte contre le terrorisme dans le pays", ajoute la spécialiste.

Un jeune prince fougueux. Mais assez vite, Mohammed ben Salmane s’est imposé, bénéficiant d’une relation privilégiée avec le roi, qui n’est autre que son père. Très vite le jeune homme a été investi de beaucoup de responsabilités : il est devenu ministre de la Défense, puis il a très rapidement été chargé du dossier yéménite. Et c’est dans sa gestion de cette guerre, que mène l’Arabie saoudite en menant une coalition contre les rebelles Houthis, que le jeune ministre s’est révélé. "Un certain nombre de Saoudiens s’interrogent sur sa personnalité. Ils le perçoivent comme un homme fougueux, un peu jeune, et qui cherche à s’imposer en se lançant dans certaines aventures – en particulier dans l’aventure yéménite – en se demandant s’il a vraiment les capacités pour le faire", souligne la professeure de sciences-politiques. Car dix mois après le début de l’offensive au Yémen, l’Arabie saoudite semble s’embourber.

Un roi faible, un prince ambitieux. L’assurance du jeune ministre de la Défense n’est pas toujours bien reçue. "Il est toujours difficile en Arabie saoudite d’exprimer son opposition, mais certains estiment que le roi est malade et que son fils a pris des libertés en emmenant, notamment, l’Arabie sur un chemin problématique au Yémen", insiste Agnès Levallois.

Cette montée en puissance est source de tensions au sein même de la famille royale. Mohammed ben Nayef, prince-héritier du trône, a vu son cousin prendre beaucoup de place depuis un an. "Pourtant, Nayef a une vraie légitimité, de par sa longue expérience, notamment en termes de lutte contre le terrorisme qu’il mène depuis des années", souligne la spécialiste.

S’il n’est pas envisageable, aujourd’hui, que Mohammed ben Salmane écarte son cousin de la succession au trône, il existe néanmoins une rivalité entre les deux hommes. "On est dans une lutte pour savoir qui va être le plus fort et engranger le plus de retombées bénéfiques pour le royaume", analyse la spécialiste. Or, le bilan actuel donne l’avantage à Mohammed ben Nayef, ministre de l’Intérieur, qui a mis en place une politique rigoureuse de lutte contre le terrorisme dans le royaume, là où son cousin, ministre de la Défense, semble, lui, enlisé avec la guerre au Yémen]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=367 Wed, 06 Jan 2016 10:33:29 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite / Iran]]> - <![CDATA[France culture]]> Invitée du journal de France culture le 4/01/2016 à 22h

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=366 Tue, 05 Jan 2016 10:53:39 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite / Iran]]> - <![CDATA[C à dire - France 5]]>
Que se passe-t-il entre l'Arabie Saoudite et l'Iran ?
Cliquer pour voir la vidéo
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=365 Tue, 05 Jan 2016 10:48:00 GMT
<![CDATA[Syrie/Arabie saoudite]]> - <![CDATA[Medi 1]]>
La diplomatie saoudienne est à l'action pour trouver une issue politique aux deux conflits actuels, la Syrie et au Yémen. Une centaine de membres de l'opposition syrienne vont tenter d'unifier leurs positions dans l'hypothèse d'éventuelles négociations avec Damas

Cliquez pour écouter l'interview]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=364 Sat, 12 Dec 2015 19:14:34 GMT
<![CDATA[Daesh/Coalition internationale]]> - <![CDATA[France 24]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=363 Fri, 04 Dec 2015 19:06:34 GMT
<![CDATA[Les chemins du djihad]]> - <![CDATA[Arte Thema]]>


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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=362 Wed, 02 Dec 2015 21:34:46 GMT
<![CDATA[Situation PO]]> - <![CDATA[Huffington Post]]>

http://www.huffingtonpost.fr/agnes-levallois/guerre-contre-daech-attentats_b_8679946.html?utm_hp_ref=fr-international

L'évolution de la situation géopolitique post-attentat au Moyen-Orient

Suite aux attentats de Paris, le président français a entrepris un marathon diplomatique intense avec la volonté de renforcer la lutte contre l'organisation État islamique qui a revendiqué les attaques du 13 novembre comme celles qui se sont produites à Beyrouth la veille faisant plus de 40 morts, et l'attentat qui s'est déroulé à Tunis le 24 novembre - 12 morts - sans oublier celui qui a visé à Bamako l'hôtel Radisson - 21 morts- ou le crash de l'avion russe au dessus du Sinaï le 31 octobre provoquant la mort de 224 personnes. La liste est longue et non exhaustive mais elle est significative de la capacité de Daech à taper différentes cibles provoquant un sentiment de sidération au sein des populations visées.

Que faire face à cette menace ?

François Hollande prône une unique coalition internationale seule à même, selon lui, de venir à bout de cette menace. Vladimir Poutine avait déjà fait cette proposition en septembre dernier lors de l'Assemblée générale de l'ONU mais sans qu'elle soit accueillie favorablement car une coalition menée par les États-Unis existe depuis 15 mois déjà dont l'objectif est de lutter contre l'organisation terroriste. Dès lors quelle est la nouveauté de la proposition française et que peut-elle apporter ? Pour cela il convient de revenir à la situation en Syrie. Ce pays est l'enjeu de conflits majeurs entre des forces locales, régionales et internationales. Le régime de Bachar al-Assad très affaibli après plus de quatre ans de guerre a fait appel, fin septembre, à l'armée russe pour l'aider à se maintenir au pouvoir et plus particulièrement à l'aviation qui doit permettre à l'armée syrienne de garder le contrôle de la "Syrie utile" à savoir Damas, la capitale, ainsi que la ville de Homs et la région alaouite, région d'où est originaire la famille Assad et la minorité alaouite à laquelle elle appartient.

Ce soutien indéfectible des Russes au régime syrien bloque toute tentative de règlement de la crise car les Occidentaux, au premier chef desquels la France n'envisagent pas que Bachar al Assad puisse rester à la tête de l'État en raison de la violence qu'il exerce contre son peuple depuis mars 2011. Entre l'entrée en action de l'aviation russe et les attentats de Paris on a donc assisté à une coordination militaire de fait entre la coalition occidentale et les Russes afin d'éviter des incidents dans le ciel syrien mais pas plus car les cibles visées par les deux camps sont opposées. Les Russes s'attaquent majoritairement aux groupes d'opposition au régime syrien et très peu aux bases de Daesh quand les Occidentaux visent l'organisation État islamique.

Aujourd'hui, les Russes et les Français parlent de coordonner leurs frappes et de ne pas viser ceux qui "luttent contre" Daesh. Référence est faite ici aux rebelles soutenus par la Turquie et les occidentaux qui combattent à la fois le régime syrien et Daesh. L'ambigüité demeure à ce sujet car, pour la Russie, toute opposition à son allié est considérée comme terroriste.

La complexité de la situation est due au fait que si de nombreux acteurs entendent lutter contre Daesh ils ne poursuivent pas pour autant le même objectif. La France veut éviter de nouveaux attentats sur son sol; la Russie veut avant tout aider le régime syrien; la Turquie a fait preuve de complaisance à l'égard de Daesh car elle ne veut pas que la lutte contre cette organisation favorise, à terme, le jeu des Kurdes dont l'objectif est la création d'un Etat; quant aux pays du Golfe, après avoir eu également une attitude des plus ambigües ils se rendent compte qu'ils seront les prochains sur la liste des terroristes mais ils ne mettent pas pour autant de moyens significatifs dans la lutte contre eux car ils sont engagés sur un autre front, le Yémen.

Daesh est aujourd'hui un monstre qui échappe à ceux qui ont pu à un moment ou à un autre l'utiliser. Cette prise de conscience devrait permettre de mettre en œuvre des moyens pour lutter contre lui mais seuls les bombardements n'y suffiront pas. L'envoi de troupes au sol est inéluctable mais qui est prêt à y aller ? Sûrement pas l'armée syrienne occupée à bombarder la population civile ; l'armée irakienne a abandonné Mossoul lorsque les jihadistes sont entrés dans la ville et elle est minée par des tensions confessionnelles ; les pays du Golfe se concentrent sur le Yémen qu'ils bombardent sans relâche sans arriver à défaire les houthistes. Il reste les Turc qui seraient les plus à même de se lancer dans cette aventure mais ses dirigeants ne sont pas prêts à cela, ils craignent probablement que Daesh ne se retourne contre eux. Et que dire de l'Iran qui se tient aux côtés de l'armée syrienne ? Son armée a les capacités à s'engager mais l'antagonisme Riyad/Téhéran est si fort qu'il empêche toute coopération car aucun des deux ne veut la victoire de l'autre sur ce terrain. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=361 Mon, 30 Nov 2015 22:27:38 GMT
<![CDATA[Daesh/Financement]]> - <![CDATA[28' Arte]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=359 Mon, 30 Nov 2015 22:05:46 GMT
<![CDATA[Daesh/Coalition internationale]]> - <![CDATA[20 Minutes]]>
En Syrie, le cap de la «grande» coalition anti-Daesh reste à définir

http://www.20minutes.fr/monde/daesh/1736359-20151123-syrie-cap-grande-coalition-anti-daesh-reste-definir]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=358 Mon, 23 Nov 2015 22:21:07 GMT
<![CDATA[Daesh/Coalition internationale]]> - <![CDATA[Europe 1]]>

Levallois : "A l'inverse de l'Irak, Bachar al... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=357 Mon, 23 Nov 2015 21:42:08 GMT
<![CDATA[Syrie/Daesh]]> - <![CDATA[LesNouvelles News]]> Agnès Levallois, consultante et spécialiste du monde arabe contemporain.

Les Nouvelles NEWS : François Hollande l’a souligné à plusieurs reprises, la France est en guerre. Est-ce nouveau ? Qu’est ce que cela signifie?

Agnès Levallois : Il convient de préciser ce terme de guerre, car l’organisation État islamique (EI, ou Daech) n’est pas un État avec une armée contre laquelle la France va combattre. Ce terme de guerre est utilisé pour montrer à l’opinion publique que les autorités réagissent. Et d’ailleurs, la décision de mener des bombardements contre des positions de Daech à Raqqa, peu de temps après les attentats de vendredi dernier, en est la démonstration. L’utilisation de ce mot permet également l’annonce de mesures exceptionnelles, comme l’a fait François Hollande devant le Congrès.

Justement, lors de son discours, le Président a affirmé l’intensification des opérations françaises en Syrie. Daech peut-il être éliminé par des bombardements ?

Daech ne pourra pas être éliminé par de seuls bombardements, la meilleure preuve en est que ceux-ci ont commencé il y a plus d’un an et que l’organisation existe toujours. Toutefois son expansion a été limitée grâce aux opérations aériennes. Tous les experts sont d’accord sur un point : il faut également l’engagement de troupes au sol pour lutter contre l’EI et c’est là la difficulté majeure, car personne en Occident ne veut se battre à ce niveau.

Le Président en appelle à l’unité, il souhaite non pas deux coalitions (Russie/Iran et Occident) mais une. Est-ce possible, sachant que le désaccord réside essentiellement sur l’avenir de Bachar al-Assad au pouvoir ?

Les positions sont effectivement divergentes entre les différents acteurs concernés par la Syrie. Mais François Hollande a amorcé un changement en déclarant : « Notre ennemi en Syrie, c’est Daech ». Alors que jusque là il se refusait à établir une hiérarchie entre la lutte contre l’EI et celle contre Bachar al-Assad, considérant, à juste titre, qu’il fallait lutter contre les deux car la répression menée par Assad contre sa population « nourrissait » Daech.

Est-ce que cette inflexion va permette un rapprochement avec la Russie pour la mise en place d’une seule coalition ? Ce n’est pas exclu, même si cela me paraît difficile. L’élément essentiel à ce sujet est l’évolution de la relation entre Moscou et Washington et si accord il y a entre les deux, la France ne pourra que s’y rallier.

Concernant cette fois les attentats à Paris, l’externalisation du conflit syrien sur le territoire français était-elle prévisible ?

Oui, en raison de l’implication de la France sur le dossier syrien depuis les premiers jours du soulèvement et car elle est engagée sur d’autres terrains, comme le Mali. L’attentat contre Charlie Hebdo avait également montré que la France était visée par des islamistes radicaux sur certaines particularités de notre société. Essayons de ne pas tomber dans le piège tendu par l’EI et dans lequel il veut nous faire tomber. Daech ne pourra pas être éliminé par de seuls bombardements La France peut-elle vraiment venir à bout de l’EI ?

Toute seule, non, la France ne peut pas venir à bout de cette organisation. Il faut une réponse collective. La guerre en Syrie est une guerre où sont engagées de nombreuses parties : locales (l’armée d’Assad, les groupes d’opposition et l’EI) ; régionales (Turquie, Arabie Saoudite, Iran et Hezbollah libanais) et internationales (Russie, États-Unis, France…). Face à cet enchevêtrement d’intérêts il faut déployer des trésors de diplomatie pour établir des priorités et se donner les moyens d’agir ; et pas uniquement sur le plan militaire.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=356 Thu, 19 Nov 2015 12:27:17 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[20 Minutes]]> Conférence de Vienne sur la Syrie : «L'Iran et la Russie ont les cartes en main»


Veto américain et saoudien obligent, jamais l’Iran n’avait été convié à la table des négociations sur le dossier syrien. Mais ce temps est révolu. Ce vendredi à Vienne (Autriche), la reprise des pourparlers pour s’orienter vers une sortie du conflit en Syrie rassemblera pour la première fois les chefs de la diplomatie américaine, russe, saoudienne et iranienne.

Iran et Russie « ont les cartes en main »
Si la Russie insiste depuis le début du conflit en Syrie sur la participation de l’Iran à un règlement politique, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite s’y opposaient fermement. Mais les Américains ont finalement amorcé une inflexion surprise de leur position. « Il y a une volonté claire et consensuelle de trouver une solution politique au conflit syrien, ce que ne permet pas la voie militaire », explique Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient et des questions syriennes. Après une réunion quadripartite entre le Russe Sergueï Lavrov, l’Américain John Kerry, le Saoudien Adel al-Jubeir et le Turc Feridun Sinirlioglu, des pourparlers élargis à d’autres diplomaties régionales et européennes incluront vendredi le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif.

« Face à ce conflit meurtrier, le principe de réalité s’est imposé à tout le monde », estime Agnès Levallois. Et comme la Russie et l’Iran sont les principaux alliés de la Syrie, « aucune solution politique n’est possible sans leur concours. En tant qu’alliés et soutiens financier et militaire de la Syrie, ce sont eux qui ont les cartes en main », analyse-t-elle. C’est la première fois que l’Iran sera représenté à une réunion internationale sur la Syrie. En 2012, Téhéran n’avait pas participé à la conférence de Genève-1 sur la Syrie, et son invitation à participer à Genève-2 en 2014 avait été retirée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en raison de l’opposition des États-Unis et de l’Arabie saoudite.


Ne pas s’enliser en Syrie

Mais les différentes parties en présence pourront-elles accorder leurs violons ? Jeudi, Ban Ki-moon a appelé les participants aux discussions à se montrer « flexibles », alors que le sort du président syrien continue de diviser Washington et Moscou. Engagée depuis le 30 septembre dans une campagne de bombardements aériens intensifs en Syrie, la Russie, consciente du risque d’enlisement militaire, pourrait toutefois finir par lâcher Assad. Idem pour l’Iran, dont les milices au sol ont essuyé des pertes humaines. « Pour Moscou et Téhéran, la question aujourd’hui n’est pas le maintien à tout prix d’Assad. L’important pour eux est le maintien du système, pas de la personne », souligne Agnès Levallois.

Ces pourparlers représentent « l’occasion la plus prometteuse pour (trouver) une ouverture politique », a déclaré John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, même si aucune solution concrète ne devrait se profiler à l'issue de cette rencontre. « Il y a assez peu d’espoir de résultat avec cette réunion de Vienne, tempère Agnès Levallois. Mais le fait que pour la première fois, tous ces acteurs internationaux se mettent autour d’une même table pour tenter de résoudre le conflit est un bon début ».]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=355 Sat, 31 Oct 2015 14:54:05 GMT
<![CDATA[Syrie/Russie]]> - <![CDATA[France inter]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=354 Fri, 23 Oct 2015 14:01:31 GMT
<![CDATA[Syrie/Iran/Russie]]> - <![CDATA[28' Arte]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=353 Fri, 23 Oct 2015 13:52:39 GMT
<![CDATA[SYRIE/Russie]]> - <![CDATA[France inter]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=352 Wed, 21 Oct 2015 18:43:03 GMT
<![CDATA[Syrie/partition]]> - <![CDATA[RTS]]> Ecouter l'émission ici]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=351 Fri, 16 Oct 2015 17:40:39 GMT <![CDATA[Syrie/Etats-Unis]]> - <![CDATA[Medi 1]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=350 Wed, 14 Oct 2015 19:04:16 GMT
<![CDATA[La guerre en Syrie devient-elle une guerre mondiale ?]]> - <![CDATA[France Culture]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=349 Tue, 13 Oct 2015 20:01:41 GMT <![CDATA[France/Moyen-Orient]]> - <![CDATA[RFI]]>
Écouter l'émission ici]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=347 Tue, 13 Oct 2015 19:57:41 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Francetvinfo]]> La Syrie est-elle le nouveau terrain d'affrontement entre la Russie et l'Occident?

Le retour de la guerre froide ? L'aviation russe a mené, mercredi 30 septembre, ses premiers bombardements sur la Syrie, à la demande du président syrien Bachar Al-Assad. Un raid vivement critiqué par Washington et Paris. Les Etats-Unis comme la France reprochent à Moscou de n'avoir pas visé les positions de l'Etat islamique, mais celles d'autres opposants au régime.
Y a-t-il une montée de la tension entre les Etats-Unis et la Russie autour de la Syrie ? Quel est l'enjeu de cet affrontement ? Ne s'agit-il pas d'un jeu de rôle ? Quelle peut en être l'issue ? Les réponses de francetv info.

La tension monte-t-elle entre la Russie et les Etats-Unis ?

Oui, estime Agnès Levallois, consultante sur le Moyen-Orient et chargée de cours à Sciences Po, contactée par francetv info. "Il y a une vraie montée de la tension entre les deux puissances, russe et américaine, en Syrie. Le président russe, Vladimir Poutine, intervient massivement, alors qu'il y a une coalition depuis un an contre l'Etat islamique, menée par les Etats-Unis. C'est une façon de dire : 'Nous sommes partie prenante, nous sommes là, vous n'allez pas nous refaire le coup de la Libye'." En 2011, la France et le Royaume-Uni étaient intervenus pour renverser le régime de Kadhafi, tuant le chef de l'Etat libyen et laissant une situation chaotique.

Le reproche fait à Moscou d'avoir bombardé, dans les provinces de Homs et de Hama, d'autres opposants au régime que l'Etat islamique lui paraît-il légitime ? Pour Agnès Levallois, "il semble que les bombardements de Vladimir Poutine aient visé des zones tenues par des opposants soutenus par les Occidentaux" et les pays du Golfe. Des brigades de l'Armée syrienne libre et le Front Al-Nosra (groupe islamiste affilié à Al-Qaïda), qui "avaient repoussé l'avancée de l'Etat islamique" dans cette zone, ont été ciblés. Pour Agnès Levallois, il y a peu de doute : "Vladimir Poutine agit ainsi pour renforcer Bachar Al-Assad. Il veut obtenir des gains sur le terrain avant la négociation sur le sort de la Syrie et avoir plus de poids."

Quelles sont les deux visions qui s'affrontent ?

Sans l'ombre d'un doute, l'Etat islamique, qui "recrute en Asie centrale, notamment au Daguestan et en Tchétchénie [deux Républiques de la Fédération de Russie], ainsi qu'en Ouzbékistan" est perçu comme une menace directe pour la Russie, explique Clément Therme, chercheur à l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). Pour Moscou, "il s'agit à la fois d'un danger intérieur, alimenté par la crainte du retour des jihadistes, et d'un danger à ses frontières", développe ce spécialiste des relations irano-russes. Mais comme la Russie, alliée de Damas et de Téhéran, se méfie aussi bien, en Syrie, de l'Etat islamique que des rebelles soutenus par les pétromonarchies, "elle soutient la seule force qui reste, l'Etat syrien, donc Bachar Al-Assad, pour mener la guerre contre les jihadistes", conclut-il.

A l'inverse, développe Agnès Levallois, les Etats-Unis comme la France considèrent que "beaucoup de Syriens rejoignent Daech [l'Etat islamique] pour lutter contre Assad. Si l'on veut tarir les recrutements de Daech, il faut lutter contre Bachar Al-Assad. Sinon, ce sera un combat sans fin. Les Occidentaux veulent combattre les deux en même temps." Mais même Paris se contente désormais, selon l'entourage de François Hollande cité par l'AFP, "d'une transition politique claire dont l'issue soit le départ du président Bachar Al-Assad", sans en faire un préalable.

Spécialiste du Moyen-Orient et auteur d'Irak, la revanche de l'histoire. De l'occupation étrangère à l'Etat islamique (éd. Vendémiaire, 2015), Myriam Benraad résume à francetv info ces "postures divergentes". "La Russie voit Bachar Al-Assad comme un sauveur face aux jihadistes, en faisant fi du rôle joué par le président syrien dans la déliquescence du pays", explique la chercheuse au Centre de recherches internationales de Sciences Po. "Les Etats-Unis, eux, diabolisent Bachar Al-Assad. Mais en parlant des rebelles, Washington oublie de préciser qu'il n'y a plus que des jihadistes sur le terrain. L'Armée de la conquête [coalition de rebelles islamistes, comprenant le Front Al-Nosra] n'est absolument pas modérée et a commis des atrocités. Il s'agit donc d'une guerre de propagande et de désinformation des deux côtés."

Ne s'agit-il pas d'un jeu de rôle ?

Cette tension russo-occidentale est-elle en train d'atteindre un point culminant ? La "troisième guerre mondiale" a-t-elle (peut-être) débuté mercredi 30 septembre avec les frappes russes en Syrie, comme l'avance L'Obs ? Au téléphone, l'expression fait rire Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense joint par francetv info. "Aberrant ! Un vrai gonflement médiatique !" Pour lui, c'est faux pour deux raisons. La première, c'est ce que l'Otan et la Russie considèrent tous deux l'Etat islamique comme le véritable ennemi. La seconde ? "Les coordinations se font fatalement entre Moscou et Washington", ne serait-ce que pour éviter aux avions russes d'être abattu par des systèmes automatiques de défense aérienne mis en place par la coalition de l'Otan contre l'Etat islamique.

Il juge donc que cette escalade "est un jeu de rôle dans un cadre onusien". Et d'ajouter que la France, elle aussi, avait envoyé un signal en effectuant ses premières frappes contre l'Etat islamique, "juste avant l'Assemblée générale de l'ONU".
Quel avenir pour la Syrie ?

Quelle conséquence peut avoir ce bras de fer, réel ou non, pour la Syrie, pays dévasté par quatre ans de guerre, avec des millions de réfugiés hors de ses frontières ? Les Occidentaux ne sont plus "dans une logique de l'homme providentiel" qui a failli en Irak ou ailleurs, avec la mise en place au pouvoir de dirigeants non représentatifs, estime Agnès Levallois. "Il s'agit désormais de réunir autour de la table l'opposition syrienne pour trouver une solution politique." Belle intention, qui prend peu de formes concrètes pour l'instant. Pour reconstruire quoi et comment ? Pierre Conesa considère que l'Occident "gère militairement des crises dont il n'a pas l'issue politique."

Pour Myriam Benraad, face à une "impasse", on s'achemine vers une "partition" : "Le régime syrien a perdu une grande partie du territoire et ne peut pas survivre à long terme. Il y aura d'un côté une Syrie bis avec les forces d'opposition qui se feront la guerre et s'entretueront. Et d'autre part, un règlement de comptes parce que tout le monde a payé la guerre au prix fort, y compris les alaouites [la confession de Bachar Al-Assad et de 10% de la population syrienne]. De toute façon, on est déjà dans le cadre d'une implosion sur le territoire. Il n'y a plus d'autorité centrale. On va rester là-dessus très longtemps."

Ce qu'il faudrait faire, selon elle ? "Créer de zones de cessez-le-feu durables. En Syrie, il y a un degré de dévastation dont personne ne se doute. Il n'y a plus rien, c'est un champ de ruines. Il faut voir ce qu'on peut reconstruire zone par zone. Qu'il y ait une entente entre grandes puissances et puissances régionales, avec une force multinationale pour stabiliser la situation sur place. Mais personne n'y est prêt." En attendant une improbable force multinationale, l'Iran, rappelle Jean-Michel Bouguereau dans La République des Pyrénées, "a mobilisé le Hezbollah, des milices chiites irakiennes et, semble-t-il, des bataillons des Gardiens de la Révolution" pour sauver, avec l'aide de la Russie, ce qui reste du régime de Bachar Al-Assad.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=346 Fri, 02 Oct 2015 21:42:56 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[RFI]]>
Écouter l'émission ici]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=345 Thu, 01 Oct 2015 16:52:21 GMT
<![CDATA[Syrie/ONU]]> - <![CDATA[Europe 1]]>
]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=344 Tue, 29 Sep 2015 21:01:31 GMT
<![CDATA[Arabie saoudite]]> - <![CDATA[Soir 3]]>
A partir de 5'35]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=343 Mon, 28 Sep 2015 12:49:42 GMT
<![CDATA[Palestine/France]]> - <![CDATA[France Culture]]>
A partir de la 6è minute
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=342 Tue, 22 Sep 2015 20:33:36 GMT
<![CDATA[Syrie/intervention]]> - <![CDATA[France Culture]]> Émission diffusée le 18 septembre 2015


Vidéo de la première partie de l'émission


Cliquer ici pour écouter la seconde partie de l'émission]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=341 Fri, 18 Sep 2015 21:11:48 GMT
<![CDATA[Syrie/frappes]]> - <![CDATA[28' Arte]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=340 Thu, 10 Sep 2015 11:28:03 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Plan de l'ONU]]> Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient, ce plan peut être qualifié d'historique uniquement parce que la Russie l'a signé. Pour le reste, on est encore loin d'un véritable accord.

Analyse

Cliquer pour lire l'interview publiée dans l'Obs le 18/08/2015 ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=339 Wed, 19 Aug 2015 12:19:43 GMT
<![CDATA[Bande de Gaza ]]> - <![CDATA[Attentats]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=338 Wed, 22 Jul 2015 16:10:10 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Comprendre le conflit]]>
Je vous en propose la lecture en cliquant sur le lien ci dessous :

Cliquer ici]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=337 Wed, 15 Jul 2015 16:03:40 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite]]> - <![CDATA[JT France 2 ]]>
Journal de 20h diffusé le 25 juin

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=336 Fri, 26 Jun 2015 10:15:20 GMT
<![CDATA[Irak/Syrie]]> - <![CDATA[28' Arte]]>


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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=335 Fri, 22 May 2015 20:36:15 GMT
<![CDATA[Irak/Syrie/EI]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Émission diffusée le 20 mai
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=334 Thu, 21 May 2015 10:20:13 GMT
<![CDATA[Irak / EI ]]> - <![CDATA[RTS ]]>
Cliquer sur le lien pour écouter (à partir de 5'30)
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=333 Wed, 20 May 2015 13:51:37 GMT
<![CDATA[Syrie-Irak]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Émission diffusée le 18 mai 2015

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=332 Tue, 19 May 2015 14:33:52 GMT
<![CDATA[Qatar-France]]> - <![CDATA[Service Public France Inter]]> Émission diffusée le 5 mai 2015

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=331 Wed, 06 May 2015 11:12:09 GMT
<![CDATA[Qatar, Arabie Saoudite: quelles sont nos relations diplomati]]> - <![CDATA[France 5 C'est à dire]]> Émission diffuseé le Lundi 4 mai 2015

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=330 Tue, 05 May 2015 11:37:34 GMT
<![CDATA[Libye]]> - <![CDATA[28' Arte]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=329 Fri, 24 Apr 2015 13:34:46 GMT
<![CDATA[L'Égypte, le pouvoir et les frères musulmans]]> - <![CDATA[RFI]]> Décryptage diffusé le jeudi 23 avril

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=328 Fri, 24 Apr 2015 11:26:19 GMT
<![CDATA[Syrie-France]]> - <![CDATA[Francetv info]]>
Syrie : "Renouer le dialogue avec Bachar Al-Assad est un leurre"

Le débat refait surface. Au lendemain de la diffusion de l'interview de Bachar Al-Assad, lundi 20 avril sur France 2, la question de renouer ou non le dialogue avec le président syrien pour trouver une sortie de crise en Syrie se pose à nouveau. Mais pour Agnès Levallois, spécialiste de la Syrie et professeur à l'ENA, cette idée n'a pas lieu d'être, car le régime n'a plus le poids géopolitique qui était le sien avant le conflit.

Francetv info : Peut-on éviter de renouer le dialogue avec Bachar Al-Assad ?

Agnès Levallois : Je poserais la question différemment : qu'a-t-on à gagner à renouer le dialogue avec lui ? Et, selon moi, la réponse est... pas grand-chose. Si, pour l'instant, autant de terroristes font ce qu'ils veulent en Syrie, c'est que le régime n'arrive pas à gérer cette situation. Aujourd'hui, Assad ne contrôle qu'une partie du territoire syrien. Or, les jihadistes, notamment ceux de l'organisation de l'Etat islamique, se trouvent dans des zones que le pouvoir syrien ne contrôle pas du tout. Pour les Occidentaux, si l'objectif d'une reprise des négociations avec Bachar Al-Assad est de lutter contre le terrorisme, je ne vois pas en quoi il est en mesure de nous apporter une quelconque aide.

Ne pensez-vous pas que Bachar Al-Assad dispose de renseignements qui pourraient être utiles à la France pour lutter contre les réseaux terroristes ?

Mais les réseaux dont vous parlez sont actifs dans des zones qui sont totalement hors de son contrôle ! Les Français qui partent en Syrie pour combattre dans les rangs de l'Etat islamique ne se rendent pas dans des zones contrôlées par Assad. Le régime ne dispose donc pas de beaucoup plus d'éléments que nous contre ces réseaux qu'il ne parvient pas à éradiquer. Il a même fait le choix de leur abandonner une partie du territoire, notamment l'est du pays.

Bachar Al-Assad n'a rien à offrir. Aujourd'hui, vu sa situation, s'il disposait de la moindre information, il l'aurait fait savoir aux Occidentaux, qui auraient saisi la balle au bond. Quand on veut négocier, on montre d'abord qu'on est de bonne foi. Or il n'a rien montré, à part des grandes phrases, des grandes interviews dans les médias occidentaux. En fait, avec ses déclarations, il joue sa dernière carte : un plan de communication très bien organisé, destiné à faire de lui un interlocuteur incontournable. Et les gens finissent par se dire que, vu le chaos général, la meilleure solution est d'aller négocier avec lui.

Selon vous, il serait tellement affaibli qu'il ne compterait plus que sur sa communication ?

En dépit de l'aide considérable de la Russie, de l'Iran et du Hezbollah, il ne contrôle que 40% de son territoire. Il est profondément affaibli, et l'instabilité se rapproche de Damas. Pour redorer son image et continuer à exister, il compte sur les réseaux diplomatiques dans les pays occidentaux qui pensent que la Syrie reste un acteur incontournable dans la région. Certains nostalgiques croient toujours que le régime syrien a cette capacité à assurer une certaine sécurité régionale. Or, vu le chaos qui règne dans la zone, il est clair qu'il n'en a plus les moyens. Donc je ne vois pas l'intérêt que nous aurions à négocier avec Assad.

Avec qui faut-il négocier alors ?

Tout dépend de l'objectif. S'il s'agit pour nous de lutter contre le phénomène des jihadistes qui passent en Syrie, la frontière la plus importante est la frontière turque. Donc la négociation importante doit s'établir avec la Turquie qui a une responsabilité primordiale sur ce sujet. Il y a un problème de moyens pour permettre que cette frontière soit plus surveillée. Si on cherche une solution politique, c'est avec les Russes et les Iraniens, seuls capables de faire infléchir le régime syrien, qu'il faut aller négocier. Il reste beaucoup de choses à faire avant de se dire "Allons négocier avec Bachar Al-Assad". C'est un leurre, ça ne servirait qu'à le remettre en selle. Le droit à tuer serait renouvelé pour un homme qui bombarde sa population avec des barils d'explosifs.

C'est aussi la position de la diplomatie française. Pensez-vous qu'elle pourrait changer ?

Le seul changement que pourrait opérer la France, ce serait de refuser de discuter avec Bachar Al-Assad, mais d'accepter une négociation avec des segments du régime. C'est la position de John Kerry [le secrétaire d'Etat américain], qui ne veut pas refaire la bêtise commise en Irak : lorsque les Etats-Unis ont cassé le parti Baas et l'armée, ils ont brisé le pays. En Syrie, il s'agit de mettre hors du jeu Bachar et son clan. Et ça ne peut passer que par une négociation avec l'Iran et la Russie, pour faire en sorte qu'Assad ne soit pas l'interlocuteur syrien et obtenir, enfin, une sortie de crise.

Propos recueillis par Christophe Rauzy]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=327 Tue, 21 Apr 2015 19:38:38 GMT
<![CDATA[Iran / nucléaire]]> - <![CDATA[28' Arte]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=326 Sat, 04 Apr 2015 10:57:19 GMT
<![CDATA[Tunisie]]> - <![CDATA[Europe 1]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=325 Sat, 21 Mar 2015 13:06:56 GMT
<![CDATA[Tunisie]]> - <![CDATA[France 24]]>

Cliquer sur le lien pour visionner
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=324 Fri, 20 Mar 2015 19:30:06 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[RTS]]>
Bachar el Assad est-il un acteur incontournable pour sortir de la crise ?

Cliquer sur le lien pour écouter ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=323 Tue, 17 Mar 2015 21:37:07 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[RFI]]>
Faut-il négocier avec Bachar el-Assad ?

Cliquer sur le lien pour écouter ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=322 Tue, 17 Mar 2015 20:26:15 GMT
<![CDATA[Syrie-France]]> - <![CDATA[Public Sénat]]> A partir de 15']]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=321 Thu, 05 Mar 2015 18:31:04 GMT <![CDATA[Libye / EI]]> - <![CDATA[Europe 1]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=320 Wed, 18 Feb 2015 16:37:32 GMT
<![CDATA[Qatar]]> - <![CDATA[Atlantico]]> Mais que cache le Qatar derrière son amour immodéré de l’art ?

Agnès Levallois

Les autorités en charge de la politique culturelle au Qatar ont acheté une célèbre toile de Gauguin pour... 300 millions de dollars, peu après en avoir déboursé 250 pour une œuvre de Cézanne. L'émirat investit massivement dans l'art, malgré sa faible population et son absence tourisme de masse. Une stratégie qui n'est pas dictée par le seul amour des belles peintures...

Cliquer pour lire l'interview ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=319 Wed, 18 Feb 2015 10:50:35 GMT
<![CDATA[Égypte]]> - <![CDATA[Arte 28']]>
À partir de 13'44

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=318 Thu, 12 Feb 2015 23:29:06 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[RFI]]> Cliquer pour écouter
Émission le débat : faut-il négocier avec Bachar Al-Assad ?
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=317 Fri, 30 Jan 2015 17:58:09 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite]]> - <![CDATA[I Télé]]>
"L'Arabie saoudite est un pays important pour les Occidentaux" - Le 24/01/2015 à 17h00
]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=316 Sun, 25 Jan 2015 18:25:01 GMT
<![CDATA[Arabie Saoudite]]> - <![CDATA[JT de France 2]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=315 Sat, 24 Jan 2015 15:19:21 GMT
<![CDATA[Palestine]]> - <![CDATA[Arte 28']]> Palestine : créer un État est-il encore possible ?]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=314 Thu, 04 Dec 2014 20:19:22 GMT <![CDATA[Israël/Palestine]]> - <![CDATA[Europe 1 (à partir de 33')]]>


Attentats en Israël : l'escalade de la violence peut-elle être stoppée?]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=313 Tue, 18 Nov 2014 21:12:21 GMT
<![CDATA[Egypte]]> - <![CDATA[Jeune Afrique]]> ÉGYPTE : que signifie l'allégeance du principal groupe terroriste du pays à l'État islamique ?

Le groupe terroriste le plus actif en Égypte, Ansar Bayt al-Maqdis, vient de prêter allégeance à l'État islamique (Daesh). Une alliance qui est tout sauf anecdotique. Décryptage avec Agnès Levallois, consultante spécialiste du Moyen-Orient, et Sophie Pommier, professeur à l'Institut d'études politique de Paris et spécialiste de l’Égypte.

Le groupe est devenu en quelques mois, le principal acteur des nombreux attentats qui visent les forces de sécurité en Égypte. Ansar Bayt al-Maqdis (ABM), les "partisans de Jérusalem" ont ce matin prêté allégeance aux combattants de l’État islamique. "Nous annonçons prêter allégeance au calife Ibrahim Ibn Awad... pour écouter et obéir", explique celui qui se présente comme "membre de la cellule d’information" de l’organisation. Dans un enregistrement de 9 minutes posté sur un site jihadiste et relayé sur Twitter, il explique se rallier à la cause de Daesh et appelle les islamistes modérés à "mourir avec honneur". Le groupe est devenu en quelques mois, le principal acteur des nombreux attentats qui visent les forces de sécurité en Égypte. Ansar Bayt al-Maqdis (ABM), les "partisans de Jérusalem" ont ce matin prêté allégeance aux combattants de l’État islamique. "Nous annonçons prêter allégeance au calife Ibrahim Ibn Awad... pour écouter et obéir", explique celui qui se présente comme "membre de la cellule d’information" de l’organisation. Dans un enregistrement de 9 minutes posté sur un site jihadiste et relayé sur Twitter, il explique se rallier à la cause de Daesh et appelle les islamistes modérés à "mourir avec honneur".

Que représente l'allégeance d'Ansar Bayt al-Maqdis pour Daesh ?

Cette allégeance d’ABM représente le plus important ralliement depuis la proclamation du Califat de l'État islamique le 29 juin 2014. Bien que de plus en plus puissant, Daesh a conscience que ses moyens sont limités et doit former des coalitions pour continuer son expansion, mais "il y a une contradiction entre l'objectif de Daesh qui entend s'établir sur le territoire Syro-irakien et les groupes qui lui font allégeance", précise Agnès Levallois.

Jusqu’à présent, ABM se revendiquait plutôt de la mouvance Al Qaïda, organisation "hors sol avec des groupes franchisés, ce qui n'est pas le cas de Daesh. La question est donc est de savoir si c'est Daesh qui a souhaité ce ralliement ou le groupe qui souhaite bénéficier de "l'aura" dont bénéficie Daesh aujourd'hui et qui participe à sa communication", explique la spécialiste.

Pourquoi maintenant ?

"Il y a eu désaccord dans les rangs de ABM sur cette option. Le mouvement se présente comme très ancré dans la réalité locale, composé de Bédouins. Là, il change de registre", souligne Sophie Pommier. Plus qu’un possible retour en Égypte de certains combattants en territoire égyptien, "c’est très probablement l’intensification de la campagne militaire et plus encore peut-être la création d’une zone tampon dans le Sinaï qui ont emporté le morceau". La question de la notoriété semble également essentielle. "ABM entend lancer des opérations et veut bénéficier de plus de 'publicité' grâce à son allégeance à Daesh", précise Agnès Levallois.

Ansar Bayt al-Maqdis est-il un mouvement important ?

Considéré comme l’un des groupes les plus nuisibles en Égypte, ABM est un groupe "qui met à mal le discours des autorités égyptiennes selon lequel elles ont la situation en main", souligne Agnès Levallois. Il représente donc un défi colossal pour Al-Sissi qui a fondé toute sa popularité sur la stabilité et l’argument sécuritaire.

Le groupe a revendiqué de nombreuses attaques contre les forces de sécurité égyptiennes en réponse à la répression dont les Frères musulmans font l’objet depuis la destitution de Mohamed Morsi par l’armée. Il est notamment soupçonné d'être l’auteur de l’attentat ayant couté la vie à 30 soldats égyptiens près de la frontière avec la bande de Gaza il y a 10 jours. Cet été, il avait également bombardé les sièges de la police au Caire et à Mansoura, et tenté d'assassiner le ministre de l'intérieur, le général Mohamed Ibrahim.

"L'allégeance à Daesh est donc importante pour ABM car c'est aussi un moyen pour ce groupe de faire parler de lui, d'inquiéter et d'accroître sa capacité de nuisance au moins en termes de perception", précise la spécialiste.

Comment l'État égyptien répond à la multiplication des attaques dans le Sinaï ?

Depuis plusieurs semaines, l’Égypte intensifie sa lutte contre le terrorisme et exhibe fièrement les arrestations et les exécutions de terroristes dans la presse. "Le combat contre le terrorisme sera long, douloureux et sanglant" a mis en garde le président Al-Sissi. Un combat qui s’illustre "par la seule répression", explique Sophie Pommier. "Pas de programme de développement à la clé, pas de solution inclusive pour les populations locales", alors qu’une zone tampon et un couvre-feu viennent d’être mis en place dans le nord-Sinaï.

Si cette allégeance peut rendre difficile le recrutement sectaire dont ABM a l’habitude, elle peut aussi encourager les sympathisants de Daesh en Égypte à intégrer de facto le groupe armé et devenir des combattants actifs. Dans son enregistrement, ABM a d’ailleurs demandé aux islamistes plus modérés, tels que les membres des Frères musulmans, "déçus par le processus démocratique" de rejoindre le mouvement. "Il vaut mieux mourir avec honneur que de vivre dans l'humiliation", explique l'enregistrement.

Quels sont les alliés de l'Égypte face à la menace jihadiste dans le Sinaï ?

Si de nombreuses puissances occidentales, à l’image des États-Unis ou de la France ont apporté leur soutien à la lutte contre le terrorisme dans la péninsule, sur le terrain, la lutte anti-terroriste est une affaire nationale. Aucun accord de coalition n’est pour le moment envisagé dans cette région. Mais cette allégeance pourrait rebattre les cartes. "Alors que les autorités égyptiennes ont refusé de s’impliquer dans la coalition anti-Daesh, en dépit des appels pressants des Occidentaux., ce fait nouveau pourrait les faire changer d’avis. Le gain pour Daesh serait alors discutable", explique Sophie Pommier.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=312 Sun, 16 Nov 2014 19:59:04 GMT
<![CDATA[Tunisie : enjeux des élections]]> - <![CDATA[Europe 1]]>

Après les élections tunisiennes, que reste-t-il... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=311 Mon, 27 Oct 2014 12:32:35 GMT
<![CDATA[Gaza : quelle reconstruction?]]> - <![CDATA[France culture]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=310 Mon, 13 Oct 2014 18:33:41 GMT <![CDATA[Syrie/France]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 11'25)]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=309 Wed, 08 Oct 2014 17:22:55 GMT <![CDATA[Irak/Coalition internationale]]> - <![CDATA[Journal du Dimanche]]> Face aux djihadistes, une internationale de la guerre

Attentats en Syrie et au Yémen d’un côté, frappes aériennes en Syrie et en Irak de l’autre. Le conflit s’est encore durci samedi. La coalition a gagné le renfort de trois nouveaux pays dont le Royaume-Uni.

Des tirs de roquettes, des djihadistes de l'État islamique (EI, Daech) contre la ville syrienne kurde d'Aïn Al-Arab et d'autres revendiqués par Al-Qaida au Yémen près de l'ambassade américaine à Sanaa. Jabhat Al-Nosra, groupe de rebelles syriens affilié à Al-Qaida pourtant rivaux de Daech, qui menace de représailles "dans le monde entier" les pays de la coalition qui frappent en Syrie. L'Iran, qui prévient qu'il n'hésitera pas à affronter l'EI sur le territoire irakien s'il s'avise de s'approcher de sa frontière. Sept cibles visées par les États-Unis, la Jordanie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en Syrie : un bâtiment et deux véhicules armés touchés près de la ville d'Aïn Al-Arab (Kobanê en kurde) ; un aéroport, une garnison et un camp d'entraînement près de Raqqa ; et des frappes pour la première fois dans la province de Homs. En Irak, trois raids menés au sud-ouest d'Erbil ; en Syrie l'annonce de la mort d'un des principaux chefs de l'État islamique, survenue vendredi lors d'une attaque aérienne de la coalition internationale. Et, pour finir, à Paris, la mise en examen et l'incarcération des trois djihadistes rentrés de Syrie, dont le beau-frère de Mohamed Merah.

Six semaines après les premières frappes américaines décidées par Barack Obama, la journée de samedi a été marquée par une recrudescence des violences sur le front de la guerre qui oppose désormais une trentaine de nations aux djihadistes. "Ce n'est pas une guerre contre un État"

Elle l'a également été par le renforcement de la coalition. Menée initialement par les États-Unis et la France, celle-ci compte trois membres de plus : le Danemark et la Belgique, qui ont décidé de déployer chacun des avions de combat F-16, mais aussi le Royaume-Uni. Samedi, pour la première fois, des chasseurs bombardiers de la Royal Air Force ont commencé à survoler l'Irak sans frapper. Jusqu'ici, sept pays participaient tous les jours ou presque aux frappes militaires : États-Unis, France, Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Jordanie et Qatar. Ils sont soutenus, via des livraisons d'armes, de munitions ou la mise à disposition de bases aériennes, par l'Allemagne, l'Albanie, l'Estonie, la République tchèque, la Pologne, l'Australie, le Canada, l'Italie et peut-être la Turquie, qui pourrait rejoindre les rangs de la coalition. D'autres nations aident financièrement la coalition emmenée par les États-Unis.

Faut-il voir dans cette internationalisation du conflit les prémices d'une troisième guerre mondiale? Une guerre qui n'opposerait pas telles nations contre telles autres, comme entre 1914 et 1918 puis de 1939 à 1945, mais une multitude de pays coalisés à autant d'entités terroristes? Pour Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient et enseignante à l'ENA, "il ne s'agit pas d'une troisième guerre mondiale parce que ce n'est pas une guerre contre un État, même si Daech ambitionne d'en devenir un. Ensuite parce que les autres États impliqués ne se font pas la guerre entre eux. Mais la dimension internationale tient au recrutement massif de Daech dans le monde entier". Ancien ambassadeur de France à Téhéran, chercheur associé à l'Iris, François Nicoullaud souligne, de son côté, que "les conséquences de ce conflit pourraient être comparables à celles d'une guerre mondiale. Car si dans quelques mois ou quelques années l'Iran parvient à se rapprocher de l'Arabie saoudite et à normaliser sa relation avec les États-Unis, cette redistribution des cartes constituera un bouleversement majeur dans cette région du monde".

La France est officiellement "en guerre"

Depuis le nouveau bombardement français vendredi en Irak et l'exécution d'Hervé Gourdel en Algérie mercredi, la France est ­officiellement "en guerre", même si la réalité du conflit reste floue pour l'opinion. Mardi, lors de l'assemblée générale des Nations unies à New York, François Hollande avait lâché le terme après avoir rejeté l'ultimatum posé par Daech lui donnant 24 heures pour arrêter les frappes sur l'Irak. Faute de quoi Hervé Gourdel, enlevé en Algérie, bien loin de l'Irak, serait exécuté. "Nous ne céderons à aucun chantage, à aucune pression, à aucun ultimatum fût-il le plus odieux, le plus abject", avait insisté le président de la République, ajoutant : "Notre meilleure réponse à cette menace, à cette agression, c'est l'unité nationale dans cette guerre, car c'en est une, contre le terrorisme." Message reçu de la part des Français si l'on en juge le sondage réalisé par l'Ifop pour Sud Radio au lendemain de l'exécution du guide de haute montagne, à qui plusieurs milliers de personnes ont rendu hommage samedi matin à Nice lors d'une marche silencieuse : 69 % approuvaient désormais les frappes en Irak contre l'État islamique, contre 53 % une semaine plus tôt.

Déjà engagée au Sahel, où les 3.000 hommes de l'opération Barkhane combattent d'autres djihadistes, la France multiplie donc les fronts, tout en poursuivant les ­livraisons de matériel humanitaire. À Erbil, dans le Kurdistan irakien, les diplomates français croulent, par ailleurs, sous les demandes de visas de la part des réfugiés, notamment chrétiens : selon le ministère des Affaires étrangères, "plus de 10.000 demandes d'information ont été déposées, une vingtaine de familles sont reçues chaque semaine et environ 300 visas ont été déjà délivrés". Autant de personnes à qui la France offre la possibilité d'une vie meilleure. Une générosité aux allures de goutte d'eau dans un océan de détresse humaine et de misère.

Alexandre Duyck (avec F.C.) - Le Journal du Dimanche ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=308 Mon, 29 Sep 2014 19:21:59 GMT
<![CDATA[France/Etat islamique]]> - <![CDATA[28' Arte]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=307 Wed, 24 Sep 2014 18:46:10 GMT <![CDATA[Jordanie]]> - <![CDATA[RFI]]> La monarchie jordanienne est-elle menacée par la déstabilisation du Proche-Orient ?

Pour en débattre : Pénélope Larzillère et Agnès Levallois

Cliquez ici pour écouter l'émission
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=306 Sun, 21 Sep 2014 16:05:10 GMT
<![CDATA[Irak/France]]> - <![CDATA[LCP]]> Ca vous regarde

Etat islamique : la France sur le pied de guerre

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=305 Mon, 15 Sep 2014 21:38:34 GMT
<![CDATA[Irak/Etats-Unis]]> - <![CDATA[Europe 1]]>
Invitée de la matinale d'Europe 1


"Obama est prêt à réagir mais il ne réagira pas... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=304 Wed, 10 Sep 2014 15:34:53 GMT
<![CDATA[Irak/Djihadistes]]> - <![CDATA[Europe 1]]>
L'invité politique d'Europe 1


Levallois : "les djihadistes Européens sont des... par Europe1fr]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=303 Sun, 07 Sep 2014 15:56:08 GMT
<![CDATA[Irak/Etats-Unis]]> - <![CDATA[I Télé]]> Stratégie de l'Etat islamique

Entretien avec Audrey Pulvar



Agnès Levallois : l'EI a "une volonté de continuer à faire peur" - Le 02/09/2014 à 22h05]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=302 Wed, 03 Sep 2014 20:34:23 GMT
<![CDATA[Qatar/France ]]> - <![CDATA[Europe 1 ]]> À partir de 22'50
Cliquer pour écouter
]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=301 Mon, 28 Jul 2014 11:28:01 GMT <![CDATA[Egypte/Palestine]]> - <![CDATA[Libération]]> Le périlleux silence du Caire

Al-Sissi est sensible à la cause palestinienne mais sa croisade anti-islamiste lui interdit tout soutien au Hamas.

PAR JENNA LE BRAS Libération 14 juillet 2014

«Il n’y a pas de médiation à proprement parler.» L’annonce, froide et cinglante, faite par le porte-parole des Affaires étrangères égyptien, Badr Abdel Laty, a finalement mis un terme la semaine dernière aux tergiversations autour d’une possible intervention du Caire dans le dossier israélo-palestinien. Un refus sans précédent, qui a provoqué un coup de tonnerre sur la scène diplomatique internationale, alors qu’il se murmurait que le pays travaillait activement en sous-main à un apaisement des esprits. Frontalière de Gaza, l’Egypte, premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël en 1979, a pourtant souvent joué les médiateurs entre l’Etat hébreu et le Hamas. Mais, cette fois, elle a décidé de rester muette, se contentant d’appeler les deux camps au calme.

Haine. Derrière ce silence inattendu, un homme : Abdel Fatah al-Sissi. Depuis son accession au pouvoir, la position du Caire sur Gaza, étroitement liée au Hamas et donc aux Frères musulmans, a radicalement changé.

Le nouveau régime militaire a porté un coup fatal à l’organisation en fermant et en démolissant des centaines de tunnels de contrebande utilisés pour transporter des marchandises dans la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2006. Raisons invoquées par les autorités : les taxes appliquées par le Hamas sur les biens de première nécessité passant par ses tunnels et, surtout, l’utilisation de ces passages humanitaires, illégaux mais jusqu’à présent tolérés, pour faire transiter des armes et exfiltrer des criminels recherchés.

Une position qui tranche avec celles des prédécesseurs d’Al-Sissi car, contrairement aux idées reçues, la politique de Mohamed Morsi, issu de la confrérie et à qui l’on prête des liens très étroits avec le Hamas, n’était en fait guère éloignée de celle de Moubarak, personnellement investi dans les processus d’apaisement et les médiations entre le Fatah et le Hamas, à la fin des années 2000. C’est d’ailleurs l’islamiste Morsi qui, lors de l’opération «Pilier de défense», en novembre 2012, avait joué un rôle pivot dans le retour au calme.

En proie à une haine délirante envers les Frères musulmans, le nouveau pouvoir égyptien préfère aujourd’hui ne pas se mêler de ce qui se passe à Gaza. Une position difficile à tenir pour Al-Sissi qui, par ailleurs, a repris à son compte la position historique de défense de la cause palestinienne : «Mahmoud Abbas [président de l’Autorité palestinienne, ndlr] était présent à la cérémonie d’investiture d’Al-Sissi», note Agnès Levallois, ancienne responsable du bureau monde arabe à la délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense. Cependant, après trois ans d’instabilité politique et économique, l’équilibre du pays est la priorité. «L’Egypte ne s’est pas, à proprement parler, retirée du dossier israélo-palestinien, mais elle a d’autres préoccupations, affirme Agnès Levallois. Elle n’a plus le même poids et, surtout, elle fait passer ses propres intérêts avant ceux de la cause palestinienne.» Et si, traditionnellement, Le Caire a toujours voulu jouer un rôle, «il s’est fait voler la vedette par le Qatar qui, porté par les bouleversements dans la région en 2012, a permis un accord interpalestinien».

Dans le même temps, l’ex-maréchal Al-Sissi semble se satisfaire de l’affaiblissement du Hamas, mouvement qu’il a interdit en début d’année, le soupçonnant d’avoir collaboré à des attentats sur le sol égyptien. «Al-Sissi a la volonté d’assécher le Hamas en coopérant, discrètement, avec Israël, note Frédéric Encel, docteur en géopolitique. Il sait que la condition sine qua non du maintien des aides des Etats-Unis, déjà mis en péril par la répression [en Egypte], passera notamment par là.»

Cette crise de Gaza a donc valeur de test pour le nouveau président, «quant à sa capacité à redonner une place à l’Egypte sur la scène régionale». D’autant plus que la population, influencée par la propagande anti-Frères, est bien moins encline qu’auparavant à soutenir le Hamas, malgré son attachement à la cause palestinienne.

«Cauchemar». Al-Sissi joue un jeu d’équilibriste, jonglant entre les déclarations de pure rhétorique diplomatique et les gestes de soutien aux Palestiniens. Jeudi, il a notamment accepté de rouvrir le poste frontalier de Rafah pour permettre le transfert de blessés dans des hôpitaux du Sinaï.

Une prise de position risquée, alors que l’Egypte peut craindre une escalade de la violence qui aurait des conséquences sur son sol. «Si une guerre éclate, le risque majeur est une dégradation des rapports avec Israël, mais surtout, et c’est le cauchemar d’Al-Sissi, l’infiltration dans le Sinaï égyptien de militants islamistes radicaux», explique Frédéric Encel. Quant aux dirigeants du Hamas, ils savent d’expérience que chaque épisode de violence permet à terme d’ouvrir de nouvelles discussions en faveur des Territoires palestiniens, sur l’assouplissement du contrôle des tunnels d’approvisionnement et l’application des cessez-le-feu. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=300 Mon, 14 Jul 2014 15:17:54 GMT
<![CDATA[Liban-Syrie]]> - <![CDATA[TV5 Monde]]>
Quelles sont les priorités pour le Liban par rapport à l'afflux de réfugiés syriens ?


La grande difficulté pour le Liban, c'est de pouvoir gérer ces réfugiés. Comme il n'y a pas besoin de visa entre le Liban et la Syrie, les Syriens arrivent au Liban sans qu'ils soient enregistrés. C'est la raison pour laquelle, aujourd'hui, tout le monde ne donne pas les mêmes chiffres du nombre de réfugiés syriens dans le pays. Il n'y a pas le même contrôle qu'en Turquie ou en Jordanie, par exemple. A cause de cela, le gouvernement libanais n'a, dans un premier temps, pas vraiment pris la situation en considération. Du coup, il se retrouve aujourd'hui, en quelques sortes, débordé par le problème. Il s'aperçoit qu'il y a des centaines de milliers de Syriens qui sont là. Comme la situation se dégrade un peu plus tous les jours en Syrie, beaucoup de ces Syriens restent au Liban. Alors qu'à l'origine, beaucoup faisaient des allers-retours très réguliers entre les deux pays. Du coup se pose la question, maintenant, de que faire de ces réfugiés syriens : les infrastructures n'ont pas été mises en place pour les accueillir. Il n'y a pas eu, de la même façon qu'en Jordanie, la mise en place systématique de camps. Beaucoup de ces Syriens sont installés un peu n'importe où, comme ils le peuvent, dans le pays. Avec, par conséquent, un vrai problème pour le gouvernement aujourd'hui : celui de savoir exactement où ils sont, ce qu'ils font, et quels moyens mettre en œuvre pour essayer de gérer cette situation, qui est très grave pour le Liban aujourd'hui. Début juin, Riad Salamé, le gouverneur de la Banque centrale libanaise, estimait que les réfugiés syriens coûtent 4,5 milliards de dollars au Liban chaque année. C'est donc une estimation récente ?



Il y a des ratios qui sont mis en place pour déterminer le coût des Syriens. On peut calculer ce que représente la présence de tant de réfugiés sur le territoire, en considérant qu'il faut prendre en compte la scolarité, les services de santé, les rations alimentaires, etc. C'est vrai qu'aujourd'hui, le Liban a plutôt intérêt à forcer le trait pour essayer d'obtenir le plus d'aide possible : comme il y a cette difficulté à comptabiliser exactement le nombre de réfugiés, je pense que le gouvernement libanais veut aussi avoir une marge de sécurité, en quelques sortes, par rapport aux Syriens sur place, parce qu'ils sont peut-être plus nombreux que ce qui est indiqué par les chiffres actuels.


Parmi les coûts à prendre en compte, il y a ceux inhérents à la santé des réfugiés. Des craintes se font jour, par exemple, quant aux maladies transmissibles par l'eau. Cela dans un contexte de grande sécheresse. Est-ce spécifique à l'année 2014, ou le problème s'est-il déjà posé les années précédentes ?


Il y a des recrudescences de maladies qui se sont développées en Syrie, en raison de la situation sanitaire déficiente découlant de la guerre. Cela paraît évident que ces problèmes de santé se soient déplacé dans les pays voisins. Cela peut être pris en compte là où des camps de réfugiés sont installés avec des structures internationales, par exemple pour essayer de prendre des mesures de vaccination systématique d'enfants. Mais au Liban, comme il n'y a pas ces structures d'accueil, comme ces camps n'ont pas été mis en place, aujourd'hui, le problème de santé se pose. Au début de la crise en Syrie, les infrastructures sanitaires syriennes fonctionnaient encore. Mais avec la dégradation de la situation dans le pays, elles marchent de moins en moins bien. Donc la question sanitaire se pose en Syrie et, à partir de là, s'exporte, si je puis dire, dans les pays voisins. Et ce d'autant plus au Liban que les structures n'existant pas, il n'y a pas de mesures prises par les organisations internationales pour mettre en place tout de suite, rapidement, des campagnes de vaccination des enfants, pour reprendre notre exemple.


Se rajoute à ce contexte que là, à la période estivale, il fait très chaud. Il y a des problèmes d'électricité très importants au Liban. De nombreux réfugiés vont vivre dans des conditions de plus en plus précaires, sans électricité, sans eau. Dans des conditions sanitaires aussi dégradées, des épidémies ou des maladies peuvent apparaître. C'est vraiment un souci très important pour les autorités libanaises aujourd'hui, parce que cela va aussi, forcément, atteindre la population libanaise.



Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebrane Bassil, craint une « dissension entre Libanais et Syriens ». A quoi cela correspond-il ?


D'abord, il y a un problème confessionnel qui se pose. La structure confessionnelle du Liban est extrêmement fragile entre les chrétiens, les sunnites, les chiites, les druzes... S'il y a un afflux massif, par exemple, de réfugiés qui sont logiquement majoritairement sunnites - la population majoritaire en Syrie est sunnite - l'équilibre confessionnel va être remis en question. C'est toujours une crainte pour les Libanais quand il y a des afflux de population.


Un deuxième point extrêmement important, c'est que beaucoup d'entrepreneurs libanais, même de toutes petites entreprises, ont licencié leur personnel libanais pour embaucher des Syriens qu'ils paient beaucoup moins cher. Il y a effectivement de graves tensions aujourd'hui, parmi les populations les plus défavorisées, libanaise et syrienne. Elles vont, d'une certaine manière, se bagarrer pour les mêmes postes, en sachant que la main d'œuvre libanaise la plus précaire, la moins qualifiée, va se voir rafler les postes par les Syriens qui, eux, se contenteront de salaires encore moins importants que les Libanais. Là, évidemment, il risque d'y avoir des dissensions et des affrontements, ce n'est pas du tout à exclure.


Est-ce spécifique au Liban?


Cela a moins cours en Jordanie et en Turquie : comme ils sont dans des camps, leur présence est beaucoup plus organisée, et avec des règles. En Jordanie, un réfugié syrien ne peut pas faire n'importe quoi parce qu'il est dans un camp et, comme ils sont contrôlés, il ne peut pas en sortir comme ça. Il y a des règles qui ont été mises en place et qui limitent ce phénomène.
Au Liban, comme il n'y a aucun contrôle à cause de la frontière ouverte entre les deux pays, les gens vont et viennent. Ces populations se sont installées où elles le pouvaient et comme elles le pouvaient. Les Syriens qui débarquent au Liban essayent de survivre. Si on leur propose un travail, même très peu payé, qui leur permet de se nourrir, ils le prennent. C'est une situation très spécifique au Liban de par la relation entre ces deux pays et le fait de l'absence de contrôle aux frontières qui crée ce flux de population très fluide entre les deux pays... ce qui n'est pas du tout le cas entre la Turquie et la Syrie, ou la Jordanie et la Syrie.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=299 Tue, 08 Jul 2014 21:50:24 GMT
<![CDATA[IRAN/ARABIE SAOUDITE]]> - <![CDATA[France Culture]]>
Cliquer pour écouter]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=298 Mon, 23 Jun 2014 19:02:58 GMT
<![CDATA[IRAK]]> - <![CDATA[L'Etat islamique en Irak et au Levant]]>
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=297 Tue, 17 Jun 2014 11:36:29 GMT
<![CDATA[Présidentielles en Syrie ]]> - <![CDATA[France 24 : Débat PARTIE 1]]>

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=296 Wed, 04 Jun 2014 20:14:44 GMT
<![CDATA[Présidentielles en Syrie ]]> - <![CDATA[France 24 : Débat PARTIE 2]]>

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]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=295 Wed, 04 Jun 2014 20:14:37 GMT
<![CDATA[Élection de Bachar al-Assad]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 10min49)]]> ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=294 Wed, 04 Jun 2014 19:59:01 GMT <![CDATA[Négociations israélo-palestiniennes ]]> - <![CDATA[France Culture la matinale]]> Cliquer pour visionner ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=293 Mon, 28 Apr 2014 12:00:40 GMT <![CDATA[Égypte]]> - <![CDATA[RFI- Décryptage]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=291 Fri, 28 Mar 2014 17:05:22 GMT
<![CDATA[SYRIE]]> - <![CDATA[Stratégie de la terre brûlée]]> Risques internationaux
http://www.risques-internationaux.com

Près de trois ans après le déclenchement de la révolte en Syrie, l’évolution de la situation sur le terrain a fait oublier qu’il s’agissait, au départ, d’un mouvement spontané et résolument pacifique : quelques adolescents ont été emprisonnés et torturés pour avoir écrit un graffiti sacrilège : "ton tour arrive docteur"... et ce fut l’étincelle qui allait déclencher cette révolte populaire.

Assad est responsable de la "militarisation" puis de "l'islamisation" du conflit

Le régime de Bachar al Assad a immédiatement compris le danger d’un mouvement pacifique et a employé tous les moyens possibles pour le militariser. Après des vendredis et des vendredis où la population descendait dans la rue pour exprimer ses revendications de liberté et se faisait tuer, on a assisté à une militarisation de la révolte avec la création de l’Armée libre de Syrie (ALS) en réaction à la violence utilisée par le régime.

La répression de plus en plus sanglante menée à partir d’août 2011 a entrainé la marginalisation progressive de la contestation civile. Du coup, vont apparaître des mouvements comme Jabhat al-Nusra et plus récemment, au printemps 2013, "l’État islamique en Irak et au Levant" (EIIL), affilié à al Qaïda, dont l’ambition est de supplanter l’ALS. Avec l’apparition de ces groupes radicaux, on a assisté à un tournant dans la perception et l’analyse du conflit.

En effet, le régime Assad perçoit très bien l’inquiétude suscitée chez les Occidentaux par la présence de groupes radicaux sur le sol syrien, attirant de jeunes européens prêts à se battre pour le jihad. Il a donc "joué" délibérément cette carte, en favorisant le développement des groupes les plus extrémistes, en libérant de ses geôles des responsables djihadistes et en évitant soigneusement, lors de bombardements, les centres de commandement de ces groupes, au détriment des autres opposants comme l’ALS.

De plus, le comportement de certains groupes extrémistes peut inciter une partie de la population soutenant l’opposition à se détourner d’elle, en raison de leurs dérapages, de leurs actes violents et c’est ce que cherche le régime en les laissant se développer et en évitant soigneusement de s’attaquer à eux.

Assad sait qu'il ne doit, en aucun cas, commencer à négocier

Bachar al-Assad sait qu’il ne doit pas commencer à négocier car cela voudrait dire le "début de la fin". Négocier veut dire faire des concessions et prendre le risque de limiter son pouvoir, celui de ses proches, les intérêts de son clan et, à terme, remettre en question la place de sa communauté au sein du pouvoir.

C’est ainsi que l’équipe de négociateurs qui s’est rendue à Genève pour les discussions lancées sous l’égide de Lakhdar Brahimi n’a eu de cesse de mettre en avant la question du terrorisme pour ne pas parler de la transition politique, sujet que l’opposition, quant à elle, entend aborder dans cette enceinte. Résultat, les bombardements ont continué pendant les négociations avec une violence redoublée et les deux délégations sont reparties sans aucun pas n’ait été enregistré.

Ce régime "joue" remarquablement la carte du temps et cela lui a toujours réussi. Rappelons-nous l’assassinat de Rafiq Hariri, premier ministre libanais en 2005. La Syrie est montrée du doigt, Assad fait le dos rond et, en juillet 2008 il est accueilli avec tous les honneurs à Paris lors du sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée ; il est même invité au défilé du 14 juillet.

Repli sur une "Syrie utile" exsangue

Le refus du régime d’aborder la question humanitaire et d’organiser des couloirs humanitaires repose sur le fait qu’il entend éradiquer de la société syrienne les bases de l’opposition et ce ne sont pas les quelques miettes accordées à la suite de la réunion de Genève 2 qui changeront grand-chose, hélas.

Bachar al-Assad préfère donc rester dans l’impasse dans laquelle il se trouve en attendant d’éventuels changements sur la scène internationale et il utilise toutes les armes en sa possession pour terroriser la population, liquider l’opposition. Il s’appuie sur le Hezbollah et les conseillers iraniens pour élaborer sa stratégie. Il est frappant de constater que ce régime, en dépit du fort soutien apporté par les Russes et les Iraniens n’est plus en mesure de contrôler l’ensemble de son territoire et qu’il se replie sur la Syrie qui lui est utile.

C’est pour cela que ce régime mène une offensive qui vise à transformer la démographie du pays, en faisant partir des populations considérées comme hostiles de certaines zones. D’après le HCR, le nombre de déplacés syriens atteint aujourd’hui 3,5 millions et devrait atteindre les 6,5 millions (d’autres sources parlent d’au moins 8 millions de déplacés sur une population de près de 23 millions) d’ici la fin de l’année, sans compter les 2,5 millions réfugiés dans les pays voisins.

Les Russes soutiendront-ils le régime de Bachar al-Assad indéfiniment ?

Oui, pas tant en raison de leur volonté de garder la base militaire russe située à Tartous (que l'opposition avait d'ailleurs promis de préserver) que de lutter contre l’émergence des extrémistes sunnites, qui représentent un danger intérieur pour eux.

Sous la direction de Poutine, les Russes utilisent aussi la question syrienne pour démontrer leur retour en force sur la scène internationale et élargir ce qu'ils considèrent comme leur zone d'influence. Ils se posent, ainsi, en protecteur des "chrétiens d’Orient", et tout particulièrement des communautés orthodoxes.

Dans ces conditions, Bachar al-Assad peut tenir encore et rester à la tête d’une Syrie dévastée, détruite et vidée de sa population et aucun des deux camps ne peut l’emporter militairement à court terme.

Pourquoi est-il criminel de renvoyer dos à dos le régime et les groupes armés ?

De nombreux observateurs tentent aujourd’hui de démontrer que c'est une guerre régionale qui se joue en Syrie, la guerre d'un axe sunnite contre un axe chiite. Il s'agirait, selon eux, d'un conflit opposant un régime qui défend la laïcité à des groupes armés obscurantistes et radicaux.

Rien n’est plus faux : si la question religieuse se pose aujourd'hui avec acuité, c'est parce qu'elle a été instrumentalisée par les Assad, tandis que les minorités sont, elles, prises en otages. De nombreux syriens membres de communautés minoritaires ont été enlevés dans des conditions qui suscitent des interrogations sur l’identité des responsables de prises d'otages et ils sont toujours retenus.

Il est réducteur et dangereux d’envisager la crise sous le seul angle d'un choc des "extrêmes" car cela revient à donner au régime d'Assad la légitimité d'utiliser la violence la plus meurtrière contre la population civile, alors que la majorité de l’opposition syrienne s’oppose aux actions des groupes radicaux et qu'elle les combat.

Ne nous y trompons pas, il s’agit, avant tout, d’un combat de libération contre un régime dictatorial, autoritaire, même si, évidemment, des acteurs extérieurs se sont invités et jouent chacun leur partition au détriment du sort du pays et de sa population.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=290 Thu, 27 Feb 2014 19:45:45 GMT
<![CDATA[EGYPTE]]> - <![CDATA[Après le referendum]]>
Retour d’Egypte, premières impressions après le référendum

PAR JEAN-FRANÇOIS DAGUZAN, EMMANUEL DUPUY, MICHEL TAUBE, JEAN-YVES MOISSERON, AGNÈS LEVALLOIS, PATRICIA LALONDE, THIERRY RAMBAUD ET GUILLEM MANSONIS

Quel bilan tirer du référendum sur la nouvelle Constitution égyptienne, qui s’est tenu les 14 et 15 janvier 2013, et quel avenir pour la révolution ? De retour d’Egypte, nous livrons, ici, nos premières impressions.

Sur le plan formel, le scrutin semble s’être déroulé dans des conditions de transparence et de sécurité, a priori, peu évidentes. Il s’inscrivait, dans un contexte tendu par l’élimination politique des Frères musulmans et une reprise en main du destin de l’Egypte par l’armée, à la suite de la mobilisation populaire sans précédent appelant, en juin, à la destitution du président Morsi. Les résultats du référendum ont permis au gouvernement égyptien de transformer ce qui a pu être interprété comme un «coup d’Etat militaro-populaire» en un début de processus de validation démocratique. Avec un taux de participation de 38,6% qui dépasse les taux des référendums antérieurs, et dans un pays habitué, malgré le processus révolutionnaire, à ne pas voter massivement, la Constitution dispose du seuil minimum de légitimité. Si un nombre absolu de citoyens égyptiens a davantage approuvé cette Constitution que celle portée par le gouvernement des Frères musulmans en 2012, ceux qui n’ont pas dit «oui», en s’abstenant d’aller voter, restent plus nombreux que ceux qui se sont clairement prononcés positivement.

Globalement, ce texte représente une avancée par rapport aux Constitutions antérieures, avec les réserves que l’on indiquera plus bas. Elle pose les principes d’égalité des hommes et des femmes, du respect des droits de l’homme, de la liberté de la presse, du droit de se réunir et de manifester, de la protection des citoyens contre l’arbitraire, de la liberté de croyance, de la supériorité des traités internationaux signés par l’Egypte, du multipartisme. Elle condamne la torture, offre des garanties aux personnes appréhendées ou incarcérées. En cela, elle s’inscrit à la fois dans la continuité des Constitutions antérieures tout en progressant dans le sens d’un cadre affirmant le caractère civil de l’Etat, dont la légitimité est basée sur la souveraineté du peuple et qui s’affirme comme une structure différenciée, surplombant les intérêts particuliers et assurant la liberté et la dignité des citoyens. A cela s’ajoutent nombre de dispositions en faveur de la justice sociale, du droit au travail, à l’éducation, à la culture. Vis-à-vis des femmes, elle réaffirme le principe d’égalité, quand celle de 2012 désignait les femmes comme «sœurs» ou «partenaires» des hommes qu’il fallait respecter. C’est un net progrès.

Cependant, pour un certain nombre d’Egyptiens et d’observateurs, elle reste en deçà de l’espoir porté par la révolution de 2011.

En effet, de nombreuses dispositions posent problème. Dans la continuité des Constitutions antérieures, et pas seulement celle de 2012, «l’islam est la religion de l’Etat» et «les principes de la charia islamique sont la source principale de la législation». La liberté de croyance est «absolue» mais la liberté de la pratique religieuse est un droit uniquement pour les croyants des religions révélées (à savoir l’islam, le judaïsme et le christianisme), ce qui en soit ne règle pas le problème posé au bahaïs ou aux autres religions.

Le droit de constituer des associations est affirmé, mais avec cette précision ambiguë : «Elles doivent être autorisées à agir librement» (disposition plus restrictive qu’en 2012). Le droit syndical est rappelé, mais il n’est pas autorisé au sein des structures étatiques, ce qui exclut nombre de citoyens, tandis qu’«aucune profession ne peut créer plus d’un syndicat». Cette disposition limite l’offre syndicale et organise un monopole plus facilement contrôlable par les autorités. Les citoyens peuvent s’adresser aux autorités publiques par un écrit signé, mais «aucune requête ne peut se faire au nom d’un groupe, sauf pour les personnes morales». Comme ces personnes morales doivent disposer d’une autorisation émanant de l’Etat, cela signifie que des groupes de citoyens ne peuvent se constituer en collectif pour s’adresser aux autorités publiques.

Plusieurs dispositions assurent au Parlement un pouvoir réel et plus grand que nombre de régimes dits «présidentiels». Ainsi, un changement ministériel doit être approuvé à la majorité des membres. Le Premier ministre, nommé par le Président, doit obtenir l’approbation du Parlement pour présenter son gouvernement. Le chef de l’Etat, chef suprême des forces armées, ne peut déclarer la guerre, ni engager l’armée «égyptienne en dehors du territoire sans l’accord des deux tiers des membres du Parlement». L’état d’urgence doit être approuvé par la moitié des membres du Parlement pour une première période de trois mois puis par les deux tiers des membres en cas de prolongation. La Constitution offre donc au Parlement une véritable capacité d’exercer un contre-pouvoir, mais à condition que les élections législatives permettent l’élection d’un Parlement réellement pluraliste et représentatif de la nation.

Les articles les plus critiqués concernent l’armée et la justice militaire, mais ce sont les mêmes dispositions que dans la Constitution de 2012. Ainsi, la justice militaire s’étend aux personnels militaires mais aussi à «ceux qui ont un statut identique» sans autre précision. Si un effort a été fait par rapport à la Constitution de 2012 pour limiter la possibilité pour la justice militaire de pouvoir juger les civils, la nouvelle Constitution n’offre pas toutes les garanties. En effet, la justice militaire peut être saisie pour des crimes contre les installations militaires. Mais la définition de ces «crimes» et l’importance de l’armée dans l’économie égyptienne (agroalimentaire, énergie, hôtel, usines) étendent considérablement le champ de ces «installations». Par ailleurs, l’armée exerçant des fonctions de police, il arrivera inévitablement que des manifestants s’opposeront à des forces militaires cherchant à contenir ou à empêcher des manifestations. Ils risqueront ainsi de lourdes peines devant des tribunaux d’exception. Il y a là un risque réel d’atteinte aux libertés fondamentales, lesquelles sont par ailleurs réaffirmées dans la Constitution. Dernier point, la transparence du budget de l’armée au sein du budget de l’Etat n’est pas encore assurée et le ministère de la Défense doit être approuvé par le Conseil suprême des armées à titre transitoire dans les deux prochains mandats. Ce qui représente un recul par rapport à la Constitution de 2012, même si on trouve dans les deux textes un article similaire : «Le ministre de la Défense est le commandant général des forces armées et il est désigné parmi leurs officiers.»

Cette nouvelle Constitution offre donc de réelles perspectives, permettant à l’Egypte de faire un pas de plus en direction d’un Etat de droit démocratique, mais elle n’est pas une garantie suffisante pour que cela se passe ainsi. Tout dépendra des dispositions réglementaires qui seront basées sur cette Constitution et de l’exercice effectif du pouvoir.

L’Egypte est dans une phase, probablement transitoire, de réaffirmation de son identité et de sa puissance après l’expérience traumatisante que fut celle du gouvernement Morsi et son mépris (en tout cas perçu comme tel) de la situation économique de l’Egypte et de la dégradation accélérée des conditions de vie du citoyen. C’est là un point qui nous a frappés et qui explique l’importance de la mobilisation populaire en juin. L’opinion, très positive en faveur de l’armée, s’explique par une forme de réaction à ce qui a été perçu comme une profonde atteinte à l’identité égyptienne, mettant de surcroît en danger sa sécurité intérieure et extérieure, voire sa survie collective et individuelle. Faute de replacer les choses dans leur contexte, on ne comprend pas l’exceptionnel lyrisme du très long préambule de la Constitution : «L’Egypte est un don du Nil et le don des Egyptiens à l’humanité.» Ce n’est pas seulement l’héritage pharaonique, copte et nassérien, qui était nié par les Frères musulmans, c’était aussi la manière de concevoir et de pratiquer l’islam, cet «islam du milieu» incarné par l’université Al-Azhar - comme si l’intermède de l’islamisme politique avait aussi tenté de détruire l’islam tel qu’il est vécu et perçu en Egypte. A cela, s’ajoute l’insécurité profonde des Etats voisins de l’Egypte, le Soudan au sud, la bande de Gaza à l’est, la Libye à l’ouest. Le spectre des désastres irakien et syrien planait sur un pays qui reste structuré par l’armée et qui se sent fragilisé. Dans ce contexte angoissé plane l’idée d’un complot international fomenté par les Etats-Unis (avec la complicité du Qatar) pour diviser l’armée égyptienne et où l’Europe se serait laissé entraîner. De là découle aussi la profonde déception ressentie par les Egyptiens envers la France qui, dans ses critiques sur le processus, est accusée de ne pas avoir saisi les enjeux, l’importance du moment.

Alors, comme dans toutes les périodes de crise dans ce pays, l’armée devient l’ultime recours. On comprend alors la faveur populaire pour le général Al-Sissi qui incarne à fois la figure du raïs (assimilation à Nasser), du chef qui rassure et qui sera vraisemblablement candidat et futur président de la république égyptienne. En contrepartie inquiétante, la criminalisation des Frères musulmans (désignés en tant qu’organisation terroriste) risque de plonger le pays dans une période longue d’affrontements et de violence politique.

En conclusion, en dépit de propos amers vis-à-vis d’une France qui aurait abandonné l’Egypte, une profonde attente est perceptible de la part d’un pays toujours perçu comme l’ami historique. Sans rien lâcher de nos valeurs, un soutien plus actif dans une période périlleuse semble nécessaire pour accompagner ce partenaire essentiel, pivot du Proche et Moyen-Orient, dans un processus de transition démocratique réussi. L’enjeu stratégique, politique et social, est à la hauteur de sa dimension, colossale. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=289 Thu, 30 Jan 2014 12:31:35 GMT
<![CDATA[Printemps arabes, 3 ans après]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 10min55)]]> Émission diffusée le 18 décembre 2013

Cliquer pour visionner
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=288 Thu, 19 Dec 2013 12:22:42 GMT
<![CDATA[Syrie - Conférence de paix ]]> - <![CDATA[JDD]]> Syrie : une conférence de paix déjà condamnée?

Adoptée le 27 septembre dernier, la résolution de l'ONU permettant la destruction du stock d'armes chimiques du régime syrien demandait qu'une issue diplomatique au conflit qui dure depuis 32 mois soit rapidement trouvée. L'idée d'une conférence de paix organisée à Genève, sur la base de celle tenue en juin 2012, était évoquée par les Etats-Unis et la Russie depuis plusieurs mois, sans traduction concrète. Finalement, après des semaines de tractations diplomatiques menées par le médiateur de l'ONU Lakhdar Brahimi, la date du 22 janvier a été annoncée lundi. Un progrès, qui ne règle cependant rien aux divergences de fond.

Quel sort pour Bachar el-Assad?

C'est la question centrale qui oppose les autorités de Damas et l'opposition. L'engagement d'une transition pacifique en Syrie - objectif de cette conférence internationale - se fera-t-elle avec ou sans le dirigeant syrien? L'opposition, qui a accepté en début de mois le principe d'une participation à ce sommet, exige le départ de Bachar el-Assad. Une demande appuyée par les puissances occidentales mais exclue par le régime. Bachar el-Assad s'est lui-même dit prêt à être candidat à sa succession, lors de la présidentielle prévue en 2014. "D'ici là, il peut y avoir un accord entre Russes et Américains pour contourner cette candidature", pense pour leJDD.fr l'analyste Agnès Levallois, spécialiste de la Syrie. "Moscou perdra à soutenir à tout prix El-Assad et pourrait donc accepter de préserver le système syrien plutôt que la personne de Bachar", précise la consultante. Pour réussir, "Genève 2" devra en tout cas aller plus loin que le texte de la conférence de "Genève 1", adopté en juin 2012, qui ne spécifiait pas explicitement le sort du président syrien. Ce plan engageant la transition en Syrie n'a jamais abouti

L'opposition en mal de représentativité

Quelle sera la composition de la délégation de l'opposition syrienne à Genève? La vaste coalition est traversée par de profondes de divisions. Principale composante de l'opposition, le Conseil national syrien (CNS) avait d'abord exclu de se rendre à Genève quand d'autres factions y étaient favorables. Les relations entre la coalition et l'Armée syrienne libre (ASL), qui mène les combats sur le terrain, sont également difficiles. L'ASL est elle-même débordée par les groupes les plus extrémistes, comme les djihadistes d'Al-Nosra. "Il y a une distorsion de plus en plus forte entre l'opposition intérieure et celle de l'extérieure, ce qui l'empêche d'aborder cette conférence en position de force", résume Agnès Levallois. "La représentation de l'opposition à Genève est l'un des principaux problèmes non-résolus. C'est notamment pourquoi, en l'état, on ne voit pas très bien la solution politique qui pourrait se dégager de cette conférence", précise pour le JDD.fr Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l'Ifri.

L'inconnu iranienne

La participation de l'Iran, indéfectible soutien de Damas, à la conférence internationale semble ne "plus faire de doute", selon Denis Bauchard, qui juge cette présence indispensable à un éventuel accord. Le régime islamique n'avait pas été invité en 2012, lors du précédent sommet. Mais le discours des pays occidentaux a évolué, compte tenu de la nouvelle configuration politique en Iran. L'accord sur son programme nucléaire conclu ce week-end pourrait accélérer le processus. "Implicitement, cet accord permet également d'aborder la question syrienne car il redonne une place à l'Iran comme puissance régionale", analyse Agnès Levallois. Côté occidental, on demande à Téhéran de s'engager en faveur d'une transition du régime. La question de sa fidélité à Bachar el-Assad sera scrutée de près.

Un rapport de forces incertain

En Syrie, les forces loyales à Bachar el-Assad ont repris du terrain, notamment dans la région de Damas et d'Alep. Ces succès, s'ils se poursuivent, auront un poids certains sur une issue diplomatique au conflit. " Ce rapport de force conditionnera les discussions", affirme Denis Bauchard. Pour le spécialiste, l'Arabie Saoudite et le Qatar, échaudés par l'accord sur le nucléaire iranien, pourraient redoubler d'efforts sur le théâtre syrien pour renverser ce rapport de forces en faveur de la rébellion. Cette dernière a deux mois pour changer la donne.

Arnaud Focraud]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=287 Tue, 26 Nov 2013 09:07:38 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[RFI]]> "La nouvelles stratégie du régime, c'est d'affamer la population"

Par Aabla Jounaïdi

Affamer la population est-elle la nouvelle stratégie de Bachar el-Assad pour gagner la guerre en Syrie ? C'est en tout cas ce que pensent des membres de l'Institut de recherche et d’études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (IREMMO) et de la revue Confluences Méditerranée. Ces chercheurs et experts cosignent une tribune dans le quotidien Libération pour dénoncer cette nouvelle forme que prend le conflit syrien. Selon Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient et signataire du texte, affamer les populations dans les zones contrôlées par les rebelles est bien une stratégie nouvelle de l'armée loyaliste.

RFI: Vous décrivez l'affamement de la population comme une stratégie nouvelle du régime.

Agnès Levallois : Au départ, le régime s’attaquait aux groupes rebelles, à l’opposition. Mais face à la difficulté de l’armée à reprendre certaines positions, différentes stratégies se sont peu à peu mises en place. On a vu l’usage des armes chimiques d’abord. Face à la réprobation internationale, le régime a arrêté cela. Aujourd’hui, il est en train d’utiliser une autre arme qui est beaucoup plus « discrète », si j’ose dire.

Elle consiste à empêcher l’acheminement des vivres dans les régions qui sont sous le contrôle des rebelles. C’est un moyen de dissuader les Syriens de rejoindre l’opposition ou de rester dans le camp de l’opposition et de rallier le régime. C’est une façon pour le régime de dire à la population : « Vous voyez bien que vous n’avez rien à gagner à rester du côté de l’opposition. Rejoignez le régime qui, lui, vous permettra de vous nourrir ! »

Vous donnez des exemples précis, notamment celui de Yarmouk, réputé pour abriter un camp de réfugiés palestiniens dans le sud de Damas.

Là-bas, on a une population qui a déjà été traumatisée par l’exil et qui se retrouve à nouveau dans une situation de réfugiés. Le régime y bloque l’accès au camp et l’acheminement de vivres et de médicaments. La population est coincée, obligeant certains à essayer de fuir en sachant très bien qu’il sera très difficile pour eux de revenir.

Vous dites qu’indirectement, la communauté internationale participe à l’application de cette stratégie ou, du moins, ne fait rien pour la contrer.

La population syrienne nous semble être la grande oubliée de ce conflit, car il n’est pratiquement plus vu que sous l'angle des rapports de force régionaux et internationaux. On assiste à un phénomène très pervers depuis quelques mois. Certes, il y a eu un sursaut d’intérêt de la part de la communauté internationale après l’utilisation des armes chimiques. C’est une très bonne chose car des mesures ont été prises pour détruire l’arsenal chimique. Mais cela s’est fait au détriment de tout le reste, à savoir que l’on ferme les yeux sur le fait qu’il y a eu 120 000 à 150 000 morts dus à des armes conventionnelles et non pas chimiques. On détourne aujourd’hui le regard de ces autres armes car l’objectif est devenu les armes chimiques et la reprise du processus politique. On voit bien la stratégie de Bachar el-Assad : gagner du temps, sa stratégie depuis le début. Et elle va finir par être payante pour lui]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=286 Wed, 13 Nov 2013 19:35:12 GMT
<![CDATA[L'inconnue égyptienne]]> - <![CDATA[Ipemed News]]> Pour relancer la croissance, il faut impérativement que le calme revienne et respecter le calendrier politique. Malgré les aides obtenues, notamment des pays arabes, l’Égypte va-t-elle réussir à atteindre cet objectif?

La destitution du président Morsi et l’arrivée aux affaires du gouvernement de transition ont rassuré une partie des Égyptiens qui s’étaient mobilisés contre le mode de fonctionnement des Frères musulmans et leur incapacité à gérer les affaires de l’État. Mais les différentes mesures prises depuis, comme l’arrestation de tous les responsables de la confrérie, le gel de ses avoirs, l’interdiction de ses activités et la fermeture de son journal ne peuvent qu’inquiéter l’autre partie des Égyptiens qui considèrent que la négociation entre les deux composantes de la société est nécessaire pour un retour au calme et pour bâtir ensuite un avenir commun.

Actuellement, les autorités de transition mènent une lutte sans merci contre les Frères musulmans. Mais la seule répression ne peut être une solution. Il faut donc une transition démocratique en associant les Frères musulmans. En parallèle des questions politiques: groupe de travail sur la Constitution, calendrier électoral qui doit aboutir à des élections présidentielles d’ici mars 2014, des mesures d’urgence doivent être prises sur les plans économique et social tant la situation est grave. Le chômage ne cesse d’augmenter (il a dépassé les 13%) ainsi que l’inflation… Cela explique la mobilisation des autorités pour rassurer les investisseurs et les touristes. Le ministre du Tourisme, Hicham Zaazou, était présent au salon du tourisme parisien Top Resa (après s’est rendu en Grande Bretagne et en Allemagne et avant d’aller en Italie et aux Pays-Bas), afin de rassurer le secteur et d’inciter les Français à retrouver le chemin de l’Egypte[1]. Les Européens représentent 72% des touristes du pays, d’où l’importance de cette démarche pour un secteur qui emploie environ quatre millions de personnes et représente 11% du PIB. Ce secteur d’activité est aujourd’hui en troisième position après les remises de la diaspora et les revenus du Canal de Suez alors qu’il était la première ressource du pays avant la révolution.

Pour faire face aux défis auxquels elle est confrontée, l’Égypte s’est tournée vers les pays du Golfe, tout particulièrement l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït, qui ont renfloué les caisses de l’État. Riyad a accordé cinq milliards de dollars après la destitution du président Morsi, Abou Dhabi trois milliards de dollars et le Koweït quatre milliards de dollars. Depuis le 25 janvier 2011, les aides arabes versées ont atteint 26 milliards de dollars. Pour Nasser Kamel, ministre adjoint des Affaires étrangères pour les affaires arabes (et ancien ambassadeur d’Égypte à Paris), le soutien des pays du Golfe ne se limite pas à ces aides: «Les dons et les prêts sont les dossiers qui ont été le plus médiatisés vu leur importance, mais au début du mois de juillet, une délégation émiratie, composée de 90 personnalités opérant dans les divers domaines économiques, est arrivée au Caire pour entreprendre des investissements dans tous les secteurs de l’économie égyptienne. Il en est de même pour l’Arabie saoudite. Tout porte à croire que la prochaine période connaîtra un essor, comme en témoignent d’ailleurs les indices de la Bourse égyptienne qui ont repris des couleurs.»

Suite aux événements qui se sont déroulés au cours de l’été, l’Europe a suspendu ses ventes d’équipements de sécurité et le Danemark son aide bilatérale. La difficulté qu’a Bruxelles à définir une politique claire vis-à-vis de la situation égyptienne ne devrait pas remettre en cause la relation privilégiée qui existe avec Le Caire. Cela n’a pas échappé à Riyad, considéré comme le meilleur allié des généraux égyptiens, qui a mis en garde les pays occidentaux, en août, contre l’arrêt de leur aide financière à l’Égypte. Cette déclaration visait l’Europe et les États-Unis mais également le FMI. Il y a un certain paradoxe à voir les Saoudiens, défendus par les élites libérales égyptiennes au nom de la lutte contre les Frères musulmans, accepter volontiers cette manne financière.

Enfin, la politique du gouvernement actuel, à savoir de lancer des grands travaux d’infrastructures, devrait permettre de relancer la croissance, surtout si le calendrier politique est respecté et que le calme revient, condition sine que non à la sortie de crise du pays.

Agnès Levallois
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[1]. Pour cela l’Égypte a commandé un audit réalisé par Scutum Security First, un cabinet français, sur la sécurité des sites touristiques. Celui-ci a conclu que «tous les dispositifs sont en place pour la sécurité des touristes en Égypte».]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=285 Tue, 08 Oct 2013 19:13:53 GMT
<![CDATA[Syrie - Opposition]]> - <![CDATA[AFP]]> L'opposition syrienne plus affaiblie que jamais

L'opposition syrienne a perdu sa marge de manœuvre dans la perspective de négociations de paix avec le pouvoir à Genève, après le désaveu de principaux groupes rebelles et une résolution de l'ONU en-deçà de ses attentes.

Le patron de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé vendredi que la conférence de paix dite de "Genève 2" devrait se tenir à la mi-novembre pour tenter d'amorcer une transition politique en Syrie dévastée par 30 mois de conflit, mais l'opposition, en exil, se sent abandonnée par ses alliés occidentaux.

Samedi, M. Ban a rencontré pour la première fois le chef de l'opposition syrienne Ahmad Jarba pour l'encourager à participer à la prochaine conférence de paix. Ahmad Jarba a indiqué que la Coalition nationale syrienne (opposition) était disposée à envoyer une délégation à cette conférence, a déclaré Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU. Si M. Jarba a officiellement salué la résolution de l'ONU avec quelques réserves, plusieurs de ses membres sont résolument amers. "La résolution du Conseil de sécurité est très décevante", a déclaré samedi Samir Nachar, opposant historique au régime de Bachar al-Assad. "Elle sert les intérêts de la plupart des puissances régionales et internationales, y compris le régime syrien. Mais elle ne sert en aucune façon le peuple ou la révolution".

Après d'âpres négociations russo-américaines, le Conseil de sécurité a voté vendredi la résolution 2118 qui contraint le régime à détruire son arsenal chimique, sans cependant stipuler des sanctions automatiques en cas de non respect du texte. L'opposition réclamait une résolution assortie de menaces de sanctions directes, mais surtout elle voulait que les Etats-Unis mettent à exécution leurs menaces de frappes contre le régime suspendues après l'accord russo-américain du 14 septembre sur le démantèlement des armes chimiques.

Pour Agnès Levallois, experte du Moyen-Orient basée à Paris, "la résolution de l'ONU est venue au détriment de l'opposition, qui est la grande perdante. Avec cette histoire d'armes chimiques, Bachar al-Assad est à nouveau l'interlocuteur syrien pour la communauté internationale donc il y a eu un renversement de la situation". La menace de frappes avait été brandie en réponse à une attaque à l'arme chimique le 21 août contre un bastion rebelle près de Damas que Washington avait imputé au régime. L'opposition espérait qu'une frappe affaiblirait M. Assad qu'elle cherche à renverser depuis mars 2011.

La Coalition "ne nous représente pas"

Pour Peter Harling, un expert de la Syrie basé à Bruxelles, l'opposition "sera encore affaiblie par le processus de Genève, s'il est façonné par les Etats-Unis et la Russie pour enrober politiquement leur accord sur les armes chimiques, dont le seul but est d'éviter une guerre dont personne ne veut".

De surcroît, l'opposition, qui n'a pas pu obtenir des Occidentaux plus de soutien matériel et financier pour les rebelles sur le terrain, a été désavouée par 13 importants groupes rebelles, dont des jihadistes, qui ont annoncé cette semaine qu'elle ne "les représentait pas". Pour de nombreux opposants, la Coalition est déconnectée des souffrances de la population et ne soutient pas suffisamment les rebelles. "La Coalition s'est éloignée du peuple syrien, de sa réalité et de ses ambitions", a déclaré à l'AFP via Skype Islam Allush, le porte-parole du groupe rebelle Liwa al-Islam. Dans une vidéo tournée lors d'une réunion de l'opposition en Jordanie, et postée sur internet, un commandant rebelle, furieux, accuse les dissidents installés à l'étranger d'abandonner les Syriens.

"Qui, parmi vous, est venu nous aider? Qui parmi vous, les opposants de l'étranger, nous a déjà contactés et demandé ce dont nous avions besoin ? Personne! Personne!" a crié Yasser Abboud, basé à Deraa (sud syrien). Face à la puissance de feu du régime, les rebelles manquent d'armes et la population qui vit dans les zones qu'ils contrôlent manque de nourriture et de produits de base en raison du siège de l'armée.

Pour Agnès Levallois, "il y a un divorce de plus en plus grand entre les Syriens de l'intérieur et ceux de l'extérieur. Du coup, cela enlève toute marge de manœuvre à l'opposition" pour de futures négociations de paix. Et en cas de négociations, les décisions de l'opposition "ne seront pas acceptées et reconnues par l'opposition de l'intérieur, cela n'aura aucune réalité sur le terrain. C'est dramatique pour l'opposition", ajoute-t-elle.

Le coordinateur politique de l'Armée syrienne libre (ASL), Louaï Moqdad, a déclaré à l'AFP comprendre le ressentiment des rebelles. "Depuis le début, nous avons prévenu qu'abandonner le peuple, qui souffre entre les mains d'Assad pendant que la communauté internationale regarde ailleurs, mènerait ce peuple au désespoir", a-t-il dit. "Si la communauté internationale avait rempli ses devoirs, nous n'en serions pas là". ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=284 Sun, 29 Sep 2013 13:40:41 GMT
<![CDATA[Syrie : bras de fer Russie/Etats-Unis]]> - <![CDATA[metronews]]>
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié lundi l'utilisation d'armes chimiques en Syrie de "crime de guerre", au moment où les Occidentaux veulent une résolution "contraignante" pour que Damas détruise son arsenal chimique. Une option écartée par la Russie, après les espoirs suscités par l'accord de Genève.

Un "crime de guerre"

Sans surprise, les experts de l'ONU ont rapporté lundi devant le Conseil de Sécurité les "preuves flagrantes et convaincantes" d'un massacre au gaz sarin à Damas, le 21 août. Reste à mettre un nom sur son auteur : le rapport ne désigne aucun responsable, le mandat des enquêteurs ne prévoyant pas qu'ils puissent se prononcer sur ce point.

Les Occidentaux devraient néanmoins s'appuyer sur le document pour maintenir la pression sur le régime de Bachar al-Assad afin qu'il démantèle son arsenal chimique, conformément à l'accord conclu ce week-end à Genève. Problème : la mise en musique de ce dernier s'annonce corsée. Car l'espoir suscité ce week-end retombe comme un soufflet au fil des heures, les protagonistes du dossier campant sur leurs positions.

"Chacun suit sa propre logique"

Les Etats-Unis et leurs alliés demeurent sur une ligne de fermeté, Laurent Fabius allant jusqu'à évoquer "des conséquences sérieuses" si Damas ne respecte pas ses nouvelles obligations. "Je suis d'accord qu'il doit y avoir des conséquences en cas de non-respect", a également appuyé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, sortant de sa réserve habituelle. Des menaces qui agacent Moscou, en particulier sur la question du recours à la force. Les Américains assurent en effet que la future résolution autorisera cette solution en dernier ressort, ce que nient en bloc les Russes.

"Chacun suit sa propre logique" : la Russie fait en sorte qu'il n'y ait pas d'attaque militaire pour préserver son allié syrien. Pour les Occidentaux, il s'agit de continuer à mettre la pression" analyse pour metronews Agnès Levallois, consultante et spécialiste du Moyen-Orient. Des intérêts diplomatiques divergents, susceptibles de remettre en cause l'adoption d'une résolution à l'ONU en fin de semaine. Et qui surtout profitent à Damas. "La population syrienne est piégée dans un jeu entre la Russie et les Etats-Unis dont elle fait les frais. La guerre continue sur le sol syrien et personne n'en parle plus, constate Agnès Levallois. Depuis le départ, le clan Assad cherche à gagner du temps. Il a le sentiment qu'il va s'en sortir, il n'y a que cela qui compte."]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=283 Tue, 17 Sep 2013 19:20:42 GMT
<![CDATA[Syrie - Russie]]> - <![CDATA[RFI]]>
Analyse d'Agnès Levallois

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=282 Thu, 12 Sep 2013 21:24:27 GMT
<![CDATA[Irak - Violences]]> - <![CDATA[La Croix]]> ANALYSE Près de 600 personnes sont mortes, en août, dans des violences en Irak, et environ 3 700 depuis le début de l’année.


Depuis le départ des Américains en 2011, l’Irak subit la violence, alors que son premier ministre, Nouri Al Maliki, est de plus en plus contesté.

Le point avec Agnès Levallois, consultante et spécialiste du Moyen-Orient

« Les tensions entre sunnites et chiites sont très fortes en Irak, tandis que les conflits entre les Kurdes et l’État central s’accentuent. L’absence d’État fort permet à tous ces groupes de s’affronter violemment pour faire valoir leurs intérêts. Le système tribal a toujours été constitutif de l’Irak, mais l’émiettement de l’État offre la possibilité aux différentes communautés de créer des milices et d’essayer de récupérer un peu des richesses du pays, notamment ses ressources pétrolières.

UNE PARTIE DU PAYS HOSTILE AU PREMIER MINISTRE

L’attitude du premier ministre, Nouri Al Maliki, un chiite, renforce les crispations. Avec sa gestion de plus en plus autoritaire de l’État et son accaparement des ressources du pays au bénéfice d’un clan chiite, il s’est attiré l’hostilité d’une grande partie du pays. La minorité sunnite lui reproche de créer un État chiite où ils n’ont pas leur place.

Les Kurdes [NDLR : favorables à l’autonomie du Kurdistan] s’opposent à l’État central. Et une grande partie des chiites reproche à Nouri Al Maliki son attitude autoritaire, estimant que ce n’est pas la solution pour le pays. Aussi, la situation régionale accentue la déstabilisation du pays. La crise syrienne, évidemment, renforce les inquiétudes. Les djihadistes circulent entre les deux pays. Al-Qaida, du coup, se renforce et peut perpétrer des attentats en Irak.

UNE SCÈNE POLITIQUE ÉCLATÉE

L’attitude des Américains est une grande interrogation. La violence s’est accrue immédiatement après le départ de l’armée en décembre 2011, même si leur ambassade reste très puissante et qu’un grand nombre de sociétés militaires privées [NDLR : des mercenaires] sont dans le pays. Ils suivent de près ce qui se passe, mais ils ne veulent plus s’impliquer, c’est la nouvelle politique américaine au Moyen-Orient. Cependant, le renforcement d’un axe Iran-Irak-Hezbollah a de quoi les inquiéter, même s’il devrait être affaibli par une chute de Bachar Al Assad. C’est pourtant la mise en place d’un système politique communautarisé, inspiré par les Américains, avec une répartition des pouvoirs entre chiites, sunnites, Kurdes et éventuellement chrétiens, qui a mené à l’éclatement de la scène politique. Les groupes sociaux se sont alors repliés sur des appartenances locales ou régionales. »

Recueilli par Rémy Pigaglio]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=279 Thu, 05 Sep 2013 21:25:37 GMT
<![CDATA[Syrie - Energie]]> - <![CDATA[Le Figaro]]>
Plus que ses réserves de pétrole et de gaz, c'est la position géostratégique du pays qui lui permet de jouer un rôle clé dans le transit de l'énergie dans la région.

Les menaces d'intervention en Syrie font trembler les marchés des matières premières ces derniers jours. Notamment ceux du pétrole. Damas n'est pas un important producteur d'or noir mais sa position centrale dans la région et les risques de débordement du conflit chez les voisins iraniens ou irakiens font craindre le pire. Cette position stratégique est d'ailleurs plus convoitée que les ressources de pétrole et de gaz du pays, relativement modestes par rapport aux voisins.

• Le pétrole
Question production, la Syrie reste très loin de l'Arabie Saoudite, de l'Iran ou de l'Irak, membres de l'Opep dont la production tourne autour de 3 à 10 millions de barils par jours (bpj). Au plus fort de son activité, à la fin des années 1990, le pays produisait près de 610.000 bpj, selon une fiche du Trésor français, datée de 2011. Depuis, la production d'or noir n'a cessé de décliner. Après avoir atteint 400.000 bpj en moyenne pendant la période 2008/2010, la production a reculé à 380.000 barils de brut par jour au début de la crise en mars 2011, avant de chuter à 153.000 bpj en octobre 2012. Début août, après plus de deux ans de guerre civile, ce chiffre est tombé à 39.000 barils par jour.

Avant les sanctions européennes, ce pétrole était essentiellement exporté vers l'Europe grâce à trois terminaux installés sur la Méditerranée. Le pays tirait une grande partie de ses revenus d'exportations de la vente de son or noir. Les embargos avaient pour but d'accroître la pression financière sur le régime du président Bachar el-Assad. La Syrie dispose de réserves s'élevant à 2,5 milliards de barils, selon une note de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA), datée de février dernier. «Ce n'est pas l'eldorado, souligne Agnès Levallois, consultante spécialiste du Proche-Orient. Ce n'est pas comparable avec l'Irak par exemple. Ces ressources permettent au pays d'assurer une partie de ses besoins». Situés essentiellement dans le centre et l'est du pays, près de la frontière irakienne, les champs pétroliers syriens cachent un pétrole lourd, dont le raffinage est difficile et cher. Les deux plus importantes raffineries du pays, situées à Homs et Baniyas, ont par ailleurs été endommagées par le conflit, réduisant encore les capacités de transformation du pétrole et obligeant la Syrie à renforcer ses importations. Pour cela, le pays peut encore compter sur des contrats signés avec la Russie, l'Irak, l'Iran ou encore le Venezuela.

Le secteur pétrolier est contrôlé par le ministère du Pétrole et des Ressources minières. «Le système économique de la Syrie est très étatique. Il a fait l'objet d'ouverture depuis 10 ou 15 ans mais sans que cela ne touche le secteur clé de l'énergie. Ce dernier a toujours été très politique, comme le prouvait la vente de pétrole par Damas en échange de devises», note Agnès Levallois. Des entreprises étrangères peuvent mener des opérations d'explorations et de production mais seulement via des consortiums avec les entreprises publiques comme la Syrian Petroleum Company. Total était l'une d'entre elles jusqu'en 2011. Le groupe français a dû se résoudre à rapatrier son personnel après la mise en place des sanctions européennes.

En octobre 2012, les coûts du conflit pour l'industrie pétrolière syrienne étaient évalués à 2,9 milliards de dollars, rappelle l'EIA.

• Le gaz naturel
La Syrie dispose de réserves de gaz naturel de 8,5 trillions de pieds cubes (0,1% des réserves mondiales), situées elles aussi dans le centre et l'est du pays. Avant le conflit, le gouvernement syrien envisageait de lancer des recherches pour des gisements offshores dont le potentiel est fort, comme le prouvent les découvertes au large d'Israël et du Liban. Le gaz naturel syrien, dont l'exploration tombe également sous le contrôle du ministère du Pétrole et des Ressources minières, est majoritairement réintroduit dans le circuit domestique et utilisé pour alimenter les champs pétroliers et les centrales électriques.

En 2010, dernière année de fonctionnement normal de l'industrie, la Syrie produisait 316 milliards de pieds cubes de gaz. Un chiffre tombé à 278 un an plus tard. Sa forte consommation interne l'oblige à importer du gaz depuis l'Égypte. Le pays n'exporte en revanche pas de gaz liquéfié.

• Un réseau de pipelines
L'un des atouts de la Syrie est son réseau domestique de pipelines très développé, notamment pour apporter le pétrole et le gaz des gisements de l'est à la population concentrée dans l'ouest du pays. Plusieurs d'entre eux ont fait l'objet d'attaque depuis le début du conflit. «Ces opérations ont surtout eu lieu dans l'est. Les rebelles se sont battus pour prendre le contrôle des puits et des infrastructures. Vendre le pétrole est un moyen de survie pour eux», explique la spécialiste.

Mais c'est surtout le potentiel de développement de ces réseaux à l'international qui suscite les convoitises. L'ouverture méditerranéenne de la Syrie fait de Damas un point de transit incontournable pour l'énergie dans la région. Dans cette optique, deux nouveaux projets de pipelines visant à envoyer le pétrole irakien vers la Méditerranée via la Syrie, sont à l'étude (le pipeline Kirkuk- Baniyas, ville située sur la côte méditerranéenne, a été endommagé lors de l'invasion américaine en Irak en 2003 et ne fonctionne toujours pas). Côté gaz, Damas a signé en mai 2011 un accord trilatéral avec l'Iran et l'Irak pour la construction d'un gazoduc qui, selon les observateurs, pourrait permettre à l'Iran d'exporter un jour son gaz naturel vers l'Europe. Plusieurs autres projets, suspendus par le conflit, sont prévus comme celui prévoyant de faire passer en Syrie un nouveau gazoduc partant du sud de l'Irak, un autre de l'Azerbaïdjan ou encore une prolongation de l'Arab Gas Pipeline qui, de l'Egypte, traverserait la Syrie de part en part pour rejoindre la Turquie et les marchés européens.

«Beaucoup de ces projets dépendent de la situation politique entre la Syrie et l'Irak, deux pays qui se méfient l'un de l'autre. Les relations ont souvent été mauvaises, même si elles se sont améliorées aujourd'hui», fait savoir Agnès Levallois. «Toutefois, il est clair que la Syrie est dans une position très stratégique, que le régime a toujours su monnayer de façon très intelligente»]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=278 Thu, 05 Sep 2013 21:18:49 GMT
<![CDATA[Syrie-France]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Agnès Levallois, le président syrien est "dans la volonté de menacer pour faire peur".

Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe, a estimé mardi sur Europe 1 que Bachar al-Assad, qui menace la France dans une interview au Figaro, jouait "sur un registre de la peur". "C'est étonnant, quand il dit à propos des Français, 'peuvent-ils se mettre du côté de ceux qui comme Mohamed Merah ont tué des innocents en France ?', il y a un amalgame", note la spécialiste.

Bachar al-Assad "peut tout à fait utiliser des groupes qui lui sont proches pour commettre des attentats ou menacer des intérêts français", estime-t-elle, ajoutant : "je les vois beaucoup plus faire ça au Liban" et rappelant que l'ambassadeur français au Liban Louis Delamare avait été assassiné en 1981 "par les services de sécurité syriens".

"Mais je ne crois pas tellement qu'on en soit à ce stade là aujourd'hui. Bachar al-Assad est plutôt dans la volonté de menacer pour faire peur" et "dire aux Français : 'ce qui se passe en Syrie est uniquement une question de lutte contre le terrorisme, contre l’islamisme radical et vous ne pouvez pas vous trouver, vous Français, du côté de l’islamisme radical'", explique encore Agnès Levallois.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=277 Tue, 03 Sep 2013 10:53:18 GMT
<![CDATA[Syrie : coeur des tensions régionales]]> - <![CDATA[La Croix]]> ANALYSE -

D’un côté, l’Iran, ferme soutien du régime syrien, évoque « un désastre pour la région » en cas d’action militaire occidentale en Syrie. De l’autre côté, l’Arabie saoudite, principal soutien des rebelles, appelle à une action « ferme et sérieuse » contre Damas. Depuis le massacre du 21 août, qui aurait fait des centaines de victimes dans une attaque chimique près de Damas, le clivage entre pays sunnites et pays chiites s’accentue encore.

La Syrie, pays musulman à 75 % sunnite, est dirigée depuis 1970 par la famille Al Assad, issue de la communauté alaouite, secte du chiisme représentant environ 10 % de la population syrienne. Les chiites sont devenus puissants dans la région depuis la révolution islamique de 1979 en Iran, qui avait trouvé alors en Syrie son unique allié régional.

L’alliance avec le Hezbollah libanais, une milice chiite opposée à Israël, puis l’accession des chiites au pouvoir en Irak après la chute de Saddam Hussein, font craindre aux pays sunnites l’émergence d’un « arc chiite ».

FAIRE DISPARAÎTRE « L’ARC CHIITE »

La révolution syrienne, qui avait débuté pacifiquement en mars 2011, a pris rapidement une tournure sanglante et cristallisé les tensions régionales. « La première phase de la révolte s’est inscrite dans les printemps arabes », analyse Mathieu Guidère, professeur d’islamologie à l’université Toulouse-Le Mirail. La population réclame alors démocratie et justice sociale.

« En 2012, le conflit s’est mué en guerre de religion, souligne Mathieu Guidère. Les troupes sunnites, qui constituaient la majorité de l’armée syrienne, ont déserté. Pour compenser, Bachar Al Assad a armé les alaouites, et le conflit s’est confessionnalisé. De son côté, l’Iran a décelé avec cette guerre la possibilité de prendre définitivement le dessus sur les sunnites en Syrie. »

L’Arabie saoudite, leader traditionnel des sunnites, s’engage alors massivement auprès de la rébellion. « Le pays a équipé et armé les rebelles salafistes, tandis que le Qatar soutenait les Frères musulmans », explique Mathieu Guidère. L’objectif des pays « sunnites » : faire tomber Assad et ainsi supprimer le seul allié régional d’un Iran aux aspirations nucléaires. Le Hezbollah, tout-puissant au Liban, serait aussi coupé de ses approvisionnements, qui transitent par la Syrie. La menace de l’« arc chiite » disparaîtrait.

JUSQU’À QUEL POINT LE HEZBOLLAH SOUTIENDRA BACHAR EL ASSAD ?

« Le Hezbollah domine le Liban grâce à sa puissance militaire. Mais si on lui supprime les armes iraniennes, c’est sa mort assurée », assure Mathieu Guidère. Le Liban a connu plusieurs attentats, dont un au cœur du quartier pro-Hezbollah de Beyrouth et un autre qui a tué plus de 40 personnes dans la ville de Tripoli, très largement sunnite, le 23 août.

« La question posée, c’est jusqu’à quel point le Hezbollah, mais aussi l’Iran, s’impliqueront-ils pour soutenir le régime syrien ?, interroge Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient. Les deux alliés ont leurs propres intérêts, qui pourraient ne plus coïncider avec ceux de la Syrie si le régime s’acharne. »

Alors que deux millions de réfugiés syriens ont fui dans les pays voisins, radicalisant encore les positions des uns et des autres, deux pays restent de proches alliés de l’Occident : la Jordanie et la Turquie. La première, alliée des Américains, accueille de nombreuses troupes occidentales et affiche un soutien « mou » à la rébellion syrienne par crainte d’une déstabilisation de son propre pays. Le roi Abdallah de Jordanie doit être reçu jeudi 29 août par le pape François à Rome, pour évoquer cette crise.

« PERSONNE NE PEUT ENVOYER DES TROUPES EN SYRIE »

Quant à la Turquie après avoir ménagé la Syrie au début du soulèvement, elle soutient fermement la rébellion, jugeant qu’un régime islamiste pourrait émerger avec la révolution. Le pays est dirigé depuis 2002 par l’AKP, un parti islamo-conservateur. « Les Turcs craignent la déstabilisation de leur frontière sud, explique Agnès Levallois. Je n’exclus pas du tout qu’ils profitent des frappes occidentales pour intervenir directement en Syrie. »

Le scénario de frappes occidentales et arabes limitées en Syrie, pour « punir » le régime syrien de l’attaque chimique du 21 août, ne devrait pas rebattre les cartes. « Je ne crois pas à une guerre régionale, estime Mathieu Guidère. Personne ne veut envoyer de troupes en Syrie. La question, désormais, c’est de savoir si des frappes peuvent donner l’avantage, sur le terrain, à l’opposition. » Reste à savoir jusqu’à quel point les Occidentaux s’engageront dans le pays, prenant le risque de transformer un conflit régional en crise internationale.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=276 Wed, 28 Aug 2013 19:48:20 GMT
<![CDATA[Syrie: vers une intervention militaire?]]> - <![CDATA[metronews]]> INTERVIEW - Alors que sur le terrain, la situation s'aggrave, une intervention internationale semble imminente en Syrie. Les puissances occidentales vont-elles vraiment mettre à l'oeuvre leurs menaces ? Comment le régime de Bachar al-Assad peut-il répliquer ? Metronews a interrogé Agnès Levallois, politologue et consultante spécialiste du monde arabe contemporain.

La communauté internationale semble plus que jamais prête à intervenir en Syrie. Est-ce une technique d'intimidation ou un véritable projet ?

C'est vrai qu'on n'a jamais été aussi proche d'une possibilité d'intervention, mais il faut être très prudents. Depuis un an, il y a eu tant de déclarations qui n'ont pas été suivies des faits... Il est cependant vrai qu'un seuil a été franchi la semaine dernière avec le massacre qui a fortement choqué la communauté internationale. Les résultats de l'inspection des membres de l'ONU présents à Damas vont être déterminants. Cela peut accélérer ou au contraire mettre en attente cette décision d’intervention.

Tous semblent pourtant déjà convaincus de l'utilisation d'armes chimiques par le régime... Pourquoi attendre des preuves supplémentaires ?

Dans cette situation, c'est la logique qui prévaut. Les Américains et les Occidentaux en général n'ont pas envie d'intervenir en dehors du cadre onusien. Et s'il n'y a pas de preuves irréfutables, on sait très bien qu'il y aura un veto russe et chinois.

Ne peut-on pas pour autant contourner l'ONU ?

On se dirige de plus en plus vers une opération hors-ONU, effectivement. Mais cela pose une réelle difficulté : la question des relations avec la Russie.

La Russie, justement, parle de "graves conséquences" en cas d'intervention. Cette menace est-elle réelle ?

Le pays joue sa position de puissance internationale sur le dossier syrien : Moscou veut montrer qu'elle est au même niveau que les Etats-Unis. C'est un enjeu crucial pour le pays. Aujourd'hui, la Russie menace car elle veut absolument que l'affaire syrienne reste dans le cadre onusien pour avoir son mot à dire, pour peser sur le dossier. Dans les faits, la Russie peut certainement décider de sanctions économiques envers ses partenaires occidentaux. Mais je n'y crois pas vraiment. On est depuis le début du conflit dans un jeu de poker menteur.

Le régime syrien, de son côté, dit être prêt à "faire face à tous les scénarios". Bachar al-Assad a-t-il vraiment les moyens d'affronter une intervention internationale conjointe ?

On sait qu'il possède des armes chimiques et il pourra être amener à les utiliser. Il y a un risque de cette nature. Mais il ne faut pas oublier que c'est aussi un régime en grande difficulté. Tout seul, il n'arrive à rien faire, il est actuellement soutenu par l'Iran, la Russie et des organisations comme le Hezbollah mais seul, il est très affaibli. En cas d'intervention étrangère, on peut donc imaginer qu'une partie des responsables militaires du régime fasse défection. Une intervention pourra donner l’opportunité aux membres du régime de fuir, et donc de l'affaiblir un peu plus. C'est une hypothèse.

Et l'autre hypothèse ?

Avec une intervention étrangère, le régime se sentira vraiment en danger. Il est donc très probable aussi qu'il joue tout pour sa survie. S'il a tout à perdre, le régime de Bachar al-Assad est capable de tout. On peut s'attendre à tout de la part du régime.

Bachar al-Assad est-il vraiment dans le déni de la situation, comme il le montre dans ses interviews ?

C'est la grande question depuis le début. Il ne faut pas oublier que comme il a tout à perdre, il est prêt à tout pour sauver sa peau, quitte à ne plus voir du tout la réalité. Nous avions déjà vu ce cas de figure avec Saddam Hussein, des dictateurs qui sont complètement dans le recul, et qui jouent tellement leur survie et celle de leur clan qu'on a le sentiment qu'ils ne perçoivent pas la réalité comme nous.

S'il y a intervention, y a-t-il un risque de régionalisation du conflit ?

Le cas le plus préoccupant est le Liban. C'est la maillon faible de la région, on peut craindre des conséquences immédiates sur le Liban, ce qui est déjà en partie le cas. Les Iraniens, sans doute, réagiraient, on ne peut pas exclure un risque de terrorisme dans la région. Ces risques expliquent en partie les réticences des occidentaux à intervenir : les capacités de nuisances des acteurs de la région sont réels.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=275 Tue, 27 Aug 2013 10:51:22 GMT
<![CDATA[Syrie - ONU]]> - <![CDATA[France 2]]> Journal de 13h du 26 août 2013

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=274 Mon, 26 Aug 2013 19:18:53 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Europe 1]]> Agnès Levallois, le régime a eu le temps de faire disparaître les preuves d’une attaque chimique.

L’INFO. La pression internationale s’accentue sur Bachar al-Assad, accusé par la communauté internationale d’attaques chimiques sur sa population. Mais le régime n’en a cure et juge lundi ces affirmations "insensées". Lundi, les experts de l’ONU vont se rendre sur place pour enquêter mais cinq jours après les faits, les Occidentaux ont peu d’espoirs d’obtenir des preuves tangibles de la responsabilité de Damas.


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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=273 Mon, 26 Aug 2013 19:13:31 GMT
<![CDATA[Turquie : la machine se grippe]]> - <![CDATA[Ipemed news]]>
Après dix années de développement économique qui font rêver les Européens, des fissures politiques et économiques apparaissent. Face aux revendications d’une partie de la population, le gouvernement apparaît divisé et semble hésiter sur la voie à prendre.

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=270 Mon, 01 Jul 2013 09:26:29 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 12')]]> Émission diffusée le 21 mai 2013

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=268 Fri, 24 May 2013 19:18:57 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Francetvinfo.fr]]> ANALYSE PUBLIÉE LE 16 MAI 2013

Et pour cause, le visage des rebelles syriens s’assombrit : possible utilisation d’armes chimiques, éviscération filmée d'un soldat par un chef de brigade pourtant réputée modérée, ou parrainage encombrant d'Al-Qaïda pour un groupe majeur. "Des effets d'annonce comme celui-ci ne peuvent que refroidir les pays occidentaux", reconnaît Agnès Levallois, consultante, spécialiste du Moyen-Orient. "A-t-on la garantie que les destinataires sont tous recommandables ? Si oui, que le gouvernement nous communique leurs noms", a confié à francetv info Zobel Behalal, de l'ONG CCFD-Terre solidaire

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=267 Tue, 21 May 2013 21:09:15 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[RFI]]> INTERVIEW DIFFUSÉE LE 20 MAI 2013

RFI : Que représente aujourd’hui cette bataille de Qousseir ?

Agnès Levallois : C’est une bataille très importante pour le régime de Bachar el-Assad puisque c’est un verrou que le gouvernement de Bachar el-Assad veut faire sauter, qui lui permet d’avoir la continuité territoriale entre Damas et ce qu’on appelle la région alaouite, qui est la région autour de Lattaquié et Tartus. C’est donc un point de passage qui permet d’aller de cet endroit à l’autre, et aussi une position de repli éventuellement pour le régime de Bachar al-Assad, si celui-ci était mis en difficulté à Damas. Une bataille qui permet de dire également à l’opposition que ce régime est en train de reprendre du terrain.

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=266 Tue, 21 May 2013 21:00:57 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Libération]]> TRIBUNE PUBLIÉE LE 14 MAI 2013

En quelques jours, les attentats sanglants en Turquie et les raids israéliens sur la Syrie sont venus rappeler l’extrême gravité de la tragédie syrienne et les risques de déstabilisation régionale qu’elle comporte. Comme pour ajouter à la confusion, Mme Del Ponte, la magistrate internationale et membre d’une commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, s’est permise, sans preuves, d’accuser l’opposition d’avoir utilisé des armes chimiques. Venant ainsi mêler sa voix - aussitôt désavouée par l’ONU - à toutes celles qui cherchent à nier la réalité d’une situation dans laquelle un régime est entré en guerre contre son propre peuple.
On a, en effet, prétendu bien des choses : que les heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre étaient le fait d’éléments infiltrés venus de l’étranger, que l’Observatoire syrien des droits de l’homme publiait systématiquement des informations erronées, que l’opposition était inspirée et instrumentalisée par des Etats hostiles à la Syrie ou qu’elle ne relevait que de la mouvance fondamentaliste sunnite encline aux postures jihadistes et aux alliances avec Al-Qaeda...


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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=265 Tue, 21 May 2013 20:56:27 GMT
<![CDATA[Maroc]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 12'44)]]> Émission diffusée le 4 avril 2013

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=264 Fri, 05 Apr 2013 14:15:20 GMT
<![CDATA[Qatar : une politique étrangère ambitieuse mais complexe]]> - <![CDATA[France culture]]> Cliquer pour écouter]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=263 Sun, 24 Mar 2013 20:12:27 GMT <![CDATA[Qatar]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 11'48)]]>
Émission diffusée le 13 mars 2013]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=262 Thu, 14 Mar 2013 09:27:41 GMT
<![CDATA["Syrie, le début d'un dialogue"]]> - <![CDATA[JDD]]>
La capitale syrienne n'avait pas connu des attaques aussi meurtrières, en deux ans de conflit. Jeudi, une série d'attentats a fait plus de 80 morts à Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'action semble être coordonnée et a visé des lieux stratégiques : la principale explosion survenue près de l'entrée du siège du parti Baas, au pouvoir depuis 1963, a fait 61 victimes tandis qu'un triple attentat a frappé les sièges des services de sécurité, tuant au moins 22 personnes. "Ces attaques touchent le cœur du système, et sont très significatives de la manière dont la rébellion est organisée, même si on ne sait pas encore qui est derrière ces attentats", explique au JDD.fr Agnès Levallois, journaliste et politologue spécialiste de la région.

Après ces évènements, le régime de Bachar el-Assad a accusé des "groupes liés à Al-Qaïda". Ces derniers mois, des attentats qui avaient également frappé d'autres bâtiments officiels à Damas ont été revendiqués par des djihadistes du Front Al-Nosra. L'opposition politique a quant à elle évoqué une attaque "terroriste", sans désigner de responsable. Mardi, pour la première fois depuis le début des révoltes, en mars 2011, deux obus de mortier sont tombés près de l'un des trois palais présidentiels. Cette fois, c'est l'Armée syrienne libre (ASL), la principale composante de la rébellion, qui a revendiqué ces tirs. Quel impact sur une issue politique?

Face à ce regain de violences, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a réaffirmé cette semaine qu'une solution politique "est la seule issue au conflit". Contacté pour leJDD.fr, Jean-Paul Chagnollaud, directeur de l'institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (Iremmo), estime que la "situation peut continuer de pourrir encore longtemps". Pour autant, estime le professeur de Sciences politiques, "il y a un lien très fort entre un éventuel retour du politique et la situation sur le terrain" : "Plus il y aura des coups forts portés au cœur du pouvoir, plus on a de chance de voir la situation évoluer en faveur de l'opposition. Le régime ne bougera que s'il est vraiment en très grande fragilité."

Réunie jeudi et vendredi au Caire, en Egypte, la coalition de l'opposition syrienne a récemment infléchi ses positions. Son leader, Ahmed Moaz al-Khatib, souhaite entamer des discussions avec des représentants du régime n'ayant pas "de sang sur les mains". Mais un tel dialogue nécessiterait d'abord un départ de Bachar el-Assad. "Il y a une ébauche de dialogue, mais de nombreuses contradictions persistent au sein même de la coalition d'opposition", analyse Jean-Paul Chagnollaud. Sa principale composante, le Conseil national syrien, refuse en effet toute discussion, et a redit son attachement à la "révolution". De son côté, le régime s'était lui aussi dit prêt à dialoguer, mais sans "conditions préalables". Agnès Levallois, elle, est beaucoup plus prudente quant à la capacité du pouvoir syrien à s'ouvrir. "Le régime n'acceptera pas de dialoguer même - et peut-être surtout - après de tels évènements à Damas, ce serait un aveu de faiblesse pour lui. Il a encore l'impression qu'il va pouvoir l'emporter avec le temps ", déclare la spécialiste.
La Russie reste au centre du jeu

La communauté internationale est, elle aussi, toujours divisée sur la question syrienne. En témoigne ce nouveau désaccord jeudi soir au Conseil de sécurité de l'ONU, qui reste depuis le début du conflit paralysé sur ce dossier. Les 15 membres n'ont pas réussi à s'entendre sur le texte d'une déclaration réagissant aux attentats de Damas. La Russie, dernier soutien de la Syrie, et les Etats-Unis se renvoient la responsabilité de cet échec.

Si toute solution diplomatique reste bloquée, Moscou a néanmoins fait dernièrement des gestes d'ouverture, en acceptant de rencontrer au début du mois l'opposant Ahmed Moaz Al-Khatib. La date n'a pas encore été fixée, mais elle aura lieu peu de temps après la venue dans la capitale russe du chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem, prévue la semaine prochaine. "Il est temps de mettre un terme à ce conflit long de deux ans", a assuré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, assurant voir des "signaux positifs" dans cette volonté de dialogue. Le mois dernier, le Premier ministre Dmitri Medvedev avait quant à lui assuré que "les chances de Bachar El-Assad de rester au pouvoir s’amenuisaient". "On sent une velléité d'inflexion, mais cela n'a rien donné de concret pour l'instant. La Russie a fondamentalement besoin qu'on la reconnaisse comme une grande puissance. Lorsque ce sera fait, ce sera un tournant", pense Jean-Paul Chagnollaud.
L'Union européenne impuissante

Divisée, l'Europe peine à se faire entendre. Les 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE avaient jusqu'à la fin du mois pour assouplir ou lever l'embargo sur les armes à destination des rebelles. François Hollande, qui avait reconnu en premier la coalition syrienne, avait d'abord jugé que la question devait se poser avant de se prononcer début février contre sa levée. Au final, l'embargo a été légèrement assoupli en début de semaine, Bruxelles pouvant maintenant fournir "un soutien non létal plus important". Pour le reste, les Etats-membres de l'UE se donnent trois mois supplémentaires pour régler leurs divergences. "L'UE est dans une posture d'attentisme sur tous les dossiers importants", regrette Jean-Paul Chagnollaud, qui plaide pour un envoi avec "prudence" d'armes aux rebelles. Malgré le risque qu'elles peuvent se retrouver aux mains des groupes islamistes. "Plus la situation se dégrade, plus cela permet aussi aux djihadistes de s'installer dans le chaos. Encore une fois, l'Union passe à côté de l'Histoire", ajoute le spécialiste. Agnès Levallois partage cet opinion : "On dit qu'on va aider l'opposition pour renverser le régime de Bachar, et on ne lui en donne pas les moyens, il faut savoir ce qu'on veut… C'est d'un cynisme absolu." ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=261 Sun, 24 Feb 2013 17:48:27 GMT
<![CDATA[Qatar]]> - <![CDATA[Émission Géopolitique RFI]]>
Geopolitique d - 17/02/2013 - 1ère partie
(19:31)
" Première partie de l'émission. Émission à l'occasion de la sortie du numéro sur le Qatar de la revue Confluences méditerannée, dossier coordonné par Agnès Levallois]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=260 Sun, 17 Feb 2013 16:24:22 GMT
<![CDATA[Qatar]]> - <![CDATA[Émission Géopolitique RFI]]>
Geopolitique d - 17/02/2013 - 2ème partie
(19:31)
" Deuxième partie de l'émission]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=259 Sun, 17 Feb 2013 16:21:28 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 12'11)]]>
Émission diffusée le 30 janvier 2013
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=257 Sat, 02 Feb 2013 14:04:14 GMT
<![CDATA[Algérie / Mali ]]> - <![CDATA[13h15 le dimanche : France 2]]> Émission diffusée le 20 janvier 2013]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=256 Thu, 24 Jan 2013 21:45:07 GMT <![CDATA[Algérie : otages, la stratégie de la terreur]]> - <![CDATA[28' Arte]]> Émission diffusée le 17 janviers 2013

Cliquer pour visionner
]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=255 Fri, 18 Jan 2013 20:35:44 GMT
<![CDATA[Le réduit alaouite, seule option pour Assad?]]> - <![CDATA[Dépêche AFP]]> Agnès Levallois, politologue et spécialiste du Moyen-Orient. « Il cherche à gagner du temps. Plus il gagne du temps, plus il pense qu’il pourra s’en sortir (...) Non pas en récupérant l’ensemble du territoire, mais en en gardant une partie : Damas, le nœud stratégique de Homs et de fait la voie vers la montagne alaouite », estime-t-elle. Mais « il a encore la capacité de contrôler Damas durant des mois avant d’envisager l’option de la région alaouite », reliant les grandes régions de Lattaquié à Tartous le long de la côte, souligne Mme Levallois.

Pour Andrew Tabler, expert au Washington Institute, « le régime sera bientôt chassé (totalement) du nord et de l’est du pays, et cela se fera à un énorme prix car il s’est engagé dans une escalade, avec plus d’artillerie et de bombes, ainsi que la menace des armes chimiques ».
Selon de nombreux Syriens, des armes de tout genre sont entreposées dans la montagne alaouite, depuis bien avant le conflit lancé dans le sillage du printemps arabe. Ces stocks, affirment les experts, n’ont pas encore été utilisés et M. Assad peut en plus compter sur d’importantes forces au sein du régime et de l’armée.

Fort de ces atouts, il « n’envisage pas l’option du dialogue (...) car il a le sentiment, à tort évidemment, qu’il peut gagner et qu’il a encore des ressources pour ne pas négocier son départ », affirme Mme Levallois. « Il aurait pu profiter du fait que l’émissaire Lakhdar Brahimi était à Damas et que les Russes essaient de faire quelque chose pour s’accrocher à une possibilité de dialogue. Au contraire, il a eu recours à une violence accrue », note-t-elle. « S’il refuse l’initiative de M. Brahimi, c’est soit qu’il est complètement dans sa bulle et qu’il perd le sens de la réalité, soit qu’il estime que le rapport de force sur le terrain peut encore assurer sa survie », poursuit-elle.

Le plan de M. Brahimi prévoyant un cessez-le-feu, la formation d’un gouvernement aux pleins pouvoirs et l’organisation d’élections ne se prononce pas sur le sort de M. Assad, alors que l’opposition pose son départ comme condition préalable à toute négociation. Issu de la minorité alaouite, une branche du chiisme, M. Assad, dont la famille est au pouvoir depuis quatre décennies, a fait le choix de la répression contre le mouvement de contestation populaire lancé en mars 2011, arguant qu’il était animé par des « terroristes armés et financés par l’étranger ». La révolte s’est muée en une rébellion armée, soutenue par des jihadistes étrangers, et les combats ne connaissent aucun répit sur fond d’impasse diplomatique persistante.

Pour Peter Harling, spécialiste de la Syrie à l’International Crisis Group, « le régime a adopté dès le début une logique dans laquelle il reste enfermé. Dans cette vision, il se défend – et par extension défend la Syrie – face à une agression qui ne lui offre pas d’autre option ». M. Assad conserve « un noyau dur qui lui permet de continuer à faire monter les enchères, comme il le fait depuis presque deux ans », en espérant une solution d’une partie étrangère « qui tiendra compte de ses intérêts », selon lui. Et pour Mme Levallois, « il est dans la logique de la terre brûlée, même si cela aboutit à la mort de plus de 300 000 personnes ».]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=254 Sun, 06 Jan 2013 22:35:25 GMT
<![CDATA[Où vont les révolutions arabes ?]]> - <![CDATA[Parlez-moi d'ailleurs : LCP]]>
Émission diffusée les 3, 9 et 17 décembre 2012]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=253 Sun, 09 Dec 2012 21:25:23 GMT
<![CDATA[Égypte]]> - <![CDATA[Le nouveau pharaon]]>
Il s’agit donc d’une volonté de mettre à l’écart l’ensemble des personnes qui incarnaient l’ancien régime. Il avait déjà renforcé son pouvoir en août en écartant le ministre de la Défense, le maréchal Tantaoui.

Pour mieux faire passer ce qui est qualifié par de nombreux égyptiens comme un coup de force il a ordonné la tenue de nouveaux procès pour les responsables impliqués dans les violences visant des opposants lors des événements de janvier et février 2011.

Cette mesure est dénoncée, à juste titre, par l’opposition comme une ingérence de l’exécutif dans les affaires de justice alors que le pouvoir judiciaire a été de tout en temps en Egypte un contre pouvoir même si son indépendance n’a pas toujours été réelle.

Mohamed Morsi, auréolé du succès de sa médiation à Gaza, entend être aussi présent sur la scène intérieure et poursuit, imperturbable, son « nettoyage des institutions et la destructions des infrastructures de l’ancien régime » selon les propos du porte-parole de la présidence. Mais jusqu’où peut-il aller ?

Les appels à manifester lancés ce jour par les opposants donneront une idée de la mobilisation et de leur capacité ou non à se faire entendre. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=252 Fri, 23 Nov 2012 11:47:44 GMT
<![CDATA[Palestine ONU]]> - <![CDATA[AFP]]>
À l'approche d'un vote à l'ONU pour donner à la Palestine un nouveau statut, Paris, qui militait en 2011 pour cette démarche, a changé d'approche et ne réclame plus qu'une "reprise des négociations" dans un conflit passé au second plan des préoccupations internationales.


Le président palestinien Mahmoud Abbas, attendu le 29 novembre à l'ONU pour assister à ce vote de l'Assemblée générale sur l'octroi aux Palestiniens d'un statut d'État non membre, a entamé lundi une tournée en Arabie saoudite, en Égypte et en Suisse. Il devrait être en France en fin de semaine, selon des sources diplomatiques palestinienne et française. "Le président expliquera les enjeux et motivations de la demande palestinienne pour convaincre ses interlocuteurs français que l'obtention pour la Palestine du statut d'État non membre est la seule façon de préserver une solution à deux États" israélien et palestinien, selon un diplomate palestinien, qui évoque "les énormes pressions" américaines, israéliennes, mais aussi européennes pour décourager cette initiative diplomatique. "On sent un flottement"

Actuellement, les Palestiniens sont à l'ONU une simple "entité observatrice". Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France avait encouragé il y a un an les Palestiniens à demander à l'Assemblée générale ce statut d'État non membre plutôt que celui de membre à part entière, impossible à obtenir d'un Conseil de sécurité divisé. En octobre 2011, Paris avait aussi voté pour l'admission de la Palestine à l'UNESCO.

L'arrivée au pouvoir du socialiste François Hollande a changé la donne. "On sent un flottement, une indécision", résume Yves Aubin de la Messuzière, ex-diplomate et spécialiste de la région. "La position de l'Élysée est très en retrait par rapport au précédent gouvernement Sarkozy - qui s'était pourtant affiché comme un grand ami d'Israël - et aux engagements de campagne du candidat Hollande, qui promettait de soutenir la reconnaissance internationale d'un État palestinien", basé sur les frontières de 1967, renchérit la chercheuse Agnès Levallois. "Formule de jésuite"

Lors d'une visite à Paris début novembre du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le président français a appelé à "une reprise des négociations sans condition" entre Israéliens et Palestiniens, et mis en garde contre "la tentation pour l'Autorité palestinienne d'"aller chercher à l'Assemblée générale de l'ONU ce qu'elle n'obtient pas dans la négociation". Pour le Quai d'Orsay, la position française en faveur de "la solution à deux États au Proche-Orient" ne souffre d'aucune "hésitation".

"Cela n'a aucun sens de parler de reprise des négociations dans le contexte actuel. Les négociations n'existent plus", juge toutefois Agnès Levallois, à l'instar du chercheur Jean-François Legrain qui ironise sur "des formules de jésuite" et "les discours rituels qui n'engagent à rien". Et de dénoncer "l'immobilisme total de la communauté internationale qui de toute façon est passée à autre chose, c'est-à-dire le dossier iranien".

Si le vote semble acquis à l'ONU - une majorité simple est requise -, il aura cependant moins de poids sans appui européen. "Les Palestiniens espèrent une reproduction du scénario Unesco", indique Nassif Hitti, ambassadeur de la Ligue arabe à Paris. "Mais il y a une très grande hésitation, française mais aussi européenne en général, car on ne veut froisser ni les Américains ni les Israéliens". Avec un nouveau statut, "on parlerait désormais d'État occupé, et non plus de territoires occupés", souligne Nassif Hitti. Cela fixerait aussi les références du processus de paix, avec un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale, selon lui. Les Palestiniens pourraient aussi aller devant la Cour pénale internationale (CPI), ce dont ne veulent à aucun prix Israéliens et Américains, note Robert Blecher, d'International Crisis Group. ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=250 Thu, 15 Nov 2012 20:31:15 GMT
<![CDATA[Liban : otage de la crise syrienne ?]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 12'52)]]>

Émission diffusée le 23 octobre 2012]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=249 Thu, 25 Oct 2012 21:53:24 GMT
<![CDATA[Liban]]> - <![CDATA[Intervention sur Europe 1]]> Pour Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, l'attaque de vendredi a été commanditée par Damas.

Au lendemain d'un attentat qui a tué le chef des renseignements de la police, Wissam al-Hassan, à Beyrouth, l'opposition appelle le gouvernement à démissionner en raison de la présence de membres du Hezbollah dans l'équipe, le parti politique allié de Damas en Syrie.

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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=248 Sun, 21 Oct 2012 21:07:06 GMT
<![CDATA[Méditerranée]]> - <![CDATA[Bâtir une Méditerranée de projets]]> Télécharger le dernier éditorial d'Ipemed News]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=247 Wed, 17 Oct 2012 22:26:10 GMT <![CDATA[Méditerranée]]> - <![CDATA[Le partenariat euro-méditerranéen vu d'Alger]]> IPEMED était invité par le Forum des Chefs d’Entreprises à Alger les 22 et 23 septembre. Deux tables rondes ont été consacrées au bilan du partenariat euro méditerranéen et aux opportunités de développement pour les entrepreneurs de la rive sud. ]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=246 Sun, 30 Sep 2012 21:24:03 GMT <![CDATA[Printemps arabe : automne salafiste ?]]> - <![CDATA[28' Arte (à partir de 13'22)]]>

Émission diffusée le 17 septembre 2012]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=245 Thu, 20 Sep 2012 14:48:12 GMT
<![CDATA[SYRIE]]> - <![CDATA[Quels scénarios pour l'après-Assad]]>
Un gouvernement multiconfessionnel et démocratique

Nous sommes "ouverts à toutes les composantes de la société syrienne, y compris à la communauté alaouite dont est issu le président syrien Bachar Al-Assad", a affirmé mardi 21 août Abdel Basset Sayda, président du Conseil national syrien (CNS, principale coalition de l'opposition), à l'issue d'une rencontre avec François Hollande à l'Elysée.

La tâche est complexe : 80% de la société syrienne sont des musulmans sunnites, tandis que les 20% restants se composent d'alaouites (branche de l'islam chiite à laquelle appartient la famille Al-Assad), de chrétiens et d'autres minorités religieuses.

Le scénario d'un nouveau gouvernement multiconfessionnel et démocratique est pourtant le plus plausible, puisqu'il peut compter avec le soutien de la communauté internationale, notamment des pays de la Ligue arabe. Côté européen, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, salue lui aussi une sortie de Bachar Al-Assad et la formation d'un gouvernement de transition démocratique. "Pour éviter un règlement de comptes entre minorités, il faut parvenir à associer toutes la société syrienne", a-t-il souligné mercredi 22 août.

Pour Agnès Levallois, spécialiste du monde arabe contactée par FTVi, "le défi reste énorme". Elle explique que "pour instaurer une démocratie, Il faut d'abord que les rebelles présents sur le terrain et le CNS s'entendent. Mais ce dernier est critiqué par 'l'intérieur' car les membres du Conseil voyagent, restent dans des grands hôtels et regardent les combats depuis leur canapé." Et de conclure : "Pour arriver à un gouvernement de transition solide, il faut une entente entre les deux parties."

Un éclatement de la Syrie en "mini-Etats"

Autre scénario envisagé, si les forces en présence n'arrivent pas à se mettre d'accord : une division de la Syrie "en plusieurs enclaves ou mini-Etats, formés en fonction de critères confessionnels ou ethniques", imagine le bimensuel américain The National Interest, traduit par Courrier International. Ce qui permettrait à Bachar Al-Assad de se réfugier dans la province côtière de Lattaquié et de créer un "réduit alaouite", analyse dans le Figaro Fabrice Balanche.

"Ce serait la meilleure solution pour Bachar Al-Assad. Déjà son père, Hafez Al-Assad [au pouvoir de 1970 à sa mort, en 2000] s'était préparé à un éventuel repli dans cette région si l'occasion se présentait", rappelle Antoine Basbous, politologue spécialiste du monde arabe, interrogé par FTVi. "En plus, les alliés du régime salueraient la formation de ce mini-Etat, notamment la Russie qui a une base navale dans la région, à Tartous", ajoute-t-il.

Mais Agnès Levallois n'est pas convaincue que le reste du territoire syrien suive le mouvement. "La Syrie se caractérise par son unité patriotique, malgré les divergences confessionnelles. Le meilleur exemple est le parti Baas, qui est aussi composé de chrétiens alors que la famille Al-Assad est musulmane."

Un gouvernement de rebelles "autoritaire"

Ces derniers mois, des rapports ont fait état de l'arrivée en Syrie de nombreux jihadistes en provenance de Turquie. Mais combattants et experts assurent qu'Al-Qaïda reste minoritaire dans la région et n'est pas organisée, explique L'Express. Toutefois, si Bachar Al-Assad tombe, y a-t-il un risque que la présence d'extrémistes parmi les rebelles donne naissance à un nouveau gouvernement autoritaire ? "Les jihadistes vont probablement réclamer leur part du gâteau", juge Antoine Basbous. Agnès Levallois tempère : "Les médias les mettent au goût du jour alors qu'ils sont minoritaires. Il faut savoir prendre des distances : les rebelles sur le terrain se caractérisent par leur formation composite."

En revanche,"des guerres fratricides" ne sont pas à exclure, affirme Antoine Basbous. "Car après un tel conflit, les violences ne disparaissent pas totalement."

Une transition avec Bachar Al-Assad ?

Et si le président syrien se maintenait au pouvoir ? C'est le scénario le moins plausible. "Nous avons atteint un point de non-retour, estime Agnès Levallois. Un changement de gouvernement avec Bachar Al-Assad en tête n'est plus une solution envisageable. Et la raison est simple : plus le conflit est long, plus la situation se dégrade."

Le président syrien fait d'ailleurs de moins en moins d'apparitions publiques. La dernière remonte à dimanche 19 août, lorsqu'il s'est rendu dans une mosquée de Damas pour prier à l'occasion de l'Aïd-el-Fitr. "Il est désespéré de son avenir", pointe Antoine Basbous. "Le délitement de la colonne vertébrale du régime, les services de renseignements, le mine jour après jour. Si jamais, dans le meilleur des cas, il finit par se replier à Lattaquié et décide d'entamer la reconquête de l'ensemble du territoire, ce ne sera que de la rhétorique pour masquer la tentative d’établir un Etat alaouite", conclut-il.

Isabel Contreras France TV info ]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=244 Fri, 24 Aug 2012 11:00:21 GMT
<![CDATA[Syrie]]> - <![CDATA[Après la conférence des amis de la Syrie]]> "L'invité du week end" d'I Télé
voir la vidéo
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http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=242 Tue, 10 Jul 2012 21:08:03 GMT
<![CDATA[Egypte]]> - <![CDATA[Les défis du nouveau président]]> L’annonce des résultats de l’élection présidentielle égyptienne représente une nouvelle étape dans la transition politique que connaît ce pays depuis la chute de Hosni Moubarak.

Poids lourd de la région, berceau des Frères musulmans et du nassérisme, le devenir de l’Egypte aura de fortes incidences sur l’ensemble de la région et sur l’avenir des relations euro méditerranéennes.
Pays sur lequel la France s’est appuyée lors du lancement de l’Union pour la Méditerranée, UpM, sa politique extérieure risque de connaître des évolutions même si les militaires entendent garder la haute main dans ce domaine. Mais la priorité des Egyptiens est de retrouver le chemin de la croissance, elle n’a été que de 1,8% l’année dernière, et que les investisseurs reviennent ainsi que les touristes. Les réserves de change de la Banque centrale sont passées de 36 milliards de dollars début 2011 à 15 milliards aujourd’hui.
C’est dans ce contexte extrêmement difficile que la première élection présidentielle libre s’est déroulée avec des soubresauts qui font craindre de nouvelles tensions entre les deux piliers de la vie politique : l’armée et la confrérie des frères musulmans.

Interview de Tewfik Aclimendos Historien, chercheur associé au Collège de France, spécialiste de l’Egypte]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=241 Tue, 10 Jul 2012 20:57:10 GMT
<![CDATA[Egypte]]> - <![CDATA[Après les élections]]> L’Egypte a élu dimanche soir son président, le premier depuis l’ère post-Moubarak.

Le nouveau dirigeant, Mohamed Morsi, 60 ans est issu des Frères musulmans. De quoi inquiéter bon nombre de féministes et d’Egyptiennes qui redoutent des dérives islamistes. Ces craintes sont-elles justifiées ?
Agnès Levallois, specialiste du Moyen-Orient, se veut prudente face à une réalité complexe.


Lire l'article]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=238 Thu, 28 Jun 2012 21:49:46 GMT
<![CDATA[Egypte]]> - <![CDATA[Elections présidentielles]]>

Emission diffusée le 24 mai 2012]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=230 Sat, 16 Jun 2012 17:32:14 GMT
<![CDATA[Méditerranée]]> - <![CDATA[Fièvre électorale]]> Télécharger le dernier éditorial d'Ipemed News]]> http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=229 Sat, 16 Jun 2012 17:04:38 GMT <![CDATA[Nouvelle livraison de « Manière de voir »]]> - <![CDATA[Fin d’une « exception »]]>
L’article de Bassma Kodmani intitulé « Une génération ébranlée par la défaite » analysait, dès juin 2007, le « divorce entre les sociétés arabes et les pouvoirs en place » à propos de la question palestinienne, tout en montrant que la population cherchait des solutions à ses problèmes quotidiens sans compter sur les gouvernements dont elle n’attendait rien. La nouvelle génération n’a pas renoncé à revendiquer la reconnaissance des droits des Palestiniens, mais elle entend d’abord changer les règles du jeu politique. Pascal Ménoret, dans « Le feuilleton qui bouscule la société saoudienne », s’intéressait, en 2004, au rôle d’un feuilleton télévisé qui contournait la censure en abordant des sujets de société. Il évoquait également le poids des médias dans la naissance d’« une opinion publique et politique ».

Le développement des médias et la diffusion de l’information via les réseaux sociaux ont-ils contribué aux mouvements de révolte ? David Hirst rapportait dans un article d’août 2000 les propos de Fayçal Al-Kassim, l’animateur de la célèbre émission d’Al-Jazira « La direction opposée » : « Je suis persuadé qu’une des principales causes du retard dont souffre le monde arabe est l’absence de liberté de sa presse. (...) Mais, un jour, une presse libre permettra peut-être l’émergence de la démocratie. » Les tentatives des régimes de MM. Hosni Moubarak (Egypte) et Bachar Al-Assad (Syrie) de couper l’accès au réseau Internet afin de limiter les contacts entre les citoyens se sont révélées inefficaces. Tout comme la fermeture du bureau d’Al-Jazira au Caire.

La question économique et sociale n’est pas absente de cette livraison de Manière de voir qui revient, notamment, sur les grèves ouvrières qui se sont déroulées en Egypte dès 2004, ainsi que sur la mobilisation des travailleurs lors de la révolte qui a conduit au départ de M. Moubarak. Pour l’avocat Khaled Ali, directeur du Centre égyptien pour les droits économiques et sociaux : « Ce ne sont pas les ouvriers qui ont lancé le mouvement du 25 janvier (…), mais l’une des étapes importantes a été franchie lorsqu’ils ont commencé à protester et à donner une coloration économique et sociale à la révolution, en plus des exigences politiques. »

Ce numéro permet de comprendre les caractéristiques des révolutions arabes, à travers un premier chapitre consacré au « temps du soulèvement ». Le deuxième volet, « Un si long hiver », analyse les raisons pour lesquelles le Maghreb et le Proche-Orient avaient pu faire figure d’exception dans le monde jusqu’au mois de janvier 2011. L’originalité de cette livraison tient également à la dimension culturelle, abordée dans le troisième chapitre sous le titre « Résistances culturelles ». Une génération d’artistes a émergé, métissée, sans oublier les anciens. A ce sujet, l’article de Salah Abou Seif, cinéaste égyptien, datant d’août 1977, se révèle prémonitoire : « A mes yeux, explique l’auteur, le film politique dans le monde arabe a besoin de metteurs en scène audacieux, disposés à payer de leur liberté, et jusque de leur vie, le droit d’affirmer à l’écran leur désir de justice sociale et leur goût de l’égalité. »]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=211 Fri, 18 May 2012 11:27:26 GMT
<![CDATA[TV5MONDE]]> - <![CDATA[Répression en Syrie]]>


À la suite de la répression des manifestations pro-democratiques par le gouvernement de Bachar Al-Assad, Agnès Levallois, journaliste et spécialiste du monde arabe, livre son analyse de la situation en Syrie dans l'émission 7 jours sur la planète sur TV5MONDE.]]>
http://www.agneslevallois.com/test/single.php?id=210 Fri, 18 May 2012 11:19:53 GMT